Auteur/autrice : #OL

  • Les mythes sur les start-up françaises qui se lancent aux USA

    Les mythes sur les start-up françaises qui se lancent aux USA

    Voilà ce qu’on entend lorsque le sujet du déploiement d’une start-up Européenne aux USA est abordé :


    « Lancer sa start-up aux USA ? Oui, c’est super dur, y’a une énorme concurrence, ça coûte cher et faut dépenser à mort en marketing. »

    Sauf que …

    Sauf que la réalité est bien plus complexe.

    Oubliez la concurrence, oubliez les dépenses et oubliez le marketing : ces 3 points, qui reviennent pourtant souvent lorsque le sujet de se lancer aux USA est abordé, sont la base, le niveau 1, le minimum.
    Alors oui, parfois, souvent, tous les jours, vous vous demanderez dans quoi vous vous êtes embarqué. Le challenge est trop intense et les obstacles inédits.

    Aujourd’hui, à l’heure où nous considérons avoir, enfin, craqué le code du marché USA, à l’heure où sort le livre « Lancer sa start-up aux Etats-Unis » de Patricia Carrera, et, à l’heure où, enfin, notre logiciel est reconnu par de grands acteurs US comme Amazon USA et Shopify, je pense qu’il est temps de partager avec vous notre expérience.

    L’expérience d’une start-up française qui s’est imposée sur le marché USA en utilisant ses propres codes, n’écoutant aucun mythe, aucun conseil, aucun expert, et encore moins les moi-je-sais-je-vais-t’expliquer-parce-que-je-sais-mieux-que-toi-j-ai-lu-ça-sur-le-Journal-du-Net-French-Web-Lemonde.fr.

    Bonne lecture.

     

    Les mythes sur les start-up françaises qui se lancent aux USA

    Le pays fait rêver, attire et vous appelle de son énergie. Énergie qu’il imprime à sa volonté : le dollar.
    «Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème.» répliqua Conally à l’Europe. Cruellement vrai.

    Nous allons donc vous raconter ici notre expérience. Elle ne sera pas la même pour d’autres entrepreneurs français, c’est certain.
    Mais j’en rencontre tous les mois ici, et cela depuis plus de 2 ans. Et, souvent, leur conclusion est la même : on ne peut pas comprendre les challenges de lancer sa start-up française aux USA sans tenter le tout pour le tout. Le « ça passe ou ça casse« .
    Et n’espérez pas que « ça passe ou ça casse » signifie y mettre tout votre argent. Ça serait beaucoup trop simple. « Ça passe ou ça casse » signifie prendre le risque de tout perdre.

    Ainsi, voici selon moi les 7 mythes qui entourent le sujet des start-up françaises qui se tentent de conquérir le marché américain.

     

    Mythe numéro 1 : « Il faut d’abord prouver son modèle en Europe, puis attaquer les Etats-Unis. »

    J’ai effectivement entendu cela venant d’investisseurs bien installés sur la place de Paris.

    « Nous n’investirons pas dans votre boite si vous vous lancez aux USA avant de nous avoir prouvé que vous pouviez dupliquer votre modèle en Europe dans un premier temps« .

    Ici, je ne vais pas jouer la carte du « j’avais-raison-heureusement-que-je-n’ai-pas-écouté-les-business-angel-ces-gens-là-ne-savent-pas-de-quoi-ils-parlent« , … car je comprends sincèrement les raisons pour lesquelles ils pensent cela. Vous développer aux USA va clairement mettre en danger votre boite et votre équipe en France. Le « ça passe ou ça casse » dont je parlais en introduction.

    Et, quand on y réfléchit, prouver que son modèle est exportable dans les pays européens avoisinants avant de faire le grand saut, semble une méthode cohérente, n’est-ce pas ?
    Oui.
    Mais c’est ne pas prendre en compte une donnée qui est le cauchemar des start-up. Une donnée qui a coulé MySpace, une donnée qui empêche Yahoo! de se transformer, une donnée qui aurait pu tuer Facebook lors de leur mutation d’une entreprise « desktop-first » en une entreprise « mobile-first« .

    Une donnée qui a le don de monter les associés les uns contre les autres.
    Une donnée qui frustre vos commerciaux, agace vos partenaires, et démotive vos chargés de clientèle.
    Une donnée qui vous fait dire non à vos clients, alors que vous rêvez de pouvoir dire oui.
    Une donnée qui est là, et qui, plus elle vieillit, plus elle devient puissante.

    « Quelle est cette donnée ? » vous demandez-vous.

    Cette donnée c’est… la dette technique.

    Oui… Je sais.. J’entends les CEO et CTO de France et Navarre : « Putain, cette putain de dette technique ! Merde …! Quoi, qu’est-ce qu’elle vient faire aussi là elle ??? » …
    Je sais. On la hait tous…
    Mais oui. Hélas. Vous lancer aux USA va vous demander de revoir votre logiciel de A à Z. Peu importe quel est votre logiciel à date et peu importe si vous aviez recruté des As du développement pour créer votre logiciel : il va vous falloir recommencer à zéro. Dans le logiciel, ce sont les USA qui imposent leurs règles. Et leurs règles sont impossibles à anticiper.

    « Le logiciel est notre invention, mais c’est votre dette technique.« , si on voulait paraphraser Conally.

    La solution ? Vous lancer le plus tôt possible aux USA. N’essayez pas de prouver votre modèle en Europe. Vous ne ferez qu’agrandir votre dette technique.

    Les start-up françaises qui réussissent aux US, sont celles qui se lancent dans une refonte complète du logiciel : de l’ergonomie, du codes et de ces principales fonctionnalités, dont certains impacteront le cœur même du logiciel.

    Et il faudra aller vite car, à la différence de l’Europe où un marché peut se partager entre plusieurs acteurs, aux USA seul le meilleur gagne.

    Votre dette technique est là. Elle est déjà là. N’attendez pas qu’elle grossisse encore. Si vous avez dans vos plans de vous lancer en Europe cette année, alors lancez-vous à la place aux USA.

    Cela nous fait la transition vers le second mythe.

     

    Mythe n°2 On peut gérer le bureau USA depuis la France.

    Nous sommes en 2016, et tout le monde a maintenant bien compris que se développer aux USA sans y ouvrir un bureau sur place, et sans y recruter des profils séniors, ne laissera aucune chance de succès. Ok. Bien. Vous êtes au niveau 1.

    Niveau 2 ? Y déménager en tant que fondateur.

    Combien de fondateurs sautent le pas de lâcher tout ce qu’ils possèdent en France pour repartir de zéro aux USA ? Peu.
    Il faut aimer recommencer de zéro, il faut avoir cela dans le sang. Redémarrer avec une petite équipe, redémarrer dans un pays inconnu, redémarrer dans un petit bureau, redémarrer avec tous ses doutes. Et je ne parle même pas de la partie vie personnelle.

    Mais pourquoi, me direz-vous, avoir au-moins un des fondateurs sur place est-il indispensable, puisque le bureau USA recrutera de toutes façons au moins un sénior/manager/décisionnaire ? Ne pourrait-il pas gérer le bureau USA et nous faire un bilan chaque fin de mois ?

    La réponse vous l’avez devinée, est non. Pourquoi cela ? Justement à cause du mythe n°1 : vous avez une énorme dette technique (que vous l’acceptiez ou pas, c’est le cas, et ne pas l’accepter ou ne pas s’en rendre compte est la cause n°1 d’échec).

    Or, cette dette technique, la France ne pourra pas la comprendre, et cela est logique. Vous avez déjà 1.000 clients (en France), vous générez 1 million de CA (en France), le savoir-faire est en France, et c’est la France, encore elle, qui ouvre son porte-monnaie tous les mois pour payer les salaire des employés américains.
    Sauf que … vous avez quand même un logiciel à recoder. Point. C’est comme ça.

    Ainsi, si vous n’avez pas un des fondateurs (si possible celui avec la « grande gueule« ….) sur place pour expliquer, argumenter, pour, parfois, devoir imposer ces changements indispensables pour espérer ne serait-ce que survivre aux USA, comment voulez-vous que les choses avancent dans le sens du bureau US ? Un sénior américain, bien qu’indispensable, n’aura pas la légitimité, le poids « politique » interne, ni même la patience, tout simplement, pour imposer à une équipe plus légitime que lui les indispensables changements nécessaires.

    Nous sommes même aller très loin, car un matin, alors que j’ouvrais mes emails, je lis celui d’un de mes 2 co-fondateurs : « Clément (l’autre co-fondateur) a pris l’avion, il arrive dans 6 heures à l’aéroport. Vous avez 2 semaines pour le convaincre de la pertinence de recoder le logiciel. Sinon, on arrête les USA. Tu peux l’héberger ? »

    Nous avions un seul employé sur le marché USA à l’époque. Andy, notre « US Market Director« . Quand je lui ai annoncé la nouvelle une fois arrivé au bureau, j’ai vu de l’inquiétude, de l’espoir et du soulagement dans ses yeux. Tout cela à la fois.

    Moi ? Je savais qu’on allait rentrer dans une nouvelle dynamique. La clef finale de notre succès volait en ce moment-même au-dessus de l’Atlantique, il ne me restait plus qu’à trouver un bon lit gonflable, car … les deux prochaines semaines allaient dessiner notre avenir sur le marché américain. (mais où-est-ce qu’on achète un matelas gonflable à New York ?… Hum… Aucune idée….).

    Si vous n’envoyez pas une grande partie de l’ADN aux USA, ADN qui en plus sera capable de repartir de zéro, le succès sera impossible.

    Comme le dit le fondateur de SongPop : « conquérir le marché américain ne marche que quand un des co-fondateur est sur place. » (même source, le livre de Patricia Carreras).

    Je rencontre beaucoup de français aux US, et lorsque les langues se délient un peu, ils me disent tous « Je sais, mais la France ne veut pas, et je ne sais pas comment leur expliquer. »

    Je suis passé par les mêmes conflits. Exactement les mêmes.

     

    Mythe n°3 : « Il suffit d’être d’accord avec ses associés. »

    Comme je le disais plus haut, c’est l’équipe française qui dans les faits est la plus qualifiée pour décider des futurs développements du logiciel. Or, nous avons besoin d’américaniser le logiciel. Les véritables codes logiciels se décident aux USA, ils ne s’adapteront pas à vous. C’est ainsi.

    Pour y remédier, j’ai eu ma propre méthode. Pas la meilleure, même si elle a fonctionné. Mais cette méthode est peu… disons … très peu démocratique et très court-termiste …

    En fait, j’ai même été légèrement embarrassé lorsque je l’ai expliquée à Patricia Carreras dans son nouveau livre (page 218) « Lancer sa start-up aux Etats-Unis »
    Vous trouverez donc dans cette interview une explication des différentes phases par lesquelles nous sommes passées et une explication de cette fameuse méthode « très-peu-démocratique-et-très-court-termiste-mais-qui-fonctionne » … Parfois, je me dis même que c’est la seule méthode possible au début du lancement sur le marché USA. Je peux me tromper, bien évidement. Je conclue d’ailleurs l’interview en ouvrant le débat : « les méthodes pour lancer sa start-up aux USA sont en train de s’écrire afin d’aider les prochaines générations de startupers français et européens à se lancer aux US. »

     

    Mythe n°4 : « les USA adorent les start-up françaises ! »

    Ok, donc désolé d’avance, mais non. Ils adorent les développeurs français, oui. Mais ce n’est pas pareil. Pourquoi ? Tout simplement parce que telle est la réalité de ce qu’ils constatent : des start-up françaises qui se plantent aux USA (on est dans l’ordre du 80% à mon avis), mais, à l’opposé, des français qui s’éclatent à travailler chez Google, Facebook, LinkedIn quand ils sont développeurs, ou Pixar et Disney quand il sont graphistes. Voilà la cruelle réalité. Les américains sont pragmatiques.
    Je vois trop d’entrepreneurs français mettre à tort en avant leurs diplômes de développeurs et leur succès sur le sol français. Oui, vous allez intéresser beaucoup de gens, prêt à vous proposer un salaire de 200k$ pour vous recruter. Mais votre logiciel ? non. Pas intéressant, car pas américain.

    Ainsi, notre stratégie a été claire depuis le Jour 1 : nous sommes une boite américaine. Point. Terminé. Même si nos status disent l’inverse, que 98% de notre CA est généré hors des US, et que 98% de notre team est en France. Peu importe. D’ailleurs, sur la version américaine de notre site web, il n’est fait mention nulle part de notre bureau France.

    « Fake it until you make it! » (Bill Gates).

    Et ce n’est pas tout : il vous faudra aussi vous renseigner sur le match de basketball de la veille et être capable d’avoir un avis très tranché sur qui aurait dû gagner. C’est ainsi que démarrent les conversations ici. Le fameux « small talk » typique des américains.

     

    Mythe n°5 : « Pour réussir aux USA, il faut se construire un réseau. »

    Cette affirmation est en partie vraie, mais pas tout à fait dans le sens où on l’entend. Oui, vous allez avoir besoin d’un réseau.

    Mais les deux premières années vont être tout autre chose que juste les rencontres et les dej’ entre PDG. Pourquoi ? Parce que vous avez un logiciel à reprendre de zéro. Et si vous relisez les mythes n°1 et 2, vous comprendrez qu’un gros chantier vous attend.

    Tant que votre logiciel ne s’est pas américanisé, qui donc voulez-vous intéresser pour un dej’ ? Les américains sont des gens qui valorisent leur temps, donc commencez à les rencontrer quand vous êtes vraiment en place et que la traction a commencé.

    Ainsi, pour revenir sur notre propre expérience, nos deux premières années ont été consacrées au logiciel. Rien d’autre. Nous avons passé 10h/jour pendant 2 ans à travailler avec notre équipe la tête dans notre ordinateur.

    Durant ces 2 années, mon co-fondateur CTO venait régulièrement passer 1 mois aux bureaux USA, et nous ne faisions que bosser. Nous étions redevenus une micro-start-up avec ses joies, ses challenges et ses nuits courtes.

    Une fois que votre produit sera prêt pour attaquer le marché US et que vous serez venu à bout de cette fichue dette technique, commencez à construire votre réseau.

    « Don’t expect anything from anybody, work hard and put your head down! » (Deborah Meaden)

     

    Mythe n°6 : « Le risque vient de la concurrence, qui est trop forte. »

    Qu’on ne s’y trompe pas : oui, la concurrence est violente aux USA. Vos concurrents veulent votre peau. C’est tout. Ce sont leurs règles. Et, entre le débauchage à prix d’or, et leurs commerciaux qui appellent chacun de vos clients qui laissent un testimonial sur le web, ils ont les moyens des les appliquer, leurs règles. Ils voudront vous tuer. Point. Vous êtes un moustique pour eux.

    Mais le souci n’est pas là. Car s’ils sont capables de vous tuer, c’est parce que vous avez laissé une porte ouverte. Ne laissez aucune porte ouverte à la concurrence.
    Comment procéder ?

    Voici ce que nous avons fait :

    1. Comme on ne pouvait pas retenir nos employés en nous alignant sur ces salaires astronomiques, nous avons offert ce qu’une entreprise USA ne pouvait pas offrir : 5 semaines de congés payés par an. Aucune société US ne peut proposer cela sans désorganiser l’ensemble de ses process internes. Or, pour nous, il s’agissait au contraire déjà de notre organisation. Ces 5 semaines de congés payées peuvent vous faire retenir de véritables pointures américaines au sein de votre équipe.
    2. Concernant les clients qui se faisaient démarcher ? Là, c’est plus compliqué. Va falloir avoir votre tête dans vos écrans d’ordinateur encore un peu. Car, pour retenir vos clients, il n’existe qu’une solution : être meilleur et moins chers. Terminé.
      Dure réalité….
      Dure, sachant que, lorsque vous arriverez sur le marché USA, vous remarquerez que des concurrents il en arrive en fait du monde entier. J’avais, bien sûr, repéré les concurrents US avant de nous lancer sur ce marché, oui. Mais quid de ce concurrent UK ou Australien ? (qui, soit dit en passant, vous découvre lui aussi …).
      Et ce concurrent indien, qui casse les prix ? … Ouch …
      Il en arrive du monde entier.

     

    Alors qui de tous ces concurrents réussira ? C’est quoi être meilleur ?

    Et bien, justement, nous en revenons à l’ensemble des mythes précédents :

    • Se lancer tôt, pour réduire au maximum la dette technique (qui est forcément bien plus grande que ce que vous croyez). Si nous partons du postulat que votre logiciel n’est pas adapté au marché US, alors face à tous ces concurrents, il va falloir que vous vous adaptiez le plus vite possible à ce qu’est vraiment la demande américaine.
    •  Avoir un des fondateurs sur place. Il est la meilleure personne pour faire face aux attaques de la concurrence, qui de toutes façons seront violentes. Qui d’autre que le fondateur pourrait prendre la décision de 5 semaines de vacances pour les employés US, ou, encore plus complexe, de recommencer le logiciel depuis presque zéro ?
    • Sentir le bon moment pour lancer la constitution de son réseau : ni trop tôt, ni trop tard. Le PDG est la meilleure personne pour représenter la boite, mais les premières années seront loin de tourner autour de petits fours et coupes de Champagne.

     

    Mythe n°7 : « Il faut lever des fonds pour se lancer aux USA. »

    Je vais avoir un avis moins tranché sur ce point. Si nous avons réussi à nous imposer sur le marché américain sans lever de fonds, il est évident qu’on n’est jamais assez riche pour conquérir ce continent.
    Cependant, nous avons réussi sans faire de levée, donc c’est possible.

    Ne pas lever de fonds c’est, certes, avoir moins d’argent disponible, mais pas forcément moins de moyens disponibles.

    Or, nous avons bénéficié d’une abondance de moyens pour nous développer sur le marché US : l’intelligence et l’adaptabilité de ma team.

    Il y a même un avantage à ne pas lever de fonds : nous avons pu appliquer nos propres méthodes, méthodes qui n’étaient pas conventionnelles. Méthodes conventionnelles qui plantent dans 80% des cas depuis des annèes, mais que, étonnamment, personne ne pense à remettre en question. S’il fallait décrire ces méthodes conventionnelles, elles tournent en général autour de : recruter des commerciaux, faire du Adwords et créer du contenu sur un blog, et non pas « refaire le logiciel de A à Z« , comme nous l’avons fait.

    Je précise que je suis conscient que les méthodes conventionnelles auront la dent dure encore longtemps. Je ne me fais aucune illusion.

     

    EN CONCLUSION

    Oui, c’est très dur de déployer sa start-up française aux USA.

    C’est très dur, très décourageant, rageant et fatiguant. Alors oui, on aimerait bien croire au mythe qui dit qu’il faut beaucoup d’argent et de marketing. Ça serait tellement simple par rapport à la réalité.

    Le SAAS est l’invention des américains, mais notre dette technique. Ils ne s’adapteront pas à votre logiciel, et, en plus, vous demanderont d’être le meilleur.

    C’est la dure réalité.

    J’espère vous avoir donné une autre vision des challenges qui vous attendent, car, oui, in fine, je conseille à toutes les start-ups de se lancer dans la conquête du marché américain. C’est dans cet objectif que j’ai écris cet article, même si, parce qu’il en montre la réalité, il peut sembler faire passer le message opposé.
    Tout en faisant attention à ces 7 mythes, j’incite effectivement toutes les start-up à se lancer sur le marché américain, oui.

    Car s’il ne devait rester qu’un seul mythe auquel croire. Un seul mythe auquel croire encore et toujours.
    Un mythe qui pousse chaque jour des millions d’hommes et de femmes à donner le maximum d’eux-mêmes.
    Un mythe vieux de plus de 200 ans et devenu presque un style littéraire à lui tout seul.
    Un myhe que nous avons tous au fond de nous. Quelque part. Il est là.
    Qui ressurgit un Samedi soir au cinéma, face à ce grand écran. Qui ressurgit au hasard d’une musique ou d’une image de ses grandes avenues. Ces images que l’on porte en nous, si famillières et si inconnues.

    S’il ne devait rester qu’un seul mythe, donc, il s’agirait bien de celui-ci : le rêve américain.

    Olivier Levy

  • [Olivier Levy] – Stephen Covey appliqué aux Ecommerçants

    Stephen Covey. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cet auteur vend 1 million d’exemplaires de son livre chaque année, sachant que ce livre fut édité pour la première fois il y a 25 ans…

    Pour les plus matheux et rapides d’entre vous ayant déjà fait la multiplication et qui se demandent quel est donc ce livre, le titre est « Les Sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent« .

    covey

    Le titre est accrocheur, la pochette est vintage.
    Et ce chiffre…. 7, qui nous appelle et nous fait dire que, même si les 7 habitudes ne sont pas toutes révolutionnaires, « je trouverai bien au moins une ou deux qui mérite l’achat de ce livre« .

    Un livre qui est tombé pour la première fois entre mes mains alors que j’étais encore collégien, et m’est revenu peu après mon lancement dans l’entrepreneuriat (y’a longtemps, maintenant….. ….), lorsqu’un ami, en train de le lire, me fit remarquer que si je l’avais lu avant d’avoir été entrepreneur, alors sûrement je n’avais rien saisi du véritable intérêt du contenu.

    Ainsi me voilà parti pour une seconde lecture, et, effectivement, je n’avais pas saisi le quart du véritable message de l’auteur. Fallait avoir le cuir travaillé pour comprendre Stephen Covey. Et parmi ces 7 habitudes, celle dont j’avais le moins compris l’importance est l’habitude n°3 : « Donnez la priorité aux priorités. » Sûrement l’habitude la plus puissante du bouquin.

    Se pose donc la question :

    Comment appliquer l’habitude n°3 quand on est Ecommerçant ?

    Comme l’explique Covey, chacune de nos tâches quotidiennes rentrent forcément dans une des 4 cases (il utilise le terme « cadran ») du tableau ci-dessous :

    matrice-covey1

    Il y a le cadran 1, tâches importantes et urgentes (projets à finaliser, un fournisseur qui appelle, etc.), le cadran 2, tâches importantes mais pas urgentes (planification, pensez à l’avenir, anticiper, etc.), le cadran 3, les tâches urgentes mais non importantes (le téléphone sonne, les réunions, certains emails, etc.) et, enfin, le cadran 4, les tâches non importantes et non urgentes (faire semblant de travailler, se noyer dans son travail, lire des articles sur Internet toute la journée, etc.).

    Simple non ? Une tâche, un cadran, et seulement 4 cadrans.
    Alors, oui, je sais, vous avez tous compris que « houla, les tâches du cadran 4, il faut les éviter à tout prix » et qu’il ne faut faire que des tâche cadran 1 (urgentes et importantes). Normal, vous êtes Ecommerçant, et chaque jour est une nouvelle course pour livrer à temps, passer vos commandes fournisseurs, appeler tel ou tel prestataire, etc. etc.

    Sauf que non.

    (« comment ça ? y’avait donc un piège??…« )

     

    Le secret se trouve dans les tâches cadran 2 !

    Comme tout entrepreneur (au sens large, c’est-à-dire celui qui a décidé d’avancer dans la vie), le Ecommerçant doit se focaliser uniquement sur les tâches « pas urgentes, importantes » : le cadran 2.
    Et vous allez voir, il est très très dur de se focaliser sur les tâches cadran 2.

    Prenons quelques exemples pour bien comprendre ce qu’on pourrait mettre dans le cadran 2 quand on est Ecommerçant :

    1. Participer à la réunion prévue sur le nouveau design du site ? Non, c’est cadran 1.
    2. Votre principal fournisseur vous a envoyé un email pour vous annoncer l’augmentation des tarifs et souhaite vous parler ? Raté encore. C’est cadran 1.
    3. Un colis est arrivé cassé et l’acheteur demande un remboursement ? Cadran 3 !
    4. Vous passez dans le bureau de l’équipe Commerciale qui est en pause dej, et le téléphone sonne ? Cadran 1 ou 3 (vous le saurez après avoir décroché).
    5. Veille sur votre marché (lecture presse spécialisée, veille concurrentielle, réseaux sociaux) ? Malgré tout ce qu’on vous a appris à l’école, c’est cadran 4.
    6. Vous recrutez et un candidate vient d’arriver pour son entretien ? « Ha oui, ça Olivier c’est cadran 2, car on anticipe sur l’avenir!!« .
      Ben non… Cadran 1…
    7. Votre chargé de compte Collissimo vous appelle pour vous présenter une nouvelle offre et….
      « Ok ok Olivier…. On a compris!! C’est pas cadran 2, c’est un autre cadran et on s’en fou du quel !!! Mais alors je ne dois plus jamais faire de cadran 1 à ce rythme là… T’as oublié ce que c’était que d’être Ecommerçant ou quoi???!!! Non mais, je rêve, j’ai une entreprise à faire grandir moi monsieur… ».

    … bon …

    Ok, on se calme. On respire, on prend du recul et on croit en l’avenir… Tout va bien se passer.

    Se calmer, prendre du recul et penser à l’avenir : bienvenue dans le cadran 2.

    Vous voyez, vous y êtes déjà dans le cadran 2. On y est bien non ? (respire encore un peu toi derrière. Mais non, ce n’est pas le téléphone qui sonne, c’est… de la musique. C’est juste de la musique ou imagine ce que tu veux, mais ne réponds pas. Pas tout de suite en tout cas. Respire. Pense cadran 2. Cadran 2 j’ai dit. T’es cadran 1 là, j’le vois…).

    Le cadran 2 pour un Ecommerçant contient tout ce que vous savez que vous devez faire, mais dont vous n’avez pas le temps. Il contient aussi tout ce que vous savez que vous devriez faire et mettre en place, mais « il-faut-gérer-le-quotidien-je-vais-recruter-et-ça-ira-mieux-de-toutes-façons-c’est-n’est-pas-urgent-regarde-même-ton-tableau-il-le-dit-alors-laisse-moi-bosser-sur-mes-trucs-urgents« .

    Vous allez le constater, faire du cadran 2 va vous demander beaucoup de concentrations.

    . Lire le plus de livres possibles ? Cadran 2
    .
    Chercher de nouveaux produits ? Cadran 2
    . Sport/méditation/yoga ? Cadran 2
    . Ouvrir le marché international ? Cadran 2
    . Réfléchir à changer de logiciel Ecommerce/Gestionnaire de Flux/logiciel d’emailing ? Cadran 2
    . Organiser un dej avec votre principal fournisseur ? Cadran 2
    . Faire une réunion « sans ordre du jour » avec un de vos employés ou votre boss ? Cadran 2
    . Tester ce nouveau logiciel dont le Journal du Net avait parlé y’a 3 mois (mais dont vous avez oublié le nom) ? Cadran 2
    . Lancer un gros projets interne avec vos collègues ? Cadran 2.
    . Prendre le temps de définir des objectifs précis pour 2016 et les présenter à votre équipe ? Cadran 2.
    . Chercher un fournisseur moins cher ou renégocier les prix d’achats ? Cadran 2.
    . Se mettre au vert pendant 3 jours et anticiper l’avenir de votre marché ? Cadran 2.
    . Créer sa propre marque sur ses meilleurs ventes ? Cadran 2.

    etc, etc…

    Vous voyez, avec le cadran 2, il y a de quoi occuper largement vos journées. C’est là que vous devez aller.

    « Ok, super cette théorie, mais j’ai du chiffre à faire rentrer et j’ai pas le temps pour tout ça ! Je fais comment moi ? »

    Cadran 2, pense cadran 2 –> respire, prend du recul, pense au futur.

    Le mythe du 100% cadran 2

    Je vais vous dire : le cadran 2, moi, je n’en fais que 30% de mon temps, et c’est déjà beaucoup. A 70% de mon temps, je suis dans le cadran 1, et j’y prends tout autant de plaisir.

    Bien sûr que quand le téléphone sonne et que personne n’est là pour répondre, je décroche. Je suis comme tous les patrons de boites.
    Mais je suis ravi d’avoir un client ou un prospect au téléphone, et, même si je ne suis pas la personne qui pourra l’aider et qu’il devra forcément rappeler plus tard, il est toujours, lui aussi, ravi de parler au PDG.

    Et c’est là que tout change : pourquoi ne pas profiter de cette action cadran 1, pour la transformer en cadran 2 ? Tous les marchands avec qui, de toute ma vie, j’ai eu la chance de discuter, m’ont donné une idée pour l’avenir de mes sociétés, et donc ont eu un impact cadran 2 sur moi.

    Les marchands ont toujours été étonnés du temps que je pouvais consacrer à nos échanges malgré notre croissance, mais c’est justement parce que j’arrive très vite à orienter nos échanges en cadran 2, que nos échanges sont riches pour les deux côtés (sans parler de l’avantage d’avoir gagné la fidélité du client en question pour encore de longues années !).

    Soyez donc rassurés, la théorie du 100% cadran 2 est impossible à moins de s’appeler Steve Jobs, et n’est d’ailleurs même pas forcément un but à atteindre.

    Mais réalisez grâce à cet article que :

    1. Le secret se trouve dans le cadran 2.
    2. Une action cadran 1 peut au moins une fois sur deux se transformer en résultat cadran 2.
    3. Et, surtout, le plus important, maintenant que vous aurez lu ces lignes, vous serez maintenant conscients lorsque vous serez en train de faire une tâche cadran 1. Le fait d’en être conscient est le seul chemin pour, jour après jour, faire de plus en plus de cadran 2.

    Un dernier piège dans lequel ne pas tomber : se dire qu’on garde ses actions cadran 2 pour la fin de journée, lorsque tout le monde a quitté le bureau. Non. Les actions cadran 2 doivent se faire durant votre journée classique de travail.

    J’espère que vous organiserez maintenant vos journées un peu différemment.

    Ainsi, pour conclure, au lieu de souhaiter bonnes ventes à tous les Ecommerçants comme à mon habitude, je vous souhaite, pour cette fois, un bon cadran 2.

    Olivier Levy
    PDG Blog Ecommerce

    PS : je vous remets aussi ici le lien vers le livre en question.

  • Pourquoi les plus anciens Ecommerçants sont des gens blasés ?

    Voici le premier RDV éditorial mensuel, comme annoncé à la fin du précédent article.

    [Edito Fev 2016 Olivier Levy]

    Pourquoi les plus anciens Ecommerçants sont des gens blasés ?

    Que pense le Ecommerçant, surtout parmi les plus anciens, de sa génération de trafic ?

    Que pense cet Ecommerçant qui, dans les années 2010 (ce n’est pas si loin), générait son trafic à 80% via du SEO (référencement naturel) ?

    Je vais vous dire ce qu’il en pense, cet Ecommerçant : il est blasé.

    Comme à chaque fois, comme à chaque changement dans une industrie, comme toujours et comme il en sera toujours jusqu’à la nuit des temps : quand un changement arrive, les anciens gagnants deviennent les nouveaux perdants. Point. Terminé.

    Si vous existiez dans une industrie, c’est que vous faisiez partie des gagnants, donc de ceux qui avaient « compris comment ça marche« . C’est tout. Il n’existe pas d’autres possibilités puisque, par définition, quand une industrie change, elle change vis à vis de ceux qui y officiaient.

    Et c’est ainsi que va le monde.

    Prenez n’importe quelle industrie, celle du fast-food, celle de l’automobile, ou celle du Ecommerce, les mêmes schémas se répètent, et se répèteront toujours. Ne croyez pas votre génération plus intelligente que les précédentes.

    Ceci,  qu’on le réalise ou pas, ne changera pas la réalité : c’est un fait, chaque génération réfléchit en fonction de son propre paradigme.

    Puis Darwin veille au grain pour sanctionner les « c’était-mieux-avant » et autres « ce-qui-est-en-train-de-se-passer-dans-cette-industrie-c’est-du-grand-n’importe-quoi » (et, à l’occasion, priez pour eux, car il n’est jamais bon d’avoir Darwin à ses trousses : cela fait 100 millions d’années qu’il n’en a pas loupé un… Pas un seul…).

    Donc, intéressons-nous à ces Ecommerçants, parmi les plus anciens donc, qui ont réussi à se sortir de leur paradigme.

    Et bien ceux-là, je vous le dis, bien qu’ils soient encore en vie, ils sont grave blasés …. Ne croyez pas qu’ils ont crié victoire et célébré. Ils ont crié victoire, certes, mais, pour une raison qu’ils ne comprennent pas, ce n’est pas encore la fête. Au contraire, cette industrie qui a changé, ils n’ont toujours pas l’impression de la maîtriser comme l’ancienne.

    Qu’ont-ils fait pour sortir de leur paradigme ?

    Qu’ont-ils fait pour s’adapter à leur nouvel environnement ?

    Quelles mutations ont-ils décidées d’opérer ?

    Sans y avoir prêté forcément attention, on l’a tous entendu, et c’est le sujet de la seconde partie de cet édito :

     

    « Le SEO j’arrête, je mets tout sur Adwords maintenant ! »

    On l’a tout entendu ça, n’est-ce pas ?

    Bon … On respire… Je sais, c’est pas facile d’être Ecommerçant. Mais croyez-moi, ce n’est pas plus dur que dans d’autres industries.

    Maintenant que tout le monde a respiré (toi au fond là, je te sens encore un peu nerveux, reprend une dernière grande respiration. Voilà… Par la bouche, souffle par la bouche ! Voilà, c’est bien. Continue un peu, tu vas en avoir besoin pour la suite… oui, le pire arrive.).

    Donc, parmi ceux qui on évité la punition Darwinienne, on retrouve, certes des résilients, mais en même temps des blasés.

    Normal, éviter la sanction de Darwin demande un plus grand effort que vous ne l’espériez.

    Dire « J’arrête le SEO, je mets tout sur Adwords« , ou dire « J’arrête Adwords, je mets tout sur le SEO« , ou encore « J’arrête le SEO, je mets tout sur les Places de Marché » est aussi une erreur.

    (« Facebook, tout le monde est sur FaceBook. Je vais faire ça !! C’est ça qu’il faut faire, hein ?? Dis que c’est ça qu’il faut faire !?!  Et ne me dit pas Twitter. S’te plait! Je comprends rien à Twitter!! C’est FaceBook, c’est ça ? ‘Tain, j’le savais. J’étais sûr!!« ).

    (respire toi au fond).

     

    Bon. Toutes ces phrases vous les avez entendues, n’est-ce pas ? Et lorsque vous vous dites cela, vous pensez vous être mieux adaptés que les autres ?

    Normal.

    Sauf que …

    … sauf que vous voulez que je vous dise un truc qui ne va pas vous faire plaisir ? Mais genre, pas du tout plaisir ? (respire profondément toi là au fond, continue… Je t’avais dit que le pire était à venir, mais respire, ça va aller…).

    Vous faites en fait exactement la même erreur que ceux cités au début de cet édito, ceux qui sont restés dans leur paradigme, et se sont fait sanctionner par Darwin. Vous êtes dans la même eau trouble.

    Oui, Darwin est toujours après vous.

    Car leur paradigme (et donc, du coup, le vôtre…), n’était pas « c’était mieux avant, il suffisait de faire du SEO pour générer, gratuitement, 80% de nos ventes« , mais « c’était mieux avant, car avec un canal unique, on générait 80% de nos ventes. »

    Voilà l’erreur.

    C’est parce que ce canal, le SEO, était gratuit, que vous avez été induits en erreur. Or, ce n’était pas parce qu’il était gratuit, qu’il y avait un paradigme. C’était parce qu’il était l’unique.

     

    Olivier Levy
    PDG Blog Ecommerce

    (prochain édito, première semaine de Mars)

     

  • Les ambitions de Blog Ecommerce en 2016

    2016 est lancé.

    Les Ecommerçants ont réussi leurs ventes de Noël, et le rush des Soldes est passé.

    Alors maintenant que vous sortez la tête de l’eau (autant qu’un Ecommerçant puisse avoir la tête hors de l’eau…), nous vous présentons, mon équipe et moi-même, une excellente année 2016 !

    Et nous allons vous aider à faire de 2016 une superbe année pour vous.

    Merci pour votre fidélité.

    Parlons donc maintenant du futur. Parlons de cette année qui commence, de cette année qui, je vous le promets, sera la meilleur depuis longtemps pour les Ecommerçants. On la sent bien cette année, je vous le dis !

    Des ambitions démesurées pour Blog Ecommerce en 2016

    Blog Ecommerce est l’agence préférée des Ecommerçants. Si elle est l’agence préférée, c’est parce qu’elle a toujours délivrée avec pour seule ambition : aider les marchands. Point !

    Et Blog Ecommerce aide les marchands à sa façon. Ne venez pas chercher sur Blog Ecommerce les conseils que vous trouverez dans les livres à la Fnac, ne venez pas chercher chez Blog Ecommerce une équipe lisse dans son ambition et opportuniste dans sa communication. Blog Ecommerce aide les marchands à sa façon, et elle est unique.

    « Vraiment unique ? »

    Blog Ecommerce se lance en 2008 sur le marché du SEO, car aucune prestation SEO n’était dédiée au Ecommerce et leur large catalogue Produits.

    Elle décide de ne communiquer que via un blog, et d’y fournir gratuitement des conseils que d’autres agences, à l’époque, facturaient.

    De plus, si avoir un blog semble logique aujourd’hui, à l’époque, Facebook était inconnu en France et Twitter n’existait pas. Les fameux articles « My Ecommerce Sucks » avaient aidé à porter la voix.

    2009, la FEVAD crée avec les lecteurs du blog « Les Espoirs Ecommerce »

    Puis en 2012, Blog Ecommerce lance le (long) chantier de sa Box Webmarketing. Un produit devenu tellement populaire, que certains prospects nous appellent pour demander une Box, alors qu’ils n’ont lu aucun article du blog. Et la bonne nouvelle est que plus de 10 partenaires vont rejoindre la Box cette année.

    2013, lancement de notre catalogue papier. Là encore, avoir un catalogue papier à l’époque du tout numérique n’avait que peu de sens (surtout que nous ne publierons jamais de version PDF, quitte à vous envoyer ce catalogue en Chine !!). Aujourd’hui, 20.000 catalogues ont été distribués et se trouvent aujourd’hui sur les bureaux des Ecommerçants (il nous en reste moins de 500, commandez votre exemplaire ici).

    2015, nous avons lancé l’interface Box Blog Ecommerce (nous n’avons pas eu le temps de vous en parler, mais en gros, nos clients adorent). Pour la première fois, un contrat unique, personnalisé et ouvert aux partenaires extérieurs, rassemblait toutes les prestations marketing possibles pour un Ecommerçant.

    Le tout, pilotable via un logiciel, créé en interne et qui se connecte à votre Google WebmasterTool, qui vous présente via une TimeLine toutes les actions passées, actuelles et à venir, ainsi que vos alertes et statistiques WebmasterTool. Dans cette interface, chaque appel, email, document sont automatiquement traqués à la minutes près. Le tout, grâce à plusieurs équipes dédiées constituées chacune de 6 personnes (SEO, Adworsd, Places de Marché et partenaires).

    Avec le produit Box + ce logiciel,  Blog Ecommerce est la première agence à avoir transformé des prestations de services en un produit.

     

    Alors 2016 ? Quelles sont les ambitions de Blog Ecommerce ?

    Tous les ans, nous donnons la même réponse (vous n’avez pas encore compris ? ;-) )

    La seule et unique question que l’on se pose est : « Comment encore plus aider les Ecommerçants ?« . Point. C’est tout. Ne cherchez pas ailleurs. Y’a rien d’autre, et il n’y a pas de vice caché. C’est cela qui fait notre succès. Point.

    Pas ces articles, ni la plume facile de son auteur, ni le badbuzz, le goodbuzz, le attend-je-suis-pas-d’accord-et-je-le-dis-car-moi-aussi-j-ai-mon-avis-bouge-pas-je-vais-sur-Twitter, ni la notoriété, ni même l’ancienneté de l’agence. Non. Rien de tout cela. La seule raison du succès est que nous ne nous sommes jamais posé la question si nous donnions trop d’info sur le blog, nous ne nous sommes jamais posé la question si le fait d’améliorer le SEO de la solution PrestaShop en natif, avec leurs équipes, allait nous faire perdre des contrats potentiels, nous ne nous sommes jamais posé la question de savoir si le catalogue n’était pas trop riches en conseils précis (sur Magento, PrestaShop, Wizishop, Powerboutique, etc…) et dont seule notre agence avait le savoir-faire, nous ne nous sommes pas posé la question d’éditer un Livre Blanc SEO avec PrestaShop qui expliquerait toute la méthodologie Blog Ecommerce, non, nous ne nous posons pas ce genre de question, nous ne nous posons pas de limite quand la réponse à la question  « Est-ce que cela aide les marchands ? » est « Oui ».

    Point. C’est tout.

    Vous ne nous croyez pas ? Vous vous dites que nous faisons nos calculs et que, in fine, on s’y retrouve car cela nous fait de la pub ? Ok, je comprends. Mais lisez la suite : Blog Ecommerce est l’agence officielle chez PrestaShop qui forme ses agences SEO certifiées à son savoir-faire. Parce que nous ne pourrons aider tous les marchands, alors nous formons nos concurrents.

    Nous avons pour unique objectif de rendre l’Ecommerce français meilleur. Point. Et oui, les Ecommerçants nous le rendent bien. Très bien même, et je ne les remercierai jamais assez.

     

    « Alors, c’est quoi votre plan pour 2016 ? »

    Premièrement, on lâche les chevaux en 2016, donc on va avoir besoin de recruter à max (postule ici si toi aussi tu aimes les lâchers de chevaux).

    Deuxièmement. On s’est dit que si nos clients aimaient l’interface du logiciel de la Box Webmarketing, on allait l’ouvrir à tous les Ecommerçants. Gratos! (nous vous en reparlerons sur ce blog).

    Troisièmement, puisque le Livre Blanc SEO qu’on avait édité y’a 5 ans a encore aujourd’hui du succès, on allait en éditer une version 2, spéciale PrestaShop 1.6 (bientôt disponible aussi). 6 mois de ré-écriture de ce Livre Blanc pour vous aider dans votre SEO si vous êtes sur PrestaShop.

    Avec ce Livre Blanc, plus besoin d’agence SEO basique !

    Quatrièmement ?

    On a voulu faire fort. On a voulu faire fort, car si ce n’est pas nous qui le faisons, qui le fera ?

    Alors voilà :

    Pas le temps de lire le dernier article sur Blog Ecommerce ? Pas grave, il sera aussi disponible sous forme de vidéo.

    Envie de découvrir les coulisses de Blog Ecommerce ? Nikel ! Nous sommes en train de monter un studio vidéo dans les bureaux et nous avons Héloïse qui nous rejoint pour être la réalisatrice officielle !

    Nos partenaires aussi vous souhaitez mieux les connaître ? Nous enverrons notre équipe filmer leurs bureaux, afin que vous les découvrirez de l’intérieur aussi.

    Vous l’avez deviné. Après un blog, après un catalogue papier, Blog Ecommerce lance sa chaine TV.

    C’est la Blog Ecommerce TV, c’est 2016, c’est nous, c’est ma team et c’est notre ADN !

    Terminé !

    Bonne année 2016 à tous les Ecommerçants.

    Voici le teaser ci-dessous :

    Merci de votre confiance.

    Olivier Levy

    (PS : nouveauté en 2016, édito mensuel de Olivier Levy, PDG Blog Ecommerce) #TropBienOnVaSeMarrerEn2016

  • Parce que les meilleurs ecommerçants connaissent les réponses à la plupart de ces questions:

    Parce que les meilleurs ecommerçants connaissent les réponses à la plupart de ces questions:

    1. Qui peut faire un audit de mon site ?
    2. Comment augmenter mon panier moyen ?
    3. Comment arriver dans les premiers résultats « naturels » de Google ?
    4. Comment augmenter mes visites ?
    5. Google indexe-t-il bien l’intégralité de mon site ?
    6. Mon Trusted Feed est-il optimisé pour les shop-bots ?
    7. Y-a-t-il des réseaux de ventes que j’ignore sur le web ?
    8. Comment augmenter mon Page Rank ?
    9. Comment augmenter mon taux de conversion ?
    10. Pourquoi mes achats de mots clef ne sont-ils pas toujours rentables ?
    11. Mon référencement sur les moteurs de recherche et annuaires ?
    12. Ai-je le meilleur systeme de paiement en ligne ?
    13. Les stratégies qui fonctionnent et celles à éviter ?
    14. Ai-je créer suffisament de back-links ?
    15. Comment m’ouvrir à l’international ?
    16. Mes campagnes de pub sont-elles efficaces ?
    17. Le contenu éditorial de mon site est-il pertinent ?
    18. Les balises sont-elles efficaces ?
    19. Ma politique shop-bots est-elle optimisée ?
    20. Mes Titres et Descriptions sont-ils efficaces ?
    21. Quelles sont les stratégies de mes concurrents ?
    22. Comment et où mes concurrents se référencent-t-ils ?
    23. …