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Que se passera-t-il si demain tout le monde achète en ligne ? Que se passera-t-il si demain, les “petits commerces” de rue ferment à cause des “petits commerces” en ligne ?

La réponse à cette question est aujourd’hui claire : tous les petits ecommerçants de rue devront un jour se lancer aussi en ligne. Oxatis, PowerBoutique et autres Wizishop l’ont bien compris.

Mais la raison n’est à mon avis pas à cause de la perte de CA engendrée par le Ecommerce :

. En 2007, aux USA, le Ecommerce représentait moins de 4 % du total des achats totaux du “retail”. Si on y ajoute eBay, et son positionnement produits d’occasion + produits neufs, on dépassait à peine les 5%.

. Les experts américains tablent sur un maximum de 15% d’ici les prochaines décennies.

Donc, au pire, les commerces de rue perdront, théoriquement, 15% de leur CA à cause du ecommerce (sachant que dans les 15%, il y a aussi une bonne partie d’achats qui n’auraient jamais été faits hors-ligne, exemple les ventes privées, ou encore les produits très spécifiques).

15%, c’est beaucoup, je ne dis pas le contraire, mais à mon avis ce qu’il va se passer c’est que les commerçants utiliseront leur ecommerce autant comme un canal de promotion que de vente.

Car la tendance est claire : je ne compte plus le nombre de nos clients qui nous disent “Le site rapporte aussi des visites en magasin“, comme c’est le cas d’un client parisien qui vend des chemises. Tous ceux qui ont une boutique de rue nous le disent. Beaucoup aussi s’entendent dire par leur client “Quand vous recevrez ce produit, je le verrai sur votre site non ?“, comme si dès qu’un produit revenait en stock, il apparaissait comme par magie sur le site du commerçant (nous avons eu le cas pour un client dans l’Oise). Ou encore ce commerçant du Morbihan (salut Cédric !), qui me disait que certains clients venaient de plus de 80 Km  à la ronde “parce qu’ils ont vu sur mon site que le produit était en stock !“.

Ou encore ces ecommerçants qui font de l’emailing géographique de leur base de donnée clients pour inciter les gens à passer en boutique avec un code réduc.

Tout ça pour plus ou moins 100 euro/mois avec un logiciel ecommerce mutualisé.

Je ne sais pas si cela suffira à rattraper les -15% de perte de CA, et, d’ailleurs, je ne le pense pas. Mais il y a 2 points irréfutables :

. C’est de toute façon une des pistes pour combler ce manque (c’est mathématique).

. Google, via ses résultats naturels (Google Maps intégré dans les résultats) ET via les ciblages géographiques possible avec ses résultats payants (il est possible de paramétrer une campagne Adwords à la ville près !), semble pousser les marchés localisés.

Alors un rayonnement plus large (cf le cas du client dans le Morbihan), + un rayonnement, au contraire, ultra localisé (cf le cas du client qui vend des chemises sur Paris),  + une fidélisation plus forte en cas de rupture de stock (client de l’Oise), + une campagne emailing géolocalisée, sont des raisons suffisantes pour que demain la question ne soit plus “Le Ecommerce est-il un risque pour le Commerce de rue ?“, mais “Le Ecommerce est-il le sauveur du Commerce de rue ?” Parce qu’on pourra dire ce qu’on veut : 15% de perte (théorique, maximum et dans plusieurs années, je le rappelle), c’est beaucoup, mais c’est largement rattrapable.

Update 27/10/2009 : Un article sur le même sujet d’Oxatis (merci Laure).


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