Recruter dans l’Ecommerce: le cabinet Hureca
22 septembre 2011
Ceux qui me suivent sur Twitter savent que nous avons eu du mal à trouver nos dernières recrues sur Blog-Ecommerce et Shopping-Flux (j’en profite pour dire que nous continuons à recruter, donc envoyez-nous vos CV).
Et ni la visibilité de ce blog, ni les dizaines de RT sur Twitter n’auront réussi à régler nos problèmes de recrutement. Preuve qu’il y a une vraie pénurie de profils disponibles.
Nous avions aussi tenté de joindre les écoles « ebusiness » comme EEMI (créée par le fondateur de Vente-Privée.com), tout cela pour ne recevoir comme réponse: « Oui, j’ai lu sur votre blog que vous cherchiez à recruter, mais note école vient d’ouvrir et nous n’aurons pas de CDI disponibles avant 2 ou 3 ans…« .
Augmentation du chômage et problème de recrutement. Sans commentaire… (c’est mon sujet de prédilection en ce moment, mais je ne m’étendrai plus sur le sujet sur ce blog. La dernière fois que je l’ai fait, Blog-Ecommerce a reçu un mauvais papier sur Lemonde.fr et dans le magazine Entrevue).
Nous avons donc décidé de passer par un cabinet de recrutement. Certains diront que c’est cher, d’autres diront que cela permet, au contraire, de gagner du temps.
Moi, je dis que c’est de toute façon la seule solution, car nous avions tenté toutes les autres solutions avant, en vain.
Nous passons donc par le cabinet Hureca.
Avec 3 bureaux en France (Paris, Lille et Nantes) et 2 au Canada (1 Montréal et 1 sur la Rive Sud de l’ile)
Les équipes d’Hureca rencontrent tous les jours les profils suivants :
- Responsable Ecommerce / Acquisition de Trafic
- Directeur Internet
- Directeur marketing et communication (incluant le webmarketing)
- Chef de projet référencement : SEO SEM SMO
- Chef de projet Affiliation, Partenariats
- Chef de projets Marketing Direct, Emailing,
- Community Manager, Rédacteur web
- Consultant en Webanalytics
- Directeur Conseil pour les agences web,
- Chef de publicité, Sales Manager, Business Developper
- etc..
Ce qui est bien, c’est que les candidats, avant qu’ils vous soient proposés, passent des tests ciblés en fonction du poste recherché.
Par exemple pour nous, lorsque nous recevons des candidats de la part de Hureca pour un poste de SEO, on sait que le candidat aura déjà passé leur test avec succès sur des questions techniques que seul ce cabinet semble être en mesure de poser (« Qu’est-ce que Google Webmastertool ? « , « Une relcanonical ?« , etc…).
Voici leurs coordonnées, j’espère que cela vous permettra de vous aider dans vos recrutements:
Hureca
46 Rue La Fayette
75009 Paris
01 44 82 03 80
priscilleg@hureca.com
www.hureca.fr
(Fin de l’article)
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Plus d’infos:
1. Voici les prestations de l’agence Blog-Ecommerce.
2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.
Voici la suite de l’article Logistique Ecommerce (1/3): EnvoieMoinsCher.
Itinsell et leur solution Itrack, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Ils sont même partenaires Blog-Ecommerce, leur solution étant vraiment au top !
A chaque salon/Barcamp, Florian (l’un des fondateurs), traîne toujours pas loin de moi (un vrai satellite !!) , car il sait que je lui présenterai à chaque fois du beau gros ecommerçant qui envoie du lourd !! ;-)
Et c’est vrai que je l’aime bien cette solution: Itrack.
En gros, et pour la faire rapide:
- Itrack vous propose de traquer vos colis livrés en retard par La Poste, et ainsi de vous faire rembourser (on parle de 12% des colis…).
- Si La Poste ne vous rembourse pas dans les temps, Itinsell/Itrack leur envoie des courriers avec A/R, etc…
- Ils ont une offre de base, iTrack lite, qui concerne tous les petits e-commerçants expédiant moins de 300 colis/mois. Coût pour traquer le hors-délais: 5,99€/mois.
- Enfin, iTrack ne se contente pas de diminuer les factures en traitant les hors délais, mais l’outil permet aussi à l’utilisateur de gérer tous ses incidents de livraison, d’archiver l’information sur ses expéditions et réclamations, informer le client avec l’IDC, etc.
- Nous proposons Itrack à tous nos clients SEO chez Blog-Ecommerce: tous sont ravis !
Donc voilà le lien leur site: cliquez ici (lien tracké). Dites que vous venez de notre part, je crois qu’il y a une ristourne.
(Fin de l’article)
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Plus d’infos:
1. Voici les prestations de l’agence Blog-Ecommerce.
2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.
Le transport, c’est le coût variabilisé le plus élevé pour un Ecommerçant, avec, très souvent, Adwords.
Le problème, et j’avais le même avec mon ecommerce de sono, c’est qu’il faut atteindre un volume X pour commencer à pouvoir négocier ses conditions commerciales.
Bref, tout le monde connait cela.
L’idée est donc de mutualiser le volume d’une multitude de petits et moyens e-commercants pour peser autant qu’un très gros dans la négociation avec les transporteurs.
C’est ce que se propose de faire une société que nous avons rencontrée au dernier Bargento (ou Barcamp Ecommerce, je sais ne plus…): Envoimoinscher.
Avec Envoimoinscher, vous pouvez, soit depuis leur site, soit directement depuis l’interface de votre logiciel ecommerce (via leur API), sélectionner le moyen de transport le moins cher pour vos envois. Les tarifs sont déjà négociés pour vous. Vous pourrez bénéficier des même tarifs transport qu’une société qui envoie 1.000 commandes/mois; voire plus. Et cela, dès le premier envoi et sans engagement de volume. Cela peut-être même pour un seul colis !! Pratique, pour ne pas dire rêvé.
A vous aussi les point relais !
Dans tous les cas, c’est moins cher que ce que vous payez actuellement.
Ils ont même déjà un module Prestashop, Joomla ou Magento pour ceux qui utilisent une de ces technos.
Je reste certain que d’autres plateformes comme PowerBoutique ou Wizishop vont suivre, car l’API de Envoimoinscher est assez simple.
Dans tous les cas, voici leur numéro de téléphone: 01 75 77 37 97, alors voyez ce qu’ils peuvent vous proposer.
(Fin de l’article)
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Plus d’infos:
1. Voici les prestations de l’agence Blog-Ecommerce.
2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.
Le mois du « Taux de Transfo » avec Altima
12 juillet 2011
On termine par altima° avec Vincent BOUTON, Responsable de l’équipe Optimisation.
altima° est une agence indépendante, spécialiste du e-commerce depuis 14 ans et qui réunit l’expertise de 150 talents du web à Lille, Paris et Lyon. Précurseur sur le Testing en France, altima° expérimente avec des e-commerçants des campagnes d’optimisation en A/B et MVT depuis 2008. L’expertise de son équipe optimisation a été reconnue par Google en faisant d’altima° le premier partenaire certifié Website Optimizer et par deux Which Test Won Testing Awards.
Vincent, pourquoi avoir développé un service optimisation chez altima° ?
Il y a trois ans nous avons décidé de créer un département dédié à l’optimisation du taux de conversion pour répondre à un besoin de nos clients : augmenter leur chiffre d’affaire de façon significative, le plus rapidement possible et sans investir d’avantage.
L’ensemble des missions que nous réalisons sont « action centrics », chaque recommandation devant être actionnable et mesurée. Nous accompagnons ainsi nos clients sur la mise en place de démarches d’optimisation continue, qui minimisent l’intervention des équipes techniques et qui intégrent des campagnes de testing (A/B et multivariées) pour mesurer l’impact de nos recommandations. C’est d’ailleurs ce qui nous permet de nous engager à la performance avec nos clients !
Nous prenons ainsi en compte les contraintes de la vraie vie d’un e-commerçant : disponibilité des équipes techniques, processus de validation complexes et besoin de ROI immédiat.
Chez altima° vous êtes fan de testing ?
Exactement ! La finalité de nos missions allant en réalité plus loin que l’amélioration de la conversion, les campagnes de testing nous permettent d’apporter de nombreux enseignements sur les comportements des visiteurs et l’impact des changements.
A chaque fin de campagne, on édite une fiche de test que nos clients nous autorisent ou non à communiquer. Vous pouvez les trouver sur le site d’altima° dans la rubrique à emporter, une nouvelle série de cas d’étude va être publiée cet été !
Est-ce que tu peux nous parler de quelques uns de ces tests ?
Bien sûr ! Pour rester sur des tests menés chez des e-commerçants, prenons un test axé optimisation du parcours avec le checkout de King-Jouet et un test axé sur le contenu avec les visuels produits Jules.
Un test réalisé avec King Jouet en 2009 sur leur check-out. Les axes d’optimisation sont la simplification du process, la clarification des interfaces et la mise en avant des call-to-action. Le seul changement technique réalisé sur la version de test est la fusion des pages d’identification et de création de compte. Pendant 2 semaines, les deux versions sont mises en compétition.
Résultat : La version gagnante apporte une amélioration de plus de 21% du taux de conversion du site. Le panier moyen est resté stable sur la version de test malgré la suppression du module de vente additionnelle situé sur la page panier. Un check-out, ça doit être une « autoroute » pour la majorité des visiteurs !
Un autre test super intéressant que nous avons mené avec Jules sur leurs visuels produits. Une recommandation e-merchandising, un shooting photo de toutes les chemises du site et deux versions de photos mises en compétition face aux photos originales. La première version présente les produits à plat avec un léger effet de volume pour magnifier le produit et le rendre plus vivant, une lumière optimisée, une ombre légère accentuant le relief et un fond coloré. Le second présente les produits portés sur un mannequin avec une attitude permettant d’affirmer le style de la marque, la photo est cadrée pour ne pas montrer le visage. Les deux versions de tests présentent des photos additionnelles ce qui n’est pas le cas de l’original. Pendant 4 semaines, les trois versions sont mises en compétition toutes choses étant égales par ailleurs.
Résultat : La version à plat magnifiée présente une amélioration de près de 44 % de la conversion. La version portée présente un uplift quasi-identique pour le taux de conversion, mais se démarque sur le montant moyen des commandes. En prenant en compte les deux indicateurs, on observe un gain de plus de 67 % de la valeur des visiteurs ayant été confrontés à des visuels produits portés. Ici, les images valent plus que des mots !
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Jules l’a compris > Fiche produit du nouveau site Jules.com
Quelques bonnes pratiques à partager avec nous ?
Honnêtement, il y a beaucoup de bonnes pratiques concernant le testing :
- Ne pas lancer plusieurs tests à la fois
En lançant plusieurs tests, les résultats seraient croisés et il ne serait pas possible de déterminer l’impact de chacune des versions de chacun des tests séparément.
- Faire tourner la campagne de test pendant des semaines pleines.
Un test lancé un lundi à 7h00 doit être arrêté un lundi suivant (une, deux ou plus semaines après) à la même heure pour prendre en compte les différences de comportement entre les jours ouvrés et le week-end des visiteurs ou entre la journée et le soir (parfois surprenant).
- Segmenter les résultats
La segmentation permet d’aller beaucoup plus loin dans l’analyse des résultats : les résultats sont-ils les mêmes pour les nouveaux visiteurs et ceux qui sont déjà venus sur le site ? Des différences en fonction des sources ? En plus, lier un outil comme Website Optimizer et Analytics c’est assez simple … autant en profiter !
Vincent BOUTON, Responsable optimisation°
Merci Vincent pour cette expertise.
A bientôt et voici comment contacter altima°:
e-mail: vbouton@altima.fr
Twitter de Vincent : @vbouton
Tel: 03 28 330 830
Site web: www.altima.fr
Twitter Altima : @altima
(Fin de l’article)
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2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.
« Mois du Taux de Transfo »: MyClientisRich.com
1 juillet 2011
My Client is Rich.com est une des agences partenaires de notre solution de Shopping-Flux.
My Client Is Rich est une agence de Web marketing dont l’obsession est la rentabilité des plans de communications digitaux qu’elle crée pour ses clients.
Concrètement, l’agence, située à Strasbourg, s’engage à mener des actions de communication qui rapportent. D’ailleurs, l’agence rembourse, sous certaines conditions, le montant de sa prestation si les objectifs fixés ne sont pas atteints.
Leurs domaines de compétences :
> Benchmark & audit
> Création (ou optimisation) de sites Internet
> Monitoring & e-réputation
> Community management et réseaux sociaux
> Formations web (Wordpress, Blogger, Facebook, SEO, Adwords…)
Ils se sont proposés de participer à ce « Mois du Taux de Transfo » sur Blog-Ecommece, et c’est avec plaisir que nous les accueillons.
Bonne lecture !
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Dans l’e-commerce, c’est simple, nous dit-on : « on a le choix entre augmenter son trafic (qualifié) ou augmenter le taux de transformation de son site ».
Le taux de transfo c’est bien, mais le taux de transfo de quoi ?
La première étape, qui passe parfois à la trappe ou qui est parfois traitée de façon un peu rapide, c’est de fixer l’ensemble des objectifs de votre site Internet.
Dans l’e-commerce, ce n’est pas compliqué : l’objectif, c’est de vendre !
Simplicité d’apparence, cependant. Si vous voulez agir de manière fine et pertinente sur votre outil commercial, il faut chercher les différents leviers qui peuvent être actionnés pour aboutir à ces ventes !
On peut ainsi se rapprocher et détailler un peu ce que contient cet objectif pour en découvrir, d’une part des aspects comme :
- le panier moyen
- le nombre de commandes
et d’autre part, les éléments intermédiaires qui permettent de générer le CA et d’optimiser la rentabilité comme :
- la fidélisation (newsletter, page Facebook…)
- le partage de vos produits par les internautes (avec une offre attractive ou répondant à un besoin spécifique et original justifiant que le visiteur veuille partager sa trouvaille)
- l’aide à l’achat, en facilitant la prise de contact avec un service commercial, par exemple
- la diminution du nombre de retours : grâce, notamment, à une information plus poussée sur le produit. C’est un élément essentiel de la rentabilité d’une boutique e-commerce : la gestion des retours étant très coûteuse.
- …
Ainsi le taux de transformation de ces différents objectifs se traduit de la façon suivante :
Nombre de commandes = le pourcentage de visiteurs passant commande
Fidélisation = pourcentage d’acheteurs ayant déjà acheté sur le site, et pourcentage de visiteurs s’inscrivant à la news ou “devenant fan” de votre marque
Partage des produits = pourcentage de visiteurs utilisant les fonctions de partage
Aide à l’achat = pourcentage de visiteurs utilisant une aide commerciale spécifique
Et ainsi de suite…
Pour nous, ces objectifs intermédiaires ne sont pas à négliger. Ils permettent en effet d’augmenter la rentabilité d’un site Internet. Les mesurer, et mesurer notamment comment votre site les transforme, est tout aussi essentiel que de mesurer le taux de transfo des visiteurs en clients !
Par exemple, si vous mettez en place un système d’aide à l’achat et que vous poussez les internautes à l’utiliser, vous pouvez augmenter votre rentabilité en mettant en face de votre client un commercial qui saura lui vendre des produits associés (cross selling…), le faire monter en gamme ou simplement offrir une aide à la prise de décision qui facilitera la commande.
Afin de mesurer la pertinence de cette action commerciale sur votre site, mettez en avant des outils de mesure du taux de transformation du visiteur en contact commercial (via un chat ou un numéro de téléphone) et de ces contacts en acheteurs, et ainsi évaluez la pertinence et la rentabilité de ces actions.
Augmenter le CA et la rentabilité (qui sont bien sûr les buts finaux de toute cette réflexion) passe par la définition des objectifs.
Comment gagnez-vous de l’argent ? Où est la rentabilité commerciale de votre affaire ? C’est en mesurant l’efficacité de l’ensemble de votre processus commercial que vous pourrez optimiser vos actions et faire les bons choix.
Ne l’oubliez pas, le taux de transformation ne s’arrête pas à la mesure du nombre de visiteurs transformés en acheteur.
(Nicolas Schuster & François Werckmann de l’agence Myclientisrich.com)
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Merci Nicolas et merci François. Ces segmentations de différents objectifs de transformations sont effectivement intéressants.
Pour contacter Myclientisrich: voici leur site web et voici leur numéro de téléphone: 09 52 17 45 23
(Fin de l’article)
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« Mois du Taux de Transfo »: le livre de Converteo
29 juin 2011
On continue ce mois du « Taux de Transfo » avec le livre de Converteo, « Web Conversion« .
1. Bonjour Thomas. Peux-tu nous présenter présente ta société et ton bouquin ?
Bonjour Olivier !
Converteo est un cabinet de conseil e-business, spécialisé dans l’amélioration de la performance business de ses clients. Nous nous positionnons comme un conseil à haute valeur ajoutée indépendant des agences et de l’ensemble des prestataires avec lesquels nos clients travaillent (web agency, agence SEO, SEM, SSII, etc.). Nous avons un focus très fort sur les KPIs et les analytics qui rationnalisent l’ensemble de nos recommandations, que l’on traite des missions stratégiques (business plan, organisation, choix de prestataires, …) ou opérationnelles (mise en place d’un outil de webanalytics, reporting, audit, optimisation, testing A/B et multivarié). Nous visons avec nos clients une approche long terme plutôt que ponctuelle. Les études ou audits sont là pour définir la roadmap et montrer comment nous travaillons : l’objectif est ensuite d’accompagner le client dans sa montée en maturité et en performance. Le travail sur la conversion est un travail de longue haleine : mesurer des indicateurs pertinents est un préalable pour les acteurs les moins matures. Exploiter ces données pour s’améliorer devient rapidement indispensable. Les meilleurs et les plus matures utilisent le testing régulièrement.
Nous avons co-écrit avec mon associé Raphaël Fétique, en 2009, un livre nommé « Web Conversion, Stratégies pour convertir vos visiteurs en clients », publié chez Dunod. A la différence de l’ouvrage de Serge Roukine – j’en profite pour le saluer – notre ouvrage est plus méthodologique mais moins poussé dans les recommandations opérationnelles. Les deux se complètent finalement bien ;-). Nous avons vendu 2500 exemplaires de Web Conversion, ce qui pour un sujet relativement poussé comme celui-ci est un bon indicateur que la conversion devient un enjeu important. Une réimpression a été lancée récemment, il devrait donc être disponible dans les grandes librairies (Fnac, Virgin, …).
2. Quelle est la principale erreur que tu vois sur les taux de transfo ?
Je vais être provocateur : celle de regarder son taux de transformation et d’en conclure quelque chose ! Il faut bien comprendre qu’un taux de transformation, dans l’absolu, ne veut rien dire. Lorsque mes clients viennent nous voir et souhaitent que l’on réfléchisse à un accompagnement, je retrouve très souvent la question suivante : « mon taux de conversion est de 0,1% / 0,5% / 2%, qu’en pensez-vous ? ». Je leur réponds que je n’en pense rien, qu’on peut être très rentable avec un taux de conversion de 0,1%, et pas du tout rentable avec un taux de conversion de 2% ! De la même manière, de nombreux distributeurs également présents dans le monde physique (click & mortar) regardent parfois trop leur taux de conversion, alors qu’il ne reflète « que » les ventes directes générées online. Pour de nombreux retailers, le CA généré en magasin est en fait bien supérieur aux ventes générées directement online (effet ROPO : research online, purchase offline). Pour eux, le taux de conversion ne peut pas être le graal des indicateurs. En parlant de taux de conversion sur le marché, l’objectif était surtout de faire comprendre qu’il ne sert à rien de dépenser des budgets en trafic si le marketing de l’offre est inexistant et l’ergonomie du site défaillante. Mais cela ne veut pas dire devenir un ayatollah de l’indicateur « taux de conversion » !
Pour moi, mesurer son taux de conversion doit surtout agir comme un électrochoc et faire prendre conscience qu’il y a un vrai potentiel derrière une amélioration de conversion. Cela suppose ensuite de mobiliser des ressources (budgets et profils qualifiés) sur le sujet, puis réaliser des analyses en profondeur pour discerner quels sont les projets qui peuvent nous apporter les gains les plus rapides et les plus rentables : modification de l’ergonomie de certaines pages, de la navigation, mise en place d’un module de cross-sell, amélioration de la pertinence du moteur de recherche, voire modification du pricing des frais de ports, des services proposés, etc.
3. Un outil comme Google Analytics permet-il vraiment d’isoler les points bloquants pour améliorer son taux de transfo ?
Oui, c’est notre sentiment chez Converteo, où nous sommes clairement plus adeptes des éléments rationnalisés, des datas et du testing que des démarches type tests utilisateurs. Par contre, cela suppose plusieurs pré-requis :
1/ mesurer de manière fine les différents éléments de son site Internet, en liaison avec des besoins marketing ou techniques. Cela doit permettre de répondre à des questions du type : quelle est la contribution au chiffre d’affaires du moteur de recherche, du module de cross-sell, des nouvelles images haute résolutions, des fonctionnalités de partage Facebook… sur lesquelles le site a investi ? Quel est l’impact en termes de conversion d’un changement d’offre ou de pricing ? Le projet de refonte de la fiche produit a-t-elle eu un impact positif ou négatif ? Faut-il vraiment passer du temps à optimiser sa page d’accueil alors que seuls 5% des visiteurs la parcourent ? Etc. Cela suppose d’avoir un tracking bien plus détaillé que le tracking standardisé des pages. On peut utiliser les fonctionnalités avancées de GA, mais aussi d’AT Internet Analyser, Omniture et des autres outils de webanalytics du marché pour faire remonter des données pertinentes d’un point de vue marketing (segment de client ou prospect, niveau de qualification, …). En complément, il est important d’avoir des sources de trafic bien taggées afin de pouvoir travailler sur des segments de trafic précis : ils représentent souvent des besoins clients identiques et permettent une approche plus fine.
2/ Le deuxième prérequis est d’avoir le recul suffisant pour bien segmenter et interpréter ces données. Cela vient avec le temps et le nombre de sites dont l’analyste aura pu étudier les données de mesure d’audience. Il est clair que quelqu’un qui n’a jamais fait parcouru un outil de mesure d’audience et qui tente d’en sortir des recommandations en tirera assez probablement des conclusions erronées ou tout simplement naïves. Nous essayons au maximum de former nos clients à cette nouvelle discipline ou réalisons les analyses pour eux dans le cadre d’audits ponctuels ou d’un accompagnement régulier de suivi de la performance. Par ailleurs, les outils ont des biais, il est donc important de les connaître. Enfin, il faut de solides connaissances en expérience client / marketing pour amener du sens aux données.
4. Les USA sont très friands du Guest-Check-out. Est-ce une mode ou l’avenir ?
Les modes vont et viennent au sein des communautés de blogueurs ! ;-)
Pour préciser ce que cela signifie pour tous les lecteurs, on parle là de capacité, pour un site e-commerce à autoriser les transactions sans création de compte formelle. Cela fait pas mal de temps qu’on en parle, mais cela ne s’est jamais développé de manière massive. Au fond, quelle est la seule différence entre un guest-check-out et une création de compte ? La plupart du temps, uniquement deux champs : saisie et confirmation du mot de passe. Il suffit de réfléchir à la bonne approche ergonomique pour rendre cette saisie indolore pour l’internaute.
Pour la plupart des e-commerçants qui rêvent de fidéliser plus, d’avoir une approche CRM, le jeu de demander la création de compte en vaut souvent bien la chandelle. Cela n’empêche pas d’opter pour des modules de cross-sell, d’e-merchandising personnalisé ou de retargeting e-mail basés sur des cookies, sans nécessiter de login. Mais lorsque les cookies sont supprimés, on doit repartir de zéro… De plus, si l’utilisateur souhaite suivre l’évolution de sa commande et qu’il ne retrouve plus l’e-mail de confirmation avec le lien privé (voire que l’email a été bloqué ou n’est pas arrivé), le mot de passe est la seule solution pour éviter un appel coûteux au call center. En résumé, je ne vois quasiment pas d’intérêt au guest-check-out pour l’e-commerce, hormis, peut-être, pour des business très spécifiques sans aucune fidélisation. Et encore, même pour eux, le compte client peut être un élément de rassurance : à tout moment je trouve toutes les informations sur ma commande.
Par contre, je pense que la création de comptes multiples sur de nombreux sites par un seul client est effectivement un vrai problème. Le guest-check-out est simplement une mauvaise réponse. Certaines sociétés comme Spoonkey ou Reversoform ont tenté d’apporter des solutions. Au final, il est quand même probable que Facebook Connect soit choisi comme solution unifiante pour de nombreux sites (plutôt les petits et moyens, pas forcément les plus grands acteurs qui ne souhaitent pas forcément être liés à un tiers en ce qui concerne leur acquisition).
Dernier point, les bloggeurs et gourous français qui ont parlé du guest check-out n’ont pas pris en compte le contexte américain : aux Etats-Unis, beaucoup de sites demandaient la création de compte avant de pouvoir mettre un produit au panier… On comprend alors que le guest check-out était avant tout une façon de repousser la saisie de coordonnées plus loin.
5. Quel est le profil type de vos clients ? Par exemple avez-vous des offres packagées pour les moyens ecommerçants ?
Nous travaillons avec tous types de sociétés, de la start-up aux grands comptes générant plusieurs centaines de millions d’euros online.
L’e-commerce représente environ 40% de notre business, le reste étant constitué par des entreprises B2B, génératrices de leads, médias, etc. La très grande majorité de nos missions sont rationnalisées et justifiées par des datas. Nous n’avons pas d’offre packagée, nous vendons du conseil et adaptons nos enveloppes en jours-homme en fonction des besoins et des moyens de nos clients.
Pour les petits e-commerçants, nous pouvons adopter des approches coaching et conseil « commando » sur quelques jours.
Pour les plus grands, parfois moins agiles, l’enjeu est véritablement l’accompagnement dans le long terme : il ne suffit pas de produire des recommandations, mais de faire en sorte que les projets avancent, vite et bien.
Merci beaucoup Thomas. Nous sommes persuadés aussi chez Blog-Ecommerce que l’amélioration du taux de transfo sera de plus en plus indispensable dans l’esprit des ecommerçants dans un futur très proche.
Voici le lien pour acheter le livre, et voici le lien vers Converteo.
(Fin de l’article)
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Plus d’infos:
1. Voici les prestations de l’agence Blog-Ecommerce.
2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.







