Suite de l’article précédent : « Bienvenue dans l’usine a fabriquer les plus gros cerveaux du monde, la matière première tant recherchée par la Silicon Valley, une machine dans laquelle on entre comme dans un temple. »

Un peu d’histoire :

1876 : Leland Stanford achète un terrain dans la campagne de San Francisco, pour en faire une ferme. Il en multipliera la surface par plus de 10, lorsqu’il se rendra compte que la ville d’à côté commence à se développer à grande vitesse. Elle portera le nom de Palo Alto, le « Grand Arbre ».

1884 : suite à un drame familial, Leland Stanford décide de transformer sa ferme. Il hésite entre en faire un musée, ou une université.

1891 : l’université de Stanford pose sa dernière brique, mais sera rapidement moquée par l’élite New-Yorkaise, dont les universités de l’Est sont ultra-réputées.

Qu’a cela ne tienne. L’architecte des jardins, nombreux, de Stanford, ne sera autre que Frederick Law Olmsted, le designer de… Central Park.

1939 : 2 étudiants de Stanford créent dans un garage de Palo Alto l’ancêtre de ce que vous avez actuellement en face de vous. L’un se nomme Hewlett, l’autre Packard. Leur garage est considéré comme « le lieu de naissance de la Silicon Valley« .

(cliquez ici si vous ne voyez pas l’image)

1947 : William W. Hansen, professeur à Stanford, invente l’ancêtre du radar.

1951 : premier prix Nobel pour l’université de Stanford.

1954 : second prix Nobel pour l’université. Le second d’une longue lignée.

Le « père de l’Internet » ? Vinton Cerf, diplômé de l’université de Stanford.

Jerry Yang and David Filo, les créateurs de Yahoo! … 2 étudiants de Stanford.

Sergey Brin et Larry Page, les créateurs de Google ? Stanford

Stanford … …

 

L’université de Stanford : production de cerveaux

C’est en voiture et par une longue allée que nous entrons dans l’université de Stanford. Entourées de palmiers plantés au milieu d’un gazon impeccable, les voitures se rapprochent devant l’entrée imposante, puis s’en éloignent pour trouver une place où se garer.  Tel un lieu protégé, les voitures ne sont pas les bienvenues à proximité de l’université. On refera le trajet inverse à pied.

Lorsqu’on se rapproche enfin de l’entrée, les touristes sont nombreux, et les étudiants rares. Nous sommes en plein été.

Sensation étrange de se dire qu’on a fait tout cela pour visiter une … université…

Mais le lieu est culte, et on y entre, d’ailleurs, comme dans un temple.

C’est par une fresque biblique que l’université de Stanford accueille ses visiteurs, ses étudiants et ses professeurs.

Si le visiteur sera d’abord étonné par une telle dérogation à la laïcité au sein d’un établissement universitaire, la fresque, immense et magnifique, impose la solennité du lieu.

(cliquez ici si vous ne voyez pas l’image)

Le temple du savoir ?

Sans aucun doute.

Mais aussi une véritable usine à cerveaux. Une véritable course à la recherche. Les cerveaux coûtent une fortune à la Silicon Valley, telle une inflation de la matière première de la région.

Alors on produit, on produit. Tout dans l’université de Stanford se rapporte au savoir. Le lieu pris d’assaut par les touristes ? La librairie. Vous y trouverez les meilleurs ouvrages du monde sur des sujets pointus, élitistes.

Rien n’est laissé au hasard. Il faut fournir les US en matière grise. Les start-up sont en sous-effectifs de cerveaux et s’arrachent à prix d’or les meilleurs profils, quand un FaceBook ou un Google n’y met pas la main dessus suite à un simple coup de fil.

Comme cette rencontre, un ingénieur, qui nous explique que 2 jours après avoir mis à jour son LinkedIn pour annoncer son nouveau poste chez un des leader mondial de l’Internet (soit au choix Apple, eBay, Google, FaceBook ou Microsoft) se faisait déjà débaucher par un autre leader mondial de l’Internet (soit, au choix toujours, Apple, eBay, Google, FaceBook ou Microsoft), pour le double de son salaire… « And my wife asking: What ?? Would you say no ? … »

Comme je le disais dans l’article précédent, les USA semblent avoir inventé une matière première qui serait elle-même : les cerveaux. Une matière première qu’il faut produire toujours en plus grande quantité, pour ne pas enrayer l’industrie.

D’ailleurs, quand Leland Stanford a créé son université, il a eu cette phrase : « producing cultured and useful citizens« . Sa prémonition était la bonne…

… peut-être n’avait-il juste pas prévu qu’il n’arriverait pas à en produire assez.

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