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Ce soir c’est la remise des Favor’i Fevad 2011, dont le prix de l’ “Espoir Ecommerce 2011”.

Voici la 6ème et dernière interview des 6 finalistes, avec Marie Soudré-Richard, créatrice de LittleFashionGallery.

LittleFashionGallery est un Ecommerce concept store pour enfants.

Vous allez voir dans cette interview que, comme Menlook, un autre des finalistes de cette année, l’expérience clients et la création d’un univers sont ici au centre de la stratégie.

Bonne lecture.

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Bonjour Marie, et bravo pour cette nomination.
Décrivez-nous donc LittleFashionGallery.

Fondés il y a 5 ans, nous sommes le premier concept store en ligne pour enfants.

Nous sommes un Ecommerce multi-produits pour l’univers de l’enfant : mode, déco, jouets, livres, puériculture, etc…

Qu’est-ce que justement un « concept store » ? Qu’est-ce qui vous différencie d’un Ecommerce classique ?

D’abord par notre positionnement  Life Style » : nous avons une communication institutionnelle, un magazine papier et en ligne, (tiré à 20.000 exemplaires), et créons une image de marque.

Enfin, pour parfaire cette image de concept store, nous sommes distribués dans toute l’Europe (50% de notre CA) et notre magazine est vendu dans des endroits sélectionnés, comme le Palais de Tokyo à Paris.

Nous voulions éviter l’étiquette du site qui vend telle marque, être nous-mêmes une marque .

Grâce à ce travail, nous vendons aussi bien du Petit Bateau et du Little Marc Jabobs : cela reste cohérent car c’est sous la bannière Little Fashion Gallery. On a plus de 200 marques.

Comment vous est venue cette idée ?

J’ai fait ma carrière en Angleterre, et j’admirais beaucoup Net –a-porter le site de Natalie Massenet, dont je suis d’ailleurs très proche. Net-a-porter est un réel exemple qui a ouvert la voie à la vente de collection de saison.

Dès le début nous voulions une expérience shopping agréable, complémentaire de l’achat en boutique physique, livré dans notre packaging (c’est très important), livraisons UPS, ou coursier (si IDF),

Enfin, notre magazine est envoyé avec toutes les commandes et les retours et échanges sont gratuits.

Et bien sûr, une expérience dans la navigation du site.

Quelles sont justement ces expériences en ligne ?

Nous présentons nos photos via des mises en scène et toutes ces séries sont réalisées en propre.

Aussi, nous présentons sur chaque fiche produit nos packaging.

Mais notre notoriété se fait surtout offline (ce qui va s’accélérer via un nouveau fond d’investissement), de nombreux communiqués de presse dans des magazines, et notre magazine papier est aussi reconnu comme un cahier de tendance.

Grâce à tout cela, les marques veulent venir chez nous car elles ont la garantie d’être mises en valeur, ce qui est toujours leur inquiétude sur Internet.

Intéressant. Même stratégie que Menlook, lui aussi dans les 6 finalistes des 6 Favor’i FEVAD, mais sur le marché masculin. Tout ce travail ce fait grâce à une équipe de combien de personnes ?

Nous sommes 11 personnes, ce qui est très peu. Mais nous sommes en train d’exploser, et donc nous levons des fonds en ce moment.

Et en plus nous gérons de la délégation Ecommerce pour des sites comme Bonpoint et Gas Bijoux.

Nous monterons à 20 personnes sous 3 ans.

Notre CA est à 2M€ et on veut passer à 15M€ en 2014, principalement en UK.

Quelle est la structure de cette équipe ?

Je suis la seule fondatrice, autour de moi j’ai un bras droit Responsable achats/Marketing. Elle coordonne toutes les opérations. J’ai une directrice artistique (pour le magazine) et une webdesigner qui travaille avec elle.

Une personne au service clients, un vrai outil de fidélité.

Nous avons aussi un développeur (depuis 4 ans), une personne très importante car on a pris le risque de ne pas prendre les solutions connues sur le marché.

Ces gens sont les piliers de LittleFashionGallery.

Ensuite, chaque département a ses assistants.

Bravo, car beaucoup de risques ont été pris, notamment avec le magazine.

Oui, mais il faut faire rêver les gens, les guider, et ce magazine nous permet de travailler sur une thématique via une histoire pour les enfants et une rassurance pour les parents.

C’est un exercice pour forcer les tendances et avoir une carte à jouter avec les marques.

Ce magazine existe-t-il depuis le début ?

Non, il existe depuis 3 années. Nous en sommes au 8eme volume.

Quelle serait votre conclusion pour nos lecteurs ?

C’est une aventure qui est passionnante, et nous sommes en train de passer un cap. Pour moi ce qui est motivant est de savoir que nous allons enfin  être soutenus par un investisseur qui comprend notre business et qui va simplement « mettre du fuel » dans la fusée LFG pour la faire décoller !  On est fièr d’en être arrivé là sans investissement online.

Merci  Marie. Bravo pour Little Fashion Gallery et bonne chance pour les nominations.

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