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De l’hypocrisie des agences SEO…

On le sait, sur ce blog je critique souvent l’attitude de nos concurrents en référencement naturel.

A chacun de décider si mes reproches sont justifiés ou pas.

A chacun de décider, aussi, si je fais cela pour faire ma publicité sur leur dos ou pas.

Mais, à défaut de donner des réponses, posons alors les bonnes questions:

  1. Si vous avez le énième vendeur de cosmétique bio, qui vient de se lancer, au téléphone et qui vous demande si vous pouvez le placer sur « cosmétique bio » en première page de Google, vous lui envoyez un devis ou pas ?
  2. Si vous avez le énième vendeur de sex-toys et qui vous demande si vous pouvez le placer sur « biiiip » en première page de Google, vous lui envoyez un devis ou pas ?
  3. Si vous avez au téléphone le énième vendeur de micro-informatique se fournissant chez Ingram qui vous demande si vous pouvez le placer en première page de Google sur « ordinateur », vous lui envoyez un devis ou pas ?
  4. Si vous avez le énième vendeur de produit Herbalife qui vous contacte, vous lui envoyez un devis ou pas ?

Les questions sont simples, et ne demandent qu’une réponse par oui ou non.

Chez Blog-Ecommerce, nous pourrions quadrupler notre chiffre d’affaire si nous ne sélectionnions pas nos prospects, c’est-à-dire potentiels clients.

Ma vie serait plus simple aussi: je déchargerais toute responsabilité sur le fait que chaque entrepreneur est responsable de son business, et SURTOUT, je ne serais plus l’apporteur de mauvaises nouvelles.

Allez dire à un type qui vient de se lancer, qui met pleins d’espoirs en vous car « je lis votre blog, j’aime ce que vous faites pour les ecommerçants » et qui est tout fier d’avoir signé son premier fournisseur… à ce type, allez lui dire que c’est le 4ème qui vous contacte ce mois-ci et qu’il n’a aucune chance en référencement naturel.

A ce type, dîtes lui qu’il lui faudra payer son trafic (Adwords, comparateurs de prix…), et que ça, bien sûr, il ne l’a pas prévu dans son business plan (en gros sa marge quoi …): « je comptais faire appel à vous pour avoir un trafic naturel…« .

A ce type là, donc, allez lui dire que malgré les salaires et charges que vous avez à payer ce mois-ci, ses 4.000€ vous n’en voulez pas. Que vous n’en voulez pas, sachant, que, et je parle d’expérience, 8 fois sur 10 il ira quand-même les dépenser chez une autre agence (les mystères de l’humain……).

Alors, à toutes les agences SEO, donc, … à ce type-là, vous lui envoyez un devis ou pas ?

Et qu’on ne me réponde pas que vous allez lui expliquer que cela risque d’être compliqué bla bla bla, mais que « vous donnerez le maximum pour arriver à ces objectifs » !! Non ! Si c’est pour tourner autour du pot,  relisez le titre de cet article avant de répondre.

(Fin de l’article)
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Plus d’infos:
1. Voici les prestations de l’agence Blog-Ecommerce.
2. Voici aussi notre logiciel de gestion de flux Shopping Flux.
3. Et voici enfin les sociétés partenaires de notre agence.

Classé dans la catégorie : Articles Ecommerce

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36 réponses to "De l’hypocrisie des agences SEO…"

  1. manu dit :

    Tu t’en fous maintenant que tu ne pries que par prestashop, que c’est tellement le plus mieux cool de tout, le référecenement c’est finger in the noise..

  2. Salut Olivier,

    tu poses les bonnes questions, et je pense que tu as raison d’avoir ce discours réaliste sur les résultats potentiels de ce genre de demande et cette honnêteté intellectuelle avec tes prospects.

    Pour réagir comme toi sur le même genre de demande mais bien plus en amont d’un projet (au niveau du business plan, avant même de créer le site), je pense que c’est de notre responsabilité de prestataire d’ouvrir les yeux sur les difficultés qui attendent tous ceux qui se lancent dans le e-commerce la fleur au fusil.

    Mais bon sang, c’est pas compliqué pourtant de faire soi même une étude marché avant de monter un site e-commerce !!

    Nous avons de l’expérience, nous connaissons le marché, et savons ce qui risque de se passer selon le profil du client… alors pourquoi mentir et participer à la future ruine d’un gars qui va juste enrichir son fournisseur et quelques prestataires peu scrupuleux ?

    Au final, tous le monde y perd. Le client va payer cher et n’aura aucun résultat, son entreprise ira mal, et il rejettera la faute sur ton travail, refusera de payer, … Et là, c’est toi qui perd.

  3. KRIS3D dit :

    Faut bien se nourrir, et la file d’attente est surement longue pour accueillir ces clients potentiels.

    Je ne sais pas si ces secteurs sont plus bouchés que d’autres, mais existe-t-il encore un business où la concurrence est faible, au niveau SEO ? Pas vraiment sûr. La chance de réussir doit se valoir d’un domaine à un autre.

    Sinon, dans la liste de vos clients dans la colonne de droite, je vois :
    - Vin Bio
    - Produit Cosmétique Bio
    - Cheminée Bio
    - Cosmétique Bio
    - Produit Cosmétique bio (2)
    - Compléments alimentaires bio

    C’est un peu contradictoire avec votre article, non ? – bon c’est vrai, je n’ai pas trouvé votre client pour les Sex Toys :o)

  4. Olivier Lévy dit :

    @KRIS3D : ce sont des clients qui ont signé avec nous il y a plus de 3 ans, lorsque le secteur n’était pas encore bouché et que nous donc pu mettre en première page de Google sur leurs requêtes fortes. C’est pour cela que je précisais « qui vient de se lancer » dans l’article.

    Enfin, en se qui concerne les secteurs avec concurrence SEO faible, non il n’en existe aucun. Mais cela ne veut pas dire que de bons résultats sont impossible avec une bonne optimisation SEO. Cela pourra faire l’objet d’un autre article.

    @Ludovic: bien d’accord avec toi.

  5. Refschool dit :

    Il existe toujours des niches où la concurrence est faible.

  6. Benoit dit :

    De façon générale tu poses la question de la valeur ajoutée d’un site E-commerce (d’un nouvel entrant).
    L’achat /revente « pur et dur » est à mon avis fini pour les nouveaux , la valeur ajoutée étant désormais nulle.
    Il faut se baser sur des compétences et/ou des différenciations propre pour espérer conquérir un marché. Le SEO étant à mon avis à considérer comme un « plus » valable à partir du 2eme exercice

  7. Il est ou le bouton « J’aime » ?
    Merci Olivier pour cet article et merci aux autres pour vos commentaires !
    J’aimerais conclure par car « je lis votre blog, j’aime ce que vous faites pour les ecommerçants » ;-)
    @ +

  8. Mais que faut-il leur dire alors ?

    Désolé Monsieur ce que vous me demandez est impossible ?

    ou

    Désolé Monsieur, je ne sais pas faire ce que vous me demandez ?

    Pour ma part je ne fais pas de SEO… il y a bien longtemps que je préfère dire que je ne sais pas faire…

  9. Bonjour

    Je ne suis pas « référenceur » et ma connaissance du SEO est purement théorique (je ne risque donc pas de recevoir ce type de demande).

    Néanmoins, si c’était le cas, je répondrais par l’affirmative aux questions posées. Je vous explique pourquoi…

    Je pense Olivier que si un client (quelque soit son métier) te demande de lui garantir la première place sur Google tu ne va pas t’engager sur ce point dans ton devis.

    Dans tout les cas, tu va lui expliquer, qu’il n’est pas le seul sur son marché a avoir fait appel à toi ou à un confrère et que malgré tout ton talent en matière de référencement tu ne peut lui garantir la première place ou même la première page pour tous ses mots clefs.

    Une fois cette explication donnée et comprise par le client potentiel, tu peut te demander effectivement si c’est éthique de réaliser une prestation pour son site.

    Mais, en fait, est-ce éthique de ne pas assurer cette prestation ?

    Le travail de SEO est indispensable pour assurer la visibilité de tous les sites internet. Qu’ils soient dans une niche du marché ou dans un secteur concurrentiel (d’ailleurs encore plus sur un secteur concurrentiel).

    En refusant cette clientèle (si bien sûr elle est prête à te payer), non seulement tu l’envoie vers d’autres prestataires (qui peuvent être plus ou moins honnêtes), mais tu lui refuse également une prestation dont elle a vraiment besoin, ne serais-ce que pour se placer dans les 5 ou 10 premières pages de google.

    Certes, ces entreprenautes auraient du, dés le départ, faire une étude de marché pour évaluer leur chance de devenir un des acteur du marché, ou évaluer la viabilité de leur business.

    Mais ton travail n’est pas de réaliser des business-plan. Ton travail est d’assurer la visibilité de leur offre. Tu ne peut pas faire leur job d’entrepreneur à leur place.

    Abandonner, des entrepreneurs dans la détresse en refusant de travailler sur la référencabilité de leur site et les laisser à la merci de promesses faites par d’éventuels prestataires peu scrupuleux et à mon avis bien peu éthique.

    A partir du moment ou tu leur a fait comprendre qu’il n’y a pas de baguette magique capable de leur offrir la première place google, mais que néanmoins le travail que tu peux réaliser sur leur site ne peut qu’améliorer leur visibilité,… Je pense qu’il est tout à fait envisageable de réaliser une prestation de qualité.

    D’autant plus, que même sur le marché le plus concurrentiel, il existe quand même des portes d’entrées (et des offres leur correspondant) qui restent peu utilisées, et sur lesquelles on peut arriver a se positionner (bien sûr on ne parle pas de mots clefs et offre génériques).

  10. Guilhem dit :

    D’accord avec toi Olivier.
    Plutôt que de pourrir tes commentaires par une longue réponse, j’ai prolongé le débat ici :

    http://www.guilhemroux.fr/2011/02/du-positionnement-des-sites-e-commerce/

    PS: alors, on se la fait cette bouffe ?

  11. Christophe dit :

    Je suis d’accord avec Benoit et son commentaire lorsqu’il écrit :
    « De façon générale tu poses la question de la valeur ajoutée d’un site E-commerce (d’un nouvel entrant) »

    Et je ne suis pas d’accord avec Erik lorsqu’il écrit :
    « Abandonner des entrepreneurs dans la détresse en refusant de travailler sur la référençabilité de leur site et les laisser à la merci de promesses faites par d’éventuels prestataires peu scrupuleux est, à mon avis, bien peu éthique. »

    Mais ces deux commentaires pointent du doigt le fond du problème évoqué par Olivier dans son article : ce qui laisse sans voix, c’est la totale crédulité des nouveaux e-commerçants croyant pouvoir, en 2011, s’imposer sur un secteur hyper-concurrentiel avec les moyens du bord.

    Sur internet, on ne parle pas du 4ème boulanger arrivant en centre-ville et qui va devoir se faire sa clientèle, mais du 1512ème site e-commerce de déco (pour prendre un autre exemple que ceux cités dans l’article) qui appelle Olivier et son équipe.

    Et plus que les agences SEO qui ramassent l’oseille en faisant peut-être un boulot honorable, ne faut-il pas d’abord pointer du doigt tous ceux qui vendent des packages de création de sites e-commerce en faisant miroiter le pactole ?

  12. Je lis ce billet et je me dis « tout à fait d’accord ». Mais ensuite, avec du recul, je me demande : « Ne serait ce pas un challenge pour toi Olivier? ». C’est toujours possible d’arriver en première position sur certains mots clés non, même sur un univers ultra concurrentiel? Bon je ne suis en rien spécialiste de SEO… je me demande juste si un travail de fond, très long et bien fait par des spécialistes, ne permet il pas d’être en Page 1 de Google? Sinon cela voudrait dire que ce sont toujours les mêmes en Page 1 et que ca ne sert à rien de travailler son SEO? Ca manque d’égalité ca non? Google ne serait pas très fair play. Je m’interroge.
    Au fait, je lis ton blog depuis peu, je suis une sorte de « nouvelle ». C’est quoi la hotline blog e-commerce gratuite du jeudi? Ca m’intéresse.

  13. Sinon oui je suis entièrement d’accord sur le fait qu’un nouvel entrant va devoir attendre son tour pour émerger et qu’il a intérêt à être super lucide sur son environnement concurrentiel. Internet c’est pas juste quelques produits, un site internet et hop, tout roule..

  14. François dit :

    Est-ce un débat autour de l’éthique ou un débat autour du professionnalisme ? Si ça se trouve, aucun des deux. C’est à des Ludovic que devrait revenir le devoir d’alerter les e-commerçants tout en amont (en Egypte), sauf que bien peu font appel aux services d’un consultant e-commerce avant de se lancer et c’est dommage (pour eux).

    Rentashop a lancé pas mal de sites de cosmétique bio, donc certains sont aujourd’hui plus que reconnus, et effectivement en 2006, 2007, on pouvait encore prendre le risque de s’y lancer, pelle et pioche à la main. Aujourd’hui tu te retrouves avec 3 chercheurs d’or au m2, autant faire autre chose tout se suite, à moins d’avoir LE produit ou LE concept innovant qui déchire.

    Pas plus tard qu’hier je recevais un prospect pour de la niche de niche, au départ j’étais parti pour lui dire : avec votre budget, faut pas y aller, ou « avec votre budget tout ce que je peux faire c’est vous envoyez chez des confrères sérieux avec un autre mode de fonctionnement économique », mais j’étais parti pour ne pas signer parce que je n’avais pas envie d’accompagner un site vers le mur (au passage, depuis 2005, moins de 10% d’échec chez nos clients). En l’écoutant et en lisant son brief, j’ai finalement dit « ok, on peut le faire ensemble, mais il faut trouver un peu plus de trésorerie ». Depuis 2008 je crois que j’ai du « refuser » une bonne dizaine de créations de sites dans le domaine du bio pour les mêmes raisons qu’Olivier.

    A tous les grincheux je dirais que notre ami Olivier, s’il pourrait se garder de parler de la concurrence, comme c’est un peu la règle dans le business, a le mérite d’assumer ses positions et d’être cohérent : entre ses dires et ses comportements je ne vois pas de décalage bien au contraire. Bien sûr que ce n’est pas totalement désintéressé, oh, les gars… c’est même une démarche stratégique que je ne suis pas loin de partager : voyons long terme, voyons éthique, travaillons main dans la main avec nos clients, ne nous contentons pas de leur « fourguer » n’importe quoi à n’importe quel prix.

    Participer à la naissance d’un projet, c’est un peu être une sage femme, ça ne fait jamais plaisir à la sage femme de voir naître un bébé qui n’a pas ou presque pas de chance de survie. Comme on peut le voir dés la première échographie, je pense qu’il est sage et sain de proposer l’avortement.

  15. Scott dit :

    Comme dans tous les secteurs, les barrières à l’entrée sont de plus en plus importantes avec le temps.

    Avec la connaissance du marché que n’ont pas toujours les nouveaux entrants.

    Est ce qu’on va dire leur dire : « laissez tomber, les barrières sont trop importantes »

    C’est un peu comme la ruée vers l’or, les vendeurs de pioche n’ont pas tous les mêmes scrupules.

  16. Nicolas dit :

    Pas d’avantage concurrentiel discriminant reconnu = pas de business possible.

    Le e-commerçant doit vraiment réfléchir au triptyque suivant:
    - Mon site doit répondre à un problème ou besoin
    - Je dois avoir un avantage dans mon mix-marketing évident: prix, facilité de paiement, logistique…
    - Je dois pouvoir être flexible et innovant pour pouvoir durer et garder mon avantage concurrentiel le plus longtemps possible.

    A mon avis, sans cela même avec le meilleur référencement le succès est incertain.

  17. Alors, vaste champs de réponse, pour faire court :

    - oui je prends le devis ;

    - oui je lui explique que ce ne sera pas évident de s’y positionner (à voir ensuite les envies de positionnement). « Achat cosmétique bio » sera toujours mieux que « Cosmétique bio »

    - oui je fais de l’Adwords s’il se lance et qu’il a du budget

    - non je ne fais pas d’Adwords s’il n’a pas de budget prévu pour (j’vais pas perdre mon temps ni le sien)

    - oui j’optimise le site en amont pour le référencement

    - oui je prévoie une stratégie de netlinking béton

    - oui je prévoie également un peu de SMO, ça fait pas de mal et ça renforce une marque nouvelle

    - oui je définis avec lui les objectifs (AVANT signature du contrat, et tout ça gravé dans le marbre)

    - oui je fais un contrat à la perf s’il faut (faut bien que tout le monde y gagne) Et je parle de positions, par d’augmentation de trafic hein. Le trafic qui augmente, ça vient avec les positions, pas l’inverse.

    - et peut-être que je mangerai un peu de black hat aussi, peut-être (avec les conséquences expliquées bla bla, noté noir sur blanc, bla bla)

    Et tout ça pour quoi ? Parce que j’aime mon métier, parce que je bouffe du SEO et parce que ce qui me transcende c’est de voir que pleins s’arrête par peur / pragmatisme / compétence inexistante.

    Alors quand je vois un mail d’un acteur sur le marché du charme / du poker / de l’assurance, oui ça ça me fait rêver parce qu’avant, il a eu 95% de refus.

    Si on ne prend pas de risque, la vie et le boulot ne valent rien

  18. Refschool dit :

    « Abandonner, des entrepreneurs dans la détresse en refusant de travailler sur la référencabilité de leur site et les laisser à la merci de promesses faites par d’éventuels prestataires peu scrupuleux et à mon avis bien peu éthique. »
    On n’est pas là pour faire la charité mais pour gagner notre croûte. Comme je disais il faut surtout pas vendre ses services à ceux qui ont en le plus besoin.

  19. Tanguy dit :

    Bonjour,

    l’article est bien, mais le top du top cela reste les commentaire sur ton blog Olivier.

    Je vais prendre un exemple simple que j’ai l’année dernière.

    Un petit hôtel 2 étoile dans une commune de bord de mer me contact pour faire son référencement. On discute qu’il souhaite être le premier sur hôtel sa commune. Je lui répond que on peut espérer la première page mais que premier cela sera difficile car devant lui il n’existe que des centrales de réservation internationales chez qui il est référencé. Le monsieur trouve cela inaceptable de ne pas garantir ses résultat. Pour voire ce que je peux faire il me communique l’adrese de son site et là c’et le choc,son site est développé avec les pieds (moche mais cela n’a pas d’importance pour le sujet) ainsi l’ensemble des textes du site sont affiché par des variables javascript. Je lui explique donc qu’il va falloir refaire l’ensemble du site si il souhaite commencer un référencement et je commence à parler finance. Là le second choc, je me fait traiter de voleur, d’arnaqueur et qu’il trouvera surement une âme charitable et honnête pour s’occuper de lui. J’ai pas aussi lui donner le numéro de cortix, mais j’ai hésité ;-)

    Tout cela pour dire, que si nous créons nos entreprises et que nous devenons indépendant c’est aussi pour conserver un droit de refuser certains client par honnêteté avec nos convictions. Je fait aussi partie de cette génération de pionnier qui espère par son action éduquer un certain nombre de personne et des fois cette position pédagogique prend le pas sur le côté commerciale, comme je l’ai souvent fait remarquer à mes client, je suis commerçant, pas commercial ..

  20. William dit :

    C’est aussi le luxe d’être son propre patron. Tu as le « luxe » de refuser des clients :)

    Et puis, je ne sais pas si cela a été dit, mais il en va de te réputation aussi. Si tu prends toutes les affaires et que sur 10 tu en as 8 pour lesquelles les résultats sont moyens (concurrence ou autres). La confiance des clients s’effritera rapidement.

    Et puis un petit rappel, être premier sur Google c’est bien (quoique, ca vous arrive pas de sauter le premier résultats dans vos recherches vous ?), avoir un site au design agréable et ergonomique c’est mieux (confiance, réassurance, clients qui reviennent), qu’il soit accessible c’est royal au bar, mais si en plus il a du contenu pertinent c’est le mont Everest.

    Mon client m’a demandé de faire son référencement e-commerce… »Mouais…Allo Olivier ? ».

    Chacun son métier j’ai envie de dire. Après ca n’empêche pas de livrer un travail le plus propre possible ;)

  21. Bonjour Olivier,
    Ton article tombe très bien, car j’ai prévu de te solliciter pour l’écriture d’un billet sur http://www.business-angel-france.com « Le baba du référencement ». Tu m’envois ta copie ?
    A +
    Patrick

  22. hervet dit :

    Perso au vu du nombre de sites de référencement qui se crée chaque jour dans un marché plus que saturé sur le net et qui promettent d’être les meilleurs que tous les autres et de vous obtenir la première place chez google (ce qui reste à démontrer ), un créateur peut avoir un budget très conséquent et ne rien voir arriver car ce n’est pas le budget qui doit être le plus conséquent mais les qualifications et le professionnalisme du référenceur; à ce jour n’importe qui peut devenir référenceur sans aucunes connaissances juste en lisant des blogs.C’est ça le drame pour les e-commerçants!!! j’ai perdu d’énormes sommes d’argent avec des « pseudo » pros qui demande 5000€ pour effectuer une prestation. Depuis trois ans au vu des résultats plus que décevant il y a de quoi se poser des questions.

  23. raissa dit :

    Salut, ça me rappelle une longue soirée ou je débattait avec un ami qui voulait lancer un site e-commerce de stickers… Il a eut du mal a comprendre mais il a finit par abdiquer.
    Mais c’est sur que beaucoup d’agences ne vont pas avoir de remord à faire miroiter la 1ère place!

  24. Re

    J’aimerais faire une petite précision :

    Je n’ai pas dit qu’il fallait prendre n’importe quel client (notamment ceux qui veulent tout sans rien payer)

    Par contre si votre client est prêt à payer une prestation de SEO et netlinking honnête et a bien compris les lois du marchés, je vois pas pas la raison pour laquelle je refuserait de travailler pour lui.

    Et, OUI, je lui expliquerait pourquoi il devrait se pencher sur son business-model afin de le rendre compétitif sur le marché.

    Aujourd’hui il y a un peu plus d’un site de e-commerce qui se crée toute les 30 minutes (selon la Fevad). Il est évident que plusieurs sites vont se lancer sur les mêmes marchés et vont naturellement devenir demandeurs de prestation de référencement.

    Ceci dit, ce n’est pas parce-que vous montez un business sur un marché concurrentiel que vous n’avez aucune chance d’y arriver.

    Je vais prendre pour exemple : Olivier

    Quand tu t’est lancé dans le business du référencement, on peut dire que tu te lançait sur un marché ou la concurrence est plus que pléthorique. Pourtant il me semble que tu a pu peu à peu développer un business qui me semble aujourd’hui florissant.

    Est-ce qu’au départ tu a trouvé beaucoup de monde parmi les pros t’encourageant à te lancer. Je suis sur que bien au contraire on t’a gentiment conseillé de trouver un autre marché moins concurrentiel.

    Tout ces bons conseillers ne savaient pas que tu allait trouver un créneau sur ce marché intéressant à exploiter et que tu allait avoir la volonté d’aller jusqu’au bout.

    Pense-y lorsque tu envoie bouler un nouvel entrepreneur…

  25. Olivier Lévy dit :

    @Munchausen: Ta remarque est pertinente, mais elle ne va pas au fond des choses.
    Oui monter une agence de SEO c’est aller sur un marché concurrentiel. Oui, de toute façon, tous les marchés sont concurrentiels.
    Mais, en lançant cette agence, j’apportais (en tout cas à mon sens), une chose qui n’existait pas: SEO spécialisé Ecommerce.

    Donc, si un prospect en cosmétique bio nous contacte et qu’il vend, par exemple, des marques inédites et bientôt connues, voire qu’il a une exclusivité etc… là ce n’est pas pareil.

    Comprendo Mister ?

  26. @Olivier

    Je comprend et je suis en général d’accord avec toi.

    Néanmoins je me suis parfois laissé surprendre par le succès de quelques business bateau sur lesquels je n’aurait pas parié un Kopec.

    Car même, sans créer son propre marché ou en ayant l’exclusivité d’un produit ou d’un avantage compétitif on peut quand même réussir à s’imposer à force de ténacité ou grâce à une démarche commerciale qui rencontre sa clientèle.

  27. Bonjour,
    Et la remuneration sur resultats ? J’ai mal lu ou personne n’en parle ? En tout cas, moi c’est ce que je fais : une partie forfaitaire pour analyse et SEO, et le reste sur objectifs (grille de valorisation en fonction de la position eventuellement obtenue sur une des 2 premieres pages de G*** apres la campagne d’optimisation et un delais respectable).

  28. Ha, nous y voilà.

    Je fais partie de ceux qui, il y a quelques mois, ont essuyé un refus. C’en était pas un vraiment défini mais néanmoins très audible. Je l’ai bien accepté et assumé et ne suis pas allé voir ailleurs. Je me suis contenté de mettre le budget prévu (et plus, vu que les résultats étaient là) en achat de trafic et de faire mon possible en interne pour le ref.

    Je suis typiquement sur un marché concurrentiel : le t-shirt. D’autant plus concurrentiel que les requetes ne sont quasiment que génériques. Ca ne m’empêche pas de faire mon trou et d’avoir d’autres projets sur ce même marché. A mon âge soit on est entêtés soit on laisse filer ;-))

    Ce que je peux dire, c’est qu’un « marché concurentiel » n’est pas obligatoirement synonyme de mur concernant le SEO. Dans mon cas, une bonne majorité des sites en haut de l’affiche ne sont pas optimisés et bénéficient uniquement de la prime aux premiers entrants. Si on est conscients de ça et que l’on peut se permettre d’acheter du trafic pendant que la mayonnaise SEO prend (avec un bon presta), le passage existe.

    Après un peu plus de 8 mois, je commence à voir les effets d’un travail vraiment basique de référencement. Juste une optimisation de prestashop et un travail sur des expressions ciblées contenant systématiquement les mots clés génériques à fort potentiel. Quasiment pas de BL (je sais, c’est mal !), un blog à l’abondon que j’ai remis à plat il y a quelques semaines et des fiches produits au lance pierre. Avec le recul, je me dis que si j’avais un peu forcé pour trouver un prestataire au début, les choses auraient évoluées beaucoup plus vite … mais je n’ai pas de regrets. Par contre si un challenge dans un marché énorme mais pas facile à appréhender intéresse quelqu’un … je suis ouvert aux propositions originales (je suis, néanmoins, déjà en discussion avec 2 prestataires).

    Voilà, c’était le point de vue, en retard, de l’autre coté de la lorgnette !

    En tout cas, merci pour ce blog, le peu que j’ai réussi à faire, je l’ai appris ici ! Et tout ce dont j’ai conscience d’avoir eu tord de ne pas faire, aussi !

    @++

    Olivier

  29. J’ai eu un peu peur en lisant le titre du billet, mais je te rejoins sur son contenu : pour moi le référenceur contacté par un prospect se doit d’éclairer celui-ci quant aux résultats à attendre pour que celui-ci fasse son choix en toute conscience. Un des problème avec les agences parfois est que la fonction commerciale et la fonction consulting ne travaillent pas ensemble et que commerciaux et consultant n’ont évidemment pas les même objectifs…

  30. Alex dit :

    Je rejoins Sébastien.
    Même s’il est de plus en plus difficile de se placer en première place, avec du travail et beaucoup de patience rien n’est impossible.
    Si demain M. Cosmétique bio me sollicitait, j’accepterais de bosser avec lui après avoir bien préciser certains éléments comme les ressources et le temps qu’il est prêt à investir pour parvenir à son objectif.

  31. Cédric G. dit :

    Bonjour

    Pour ma part, j’ai toujours été très (trop) honnête avec mes prospects, et c’est peut-être aussi la raison pour laquelle j’ai craqué (j’ai liquidé ma société, et ne garde depuis que quelques clients « historiques » en statut autoentrepreneur…)

    Spécialiste SEO / Prestashop (si si lol), je faisais essentiellement du paiement au résultat, ce qui expliquait pourquoi je ne prenais que les « marchés » potentiellement réalisables (avec un risque proportionnel à la somme engagée bien évidemment)

    Au final, de très belles réussites, quelques plantages également (sur les cosmétiques bio notamment :) )

    C’est en forgeant qu’on devient forgeron… Mais comme j’étais trop bon (avec un « c ») je n’ai jamais été avare de conseils gratuits.

    C’est ce qui fait la différence entre « artisan référenceur » (travailleur de qualité mais piètre commercial : bah oui, quand on a un semblant de conscience, on n’aime pas b…er les gens) et la grosse agence de référencement, où comme l’écrit Sébastien, le commercial et le référenceur sont deux personnes bien distinctes.

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