Sylvie du site ecommerce « Avec Passion », qui vend du Pergamano, que j’avais rencontré à la remise des prix Ecommerce Academy d’Oxatis, a répondu à mon appel, lors du dernier post, via les commentaires. Comme tout le monde ne lit pas les commentaires du blog, je remonte ce dernier via un article.

Vous allez voir que ce que dit Sylvie est très intéressant, et surtout très pragmatique. Presque une évidence pour elle, mais, lors de cette soirée, c’est exactement ce qu’il s’est passé : un ensemble de petits ecommerçants qui exposent leur point de vue et à chaque fois on se disait qu’on était en plein dans le concret, le factuel.

L’explication de Sylvie concernant la valorisation d’un bail commercial via un Ecommmerce en est un bon exemple. Bonne lecture à vous, je laisse la plume à Sylvie-la-maladroite (vous allez comprendre dès la première phrase pourquoi …).

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« Salut Olivier, bon t’as pas dit qu’à la fin j’ai renversé mon verre de vin sur ton beau costume !!! C’était l’euphorie du moment. Et oui, recevoir un prix en un lieu si prestigieux, ça tourne la tête…

Bon, pour la discussion que nous n’avons pas eu le temps de finir sur la revente d’une boutique « en dur », je dispose de combien de pages, car je suis bavarde. Je crois que t’es inscris aux journées Oxatis en juillet ?

Je vais essayer de faire court (dur, dur !)

Ma théorie n’est valable que dans mon type de commerce. Les commerces de type réalisation d’encadrement sur mesure (suis artisan encadreur) ou boutique de loisirs créatifs sont des fonds de commerces INVENDABLE si ces commerces ne sont QUE des commerces en « dur ».

Je suis dans une activité (loisirs créatifs) où un million de femmes rêve de quitter leur job et de se mettre à leur compte (c’est ce que j’ai fait). Ces femmes ont un bon niveau de salaire, ont une famille à nourrir, des charges d’emprunt, ont fait probablement des études mais elles s’ennuient dans leur travail et rêvent d’autres choses…


Pour ce changement de vie, elles veulent prendre des risques mais ne pas entrainer de trop la famille dans leur nouvelle passion. Racheter un fond de commerce d’une boutique en « dur » de type loisirs créatifs c’est prendre des risques, un crédit…

Quel est l’intérêt pour ces femmes de racheter un fonds alors qu’elles peuvent se lancer avec un local, toute seule, sans grand apport et mise de fonds au départ. Juste leur savoir faire, leur créativité et un peu de patiente pour le faire savoir !! Vous croyez que j’ai fait quoi ? je suis installés depuis 12 ans, mes concurrents d’alors, ont fermés et n’ont pas réussi à revendre leur affaire !

Racheter un fonds dans une activité comme la notre, c’est trop risqué et cela tient trop à la personnalité du gérant. Les clients sont fidèles car ils ont besoin de conseils, et de créativité. Il n’est pas sur que le prochain gérant même s’il est passionné, soit aussi créatif.

Avec un site de vente en ligne + boutique en dur à vendre, c’est beaucoup plus de chance de vendre une affaire. Les 2 activités sont complémentaires mais aussi indépendantes.

Pour une femme qui veut se lancer dans ce genre d’activités, c’est prendre des risques calculés puisqu’elle s’assure déjà de résultats par le biais du site. En effet, pour les clients, un changement de propriétaire d’un site, c’est transparent. Elle peut mettre toute son énergie à faire évoluer la boutique « en dur ». Et si celle ci devait ne pas fonctionner à cause du changement de propriétaire (et là ça se voit !), il reste la vente en ligne.

Voilà pour mon cas personnel et ma boutique d’encadrement et de loisirs créatifs.


Je ne sais pas ce qu’il en est dans d’autres types d’activité, je ne me permettrai pas de juger. Je ne sais pas non plus ce qu’il en est des « grandes enseignes » concurrentes car on ne joue pas dans la même cour ! »

A bientôt
Sylvie »

Merci Sylvie et RDV en Juillet pour les journées Oxygène, bien sûr. :-)

(Fin de l’article)
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11 réponses à “Ecommerce et Valorisation d’un Bail Commercial”

  1. Vincent a dit :

    Un ‘petit’ site ecommerce est tout aussi difficilement vendable qu’ une boutique, Olivier ne me contredira pas je pense.

    Le raisonnement appliqué à la boutique est identique au site internet et dépend de la personalité du gérant.
    Comme vous le dites vous-même, un repreneur peut-être tout aussi passioné mais sans la créativité, il a du retard, en quoi est-ce différent pour un site web?

    Que du contraire même, tout va tellement plus vite sur le net, si vous n’ êtes pas ‘créatif’ un (ou 10) concurrents auront très vite fait de vous dépasser.

    La conjonction des 2 ne change rien au problème, c’ est un leurre que de le penser!

    Quant au risque calculé, un site établi permet de se reposer sur du solide dites-vous, bien, mais de toute façon que l’ on rachète une boutique, un site ou les deux, seule la rentabilité parlera à l’ investisseuse non?

    Allons plus loin, ce genre de business s’ adresse, selon vous, à des femmes ayant envie de changement.
    Donc elles doivent apprendre le métier, le secteur (toutes les femmes que je connais se voyent bien aux commandes d’ une boutique de déco!), la gestion, le marketing, les achats, l’ admin, etc…
    En plus, selon votre théorie, elles doivent apprendre à gérer un site web! Ceci demande d’ autres capacités de marketing, de pricing, d’ informatique, etc…
    Cela fait beaucoup je pense pour qqn qui se lance.

    Mais bon, ce n’ est que mon humble avis! ;-)

  2. Stéphane a dit :

    @ Vincent
    @Olivier

    Je dois dire que je suis totalement d’accord avec toi sur ton analyse.
    Je pense qu’il s’agit d’un miroir aux allouettes ou/et d’un arme à doubel tranchant.

    Pour peu que vous axiez vous discours vendeur sur le superbe atout que représente les ventes internet, voir même qu’il s’agit du moteur indispensable……et bien pour peu que votre interlocutrice ne soit pas très GEEK voir carrément réfractaire au mulot…..hé bien dites lui bye bye…..vente perdue !!

    En plus le cumul de compétence (administration d’1 sté + Gestion d’une boutique en dur + 1 boutique virtuelle), parait effectivement un gros challenge.

    Seul salut vendre un accompagnement de plusieurs moi de la dite repreneuse.

    Ayant eut pdt qq années plusieurs boutiques de deko et meubles (pas facile à vendre non plus), je ne pense pas que la vente en ligne aurait nuit à la vente de ces affaires, mais je suis certain qu’elle ne l’aurait pas non plus déclenchée.

    Humble avis Bis

  3. Olivier Lévy a dit :

    @Vincent et Stéphane : votre avis est biasé car on n’est pas dans le cas d’un pure player : les objectifs, challenges et chifre d’affaire pour atteindre un point mort ne sont du tout les mêmes.

  4. Stéphane a dit :

    Bjr Olivier

    Oui certes, mais il me semble que le sujet majeur du Post était la plus gde assurance de céder son Fonds de Commerce donc son affaire dans sa globalité.

    Et non….la problématique de la rentabilité multi canal vs Pure Player ou/et multi canal?

    Donc effctivement la fait d’être multi canal et non Pure Player accroit les poss d’atteindre le point mort, mais de manière sousjascente il augmente aussi les problématiques, la gestion du temps et des compétences à couvrir!! Non?

  5. David a dit :

    Mouais…

    Sylvie veut donc dire que 100% des artisans vont disparaitre?

    Il ne faut pas comprendre la facilité de créer une boutique en ligne, avec la facilité de gérer un business.

    Avoir pignon sur rue est TOUJOURS un avantage commercial par rapport à ne rien avoir du tout.
    De plus reprendre un fonds existant c’est déjà quelques clients, plutôt que de démarrer à partir de zéro.
    Libre après de ventre également par Internet, en plus de la boutique en « dur ».

    Pignon sur rue ça rassure aussi le banquier, par rapport à une activité où il ne pourrait rien saisir.

    Enfin pour ce métier d’encadreur il y a sans doutes des passerelles possible entre la boutique en ligne et la boutique phyisque.

  6. manu a dit :

    Revendre une boutique en « dur » est forcément difficile quel que soit le domaine, avec ou sans e-commerce. Surtout s’il s’agit d’une petite affaire. Le CA généré rend difficile le paiement de loyers aujourd’hui très élevés, à moins de réaliser des marges confortables (qui fait plus de 60% de marge brute?).
    Le fait d’avoir une boutique en ligne est bien sur un plus mais ce n’est plus le même métier ni la même gestion. D’autant qu’il faudra analyser 2 résultats différents pour calculer les rentabilités. Si le commerce mis en vente s’adresse à des entrepreneurs débutants ça devient complexe pour eux (je vois tellement de gens qui ne savent pas calculer un coefficient ou une TVA…).
    De plus le e-commerce reste pour l’instant une affaire de créateurs. Ils préféreront donc reprendre un commerce physique puis créer eux-même l’activité e-commerce.
    Et comme dit David le banquier risque de ne rien saisir. Voir même pire, il pourrait prendre peur que les activités soient trop différentes.
    Une boutique en ligne peut donc être à double tranchant pour aider à revendre une boutique en dur.

  7. Stéphane a dit :

    Ah oui je l’oublié celui là…… « Le Banquier », qd je me remémore certaines réponses lors de la demande du contrat VAD, certaines pourraient alimenter les brèves de comptoir.

    - Caisse d’Epargne nous dire oui mais s’est la première fois que l’on nous demande celà…..internet s’est qd même tout nouveau.

    Bon il faut qd même dire que la demande ne date pas de 1998 mais de 2009 et dans un ville de province certes mais préfectorale qd même.

    - Caisse d’Epargne toujours retour de dossier nous ne donnerons pas suite, car nous avons peur de ne pas vous apporter le service suffisant

    L’hallu complête……

    Le dossier était pourtant limpide importer en direct et vendre en direct sans intermédiaire donc avec une très très belle marge brute…..

  8. manu a dit :

    Perso je n’ai pas eu de soucis avec la caisse d’épargne car ma banquière a bien fait son travail avec une proposition correcte au niveau tarif.
    Par contre ça demande de bien connaitre le fonctionnement du dossier car leur formation n’est pas au top. En plus j’étais son premier client VAD.
    Le montage du dossier est long mais dès la phase de test ça va vite.
    J’avais aussi contacté le crédit mutuel, à part me donner des petites pubs sur papier, je n’ai eu aucune info pertinente.
    Ça dépend donc du conseiller mais dans tous les cas les services bancaires ne sont pas d’actualité pour le e-commerce…

  9. Stéphane a dit :

    Oui complêtement d’accord, il s’agit bien d’une question de personne (comme très souvent toute activité confondue).

    Car nous petits commerçants faisons seulement la pré-vente…..le conseiller lui fait la vente réelle auprès de sa hiérarchie…….donc il vaut mieux qu’il maîtrise à minima, car lui ne prendra aucun risque pour vous s’il n’a pas la maîtrise….. donc trop souvent vaderetro la nouveauté…..

    Enfin de la à entendre en 2009 que le Ecommerce c’est new……je tousse un peu…..

  10. manu a dit :

    je tousse moi aussi Stéphane…Et le bon truc c’est de retourner cela à votre avantage: accompagnez votre banquier dans ce dossier, formez le et profitez en pour en situation de force et pour négocier vos tarifications et autres services…

  11. Rodrigue P a dit :

    salut à tous

    pour le sujet du post je pense pas qu’un site change quelque chose sur un bail commercial mais tout dépend de l’activité et de sa rentabilité.
    je sais que quand je cherchais une boutique le bail ou pas de porte coutaient déjà très cher minimum 50000€ sur Orléans dans le Loiret.
    car je vends l’artisanat et la dé
    coration,je voulais donc proposer à mes clients un showroom.
    je n’ai finalement pas pris de pas de porte ni bail commercial car
    -Bail 3,6,9 super embarrassant
    -Loyers chers
    -Taxe et autres charges
    je me suis donc installé en périphérie de la ville d’Orléans(Pépinière d’entreprise)
    -loyer correct
    -rapport prix surface imbattable
    certes pas situé en pleine ville mais à ce jour j’ai des clients qui viennent de paris choisir leur tableau ou masques
    Au final en commerce si on communique même si l’on est caché les clients vous trouvent après tout dépend de l’activité et du business plan.

    Pour les banques elles sont toutes pareilles mais il faut dire qu’en France les banquiers sont très retard par rapport aux e-commerces mais je pense que cela devrait changer sous peu.
    pour le reste je ne suis fidèle à aucune banque et je les mets assez souvent en concurrence ils sont là pour nous prendre des sous alors n’hésitez pas à tout négocier.

    en conclusion je ne sais pas si un site web peut valoriser un bail commercial.

    allez a +

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