Auteur/autrice : L’équipe Blog Ecommerce

  • [Olivier Levy] – « C’était comment le dîner FEVAD ? »

    Jeudi dernier, c’était la soirée des votes du jury pour les meilleurs sites ecommerce: meilleur film publicitaire, meilleure innovation, etc.. et bien sûr le meilleur espoir ecommerce.

    Un dîner en prémisse de la grande soirée, cette fois pour la remise des prix.

    C’est la deuxième année que la Fevad m’a fait l’honneur de m’inviter.

    « Alors ! C’était comment le dîner FEVAD ? »

    Il a commencé doucement, à 19H. J’étais arrivé à l’heure, mais pas le premier (c’est quand-même mal vu dans une soirée).

    L’équipe de la Fevad est bien sûr déjà là, prête à accueillir ses hôtes. Accueillante, souriante, presque impatiente que la soirée commence. C’est sûrement parce que c’est un endroit plus sympa que les couloirs du parlement européen à lutter contre des lois stupides.

    Il y a Olivier Bernasson, de Pecheur.com. Dés que je le vois je me dirige vers lui: il a un côté rassurant ce Olivier. Chemise à fleurs et sourire généreux, ceux qui le connaissent savent qu’il n’a pas changé d’un iota malgré une belle fortune encaissée suite à la vente de ses parts.

    Patrick Robin de 24h00.fr/Boosket arrive ensuite. On papote, on trouve le champagne très bon, « qu’est-ce que tu deviens ?« , « Ca va les affaires ?« , « Tiens, je te présente [untel]« , etc…

    On est bien, tous contents d’être là.

    Arrive Jacques-Antoine Granjon, Directeur de Vente-Privée.com. Un habitué des lieux, il est même le Président d’honneur de la soirée. Et accessoirement, il a un site qui fait 2 millions d’euros…par jour…

    On papote ensemble, on trouve les petits-fours très bons, »qu’est-ce que tu deviens ?« , « Ca va les affaires ?« , « Tiens, je te présente [untel]« , etc…

    Jusqu’à ce qu’on soit interrompu par le représentant de BNP Paribas, un des sponsors de l’événement. Bien sûr, je lui parle de 3D Secure. C’est plus fort que moi. Olivier Bernasson, force tranquille, lui explique qu’il a retiré « ce truc« , et que « c’est mieux comme ça« . Moi… je suis moins diplomate, mais tous les banquiers savent que ce 3D Secure est une épine dans leur pied. C’est juste qu’ils ne vous le diront jamais. Chacun son rôle. Alors je n’insiste pas. Et puis ces petits-fours sont tellement bons…

    Le défilé des invités continue. Anne-Laure du site Enviedefraises.fr arrive. C’est la gagnante du prix « Espoir Ecommerce » 2010. On parle longuement de son formidable buzz « Alors Carla ? Envie de fraises ou pas ? »

    Marc Simoncini, le créateur du site Meetic arrive aussi. Chemise impeccable, bronzage impeccable, sourire impeccable. On se dit qu’il fallait bien un séducteur pour inventer Meetic. Le monde tourne bien rond. Je confirme.

    Voir tout ces gens réunis dans une même salle, on se croirait dans un article du Journal du Net version 3D.

    Flore, journaliste au Journal du Net justement, est là. Elle sera l’une des animatrices de cette soirée. Elle me dit qu’elle a un scoop, mais qu’elle ne peut le dire à personne. On s’imagine tout et son contraire, et j’essaye de lui tirer des informations. En vain. J’adore.

    On s’assoit autour de la table. Nous sommes plus d’une trentaine. A ma gauche, le banquier. A ma droite, Olivier Aizac, PDG de Leboncoin. Je lui demande, bien sûr, s’il n’a pas subi une chute à cause de Panda sur Google. Il me répond que non. Et que, de toutes façons, « leboncoin » fait parti des 3 mots clefs les plus tapés sur Google France, comme le mot clef « facebook« . Ça force le respect… Ça couperait même l’appétit de n’importe quelle agence de SEO. Mais l’entrée qui arrive semble délicieuse… « C’est quelle fourchette pour l’entrée ? »

    Nous sommes à table, une longue table blanche en longueur, et le rétro-projecteur diffuse les premiers lauréats des premiers prix. On a une télécommande pour enregistrer nos votes. On s’en amuse. L’ambiance est bon enfant mais studieuse.

    Jacques-Antoine Granjon, en tant que Président du Ecommerce de la soirée, mène la danse et donne le rythme.

    Un charisme, un physique, une fortune, une célébrité. Ce sont les 4 en même temps, Jacques-Antoine… Le commun des mortels se suffira d’un seul pour se considérer comme chanceux, et Darwin n’en demandait pas autant pour perpétuer l’espèce humaine… mais Jacques-Antoine a les 4.

    C’est comme ça…

    A gauche de lui, Marc Simoncini. On se dit qu’il ne manque plus que Jean-Emile Rosenblum, créateur de Pixmania et invité de la soirée, pour compléter le tableau. Il arrivera en retard.

    Les lauréats et les prix s’enchaînent sur le grand écran, et nous, entre deux bouchées, on prend notre petite télécommande en main, et on vote.

    Jacques-Antoine est présent et bien présent. « Débattons ! ». Il aime bien débattre, Jacques-Antoine, avant que tout le monde se mette à voter. On aime bien débattre, nous, en France, de manière générale.

    Alors on échange nos points de vues, nos expériences, nos arguments… nos histoires de vie.

    Les échanges seront des plus vifs lors de l’élection du site à la communication Web 2.0:

    « Facebook ? Quelqu’un fait des ventes avec Facebook ? »

    « Ça veut dire quoi avoir des fans ? On en fait quoi après ? »

    « Une boutique Facebook, ça n’a rien d’innovant. On fait ça en 2 minutes pour nos clients ! » (ça c’est moi… j’essayais de placer le mot « shopping-flux » dans la soirée… en vain…).

    « Nous, c’est pas le Web 2.0, mais le Web 0.2 !  » me glisse avec un large sourire mon voisin de droite, Olivier de Leboncoin.com. Alors on se marre…

    Oui, parce qu’on se marre quand-même pas mal lors de ces soirées.

    La soirée continue, et arrive Jean-Emile Rosenblum. Il se dirige direct vers Marc Simoncini et Jacques-Antoine et discute. Ils ont l’air de bien se connaître.

    Les 3 réunis … La photo est trop belle. Le photographe et le caméraman officiels de la soirée ne louperont aucune seconde de cet instant, les flash crépitent. Un espace-temps se crée. Il n’ y a plus rien sur le grand écran, les votes se font attendre, les débats sont muets, les discussions entre voisins cessent… Il n’ y aura que le ballet de serveurs autour de la table pour nous arracher un mot « oui merci, juste un peu, du rouge, du blanc, merci, non merci, de l’eau pétillante, oui s’il-vous-plait….« . Mais il n’y a rien à faire… Notre attention suit la lumière des flashs sur cette peinture vivante… cette longue table blanche, ce vin, ces victuailles, cette lumière créée par les flash et, surtout, ces cheveux longs au centre de la table …

    A une époque, on en faisait une scène biblique…

    Enfin la scène se termine, les photos cessent et la soirée reprend son cours… …

    Sur l’écran sont projetés les films publicitaires lauréats pour le prix de la « Meilleure pub TV ». Certaines sont très drôles et osées.

    Arrivent les lauréats des « Espoirs Ecommerce 2011″. Jacques-Antoine l’attendait ce moment et est bien décidé à nous faire débattre de plus belle. Il nous racontera une anecdote en OFF que je ne peux donc reproduire ici, et que j’ai de toute façon oubliée. Mais Jacques-Antoine s’adressera à moi et me lancera « Tu racontes pas ça sur ton blog, Olivier !!« …. Donc il lit Blog-Ecommerce.com ?? … Ma dot ecommerce vient de prendre 10 points autour de la table …

    Moi, je lui répondrai comme je répond à chaque fois: « Avec tout ce que je ne dois pas dire sur le blog, je pourrais en monter 10 autres !!« . C’est la blague que je sors à chaque fois dans ce cas là. Faut toujours avoir de la répartie dans les diners, comme un stock de blagues.

    Lors du vote des 3 meilleurs « Espoirs Ecommerce 2011 », les débats sont nourris. Sûrement parce que c’est la fin du repas, aussi.

    Les remarques de chacun sont pertinentes et variées. On voit bien là l’effort d’équilibre de la part de la FEVAD: des banquiers, des investisseurs, des dirigeants de grands ou moins grands sites ecommerce, des journalistes, des bloggers, des institutionnels… La vision, le vécu, les expériences sont diverses, variées, alors que nous sommes tous là autour du même sujet: le ecommerce.

    La soirée touche à sa fin. Le mot de la fin sera pour Jacques-Antoine Granjon. Je ne sais plus ce qu’il a dit. Il tellement parlé pendant cette soirée… Un truc pragmatique sûrement. Genre « le ecommerce c’est avant tout du commerce ! »; On aime bien quand il dit ça Jacques-Antoine. On se sent proche. Puis après on se dit qu’on aimerait bien quand-même faire en 1 an son chiffre d’affaire journalier. On se sent moins proche.. d’un coup.

    Chacun se sépare, heureux de sa soirée. Des soirées uniques en fait.

    La soirée, je l’ai terminée  à discuter dehors, autour d’un verre, avec Olivier Bernasson. On aurait pu parler toute la nuit… On aurait pu parler jusqu’au matin même, et déjeuner ensemble ensuite. Les meilleures choses ont une fin, etc, etc, etc… …. etc…

    Merci la FEVAD.

    (résultats des votes le 24 Novembre)

  • La nouvelle Place de Marché de Cdiscount connectée à Shopping Flux !

    Le site ecommerce n°1 en France, Cdiscount, a ouvert sa place de marché il y a un peu plus d’un mois: C le Marché, et c’est une excellente nouvelle pour le ecommerce français.

    Après 1 mois de développement et de collaboration avec les équipes de Cdiscount, c’est aujourd’hui que nous sommes parvenus à créer une passerelle totale entre C le Marché et notre logiciel Shopping-Flux:

    1. Nous connectons votre ecommerce à Shopping-Flux;
    2. Via Shopping-Flux, vous envoyez votre catalogue produits à l’API de Cdiscount;
    3. Vos produits en stock apparaissent à la vente sur C le Marché/Cdiscount;
    4. Lorsqu’un produit est vendu, il remonte dans votre interface Shopping Flux;
    5. Cette vente remontera ensuite dans le back-office de votre ecommerce;
    6. Une fois la vente validée, Shopping-Flux prévient Cdiscount, qui préviendra son client.

    Shopping Flux fait partie des premières solutions à intégrer cette nouvelle place de marché, et nous sommes très fiers de notre équipe de dév’.

    Nous anticipons une forte demande d’intégration de la part des ecommerçants sur cette place de marché. Donc nous demandons de respecter le process suivant, afin qu’un maximum de ecommerçants puissent en bénéficier dans les meilleurs délais:

    1. Contacter Cdiscount et ouvrir un compte chez eux. Voici le lien.
    2. Une fois que Cdiscount vous a ouvert un compte, nous envoyer les infos suivantes: Login « C le Marché » et Password « C le Marché » à support@shopping-flux.com
    3. Si vous n’avez pas de compte Shopping-Flux, voici le lien pour faire une demande de compte.

    Il est 11h42, ce Vendredi, et alors que je finis d’écrire cet article, je viens d’envoyer un email à notre client beta-testeur pour C le Marché. Un email simple et court mais très attendu: « Bienvenue chez Cdiscount !!!! »

  • Liste des 6 Finalistes « Espoirs Ecommerce » 2011 de la FEVAD

    Voici la liste des 6 finalistes du prix « Espoirs Ecommerce » 2011 FEVAD, le fameux prix qui récompense les petits/moyens ecommerçants lors de la grande cérémonie des Favor’i Ecommerce de la FEVAD.

    Le JDN en a déjà parlé ici, lors d’un dossier complet.

    Voici la liste des 6 finalistes sur la trentaine de dossiers retenus:

    Menlook*: le site marchand lancé par le groupe média de Marc Ménasé.

    Expertissim: place de marché de l’art.

    Axiatel: Matériel de télétravail pour entreprises.

    Little Fashion Gallery: Concept store pour enfants.

    Pompe à Bière*: Ecommerce de tireuses à bière.

    Weezevent : Billetterie en ligne.

    Bravo à eux 6 ! On espère que cela vous apportera de la visibilité en plus.

    Ce soir, nous délibérerons avec l’équipe de la FEVAD et l’ensemble du jury. Les résultats seront gardés confidentiels jusqu’au Jeudi 24 Novembre, pour être divulgués lors de la remise des prix au Studio Gabriel (par souci de transparence, les finalistes étant clients de Blog-Ecommerce et/ou Shopping-Flux sont notés d’un *).

    Le tissu économique des e-PME est bien représenté ici, et c’est très encourageant. Et quand je vois cela, ça me donne envie de rouvrir un ecommerce….

    Bravo à tous et bonne chance.

  • Les 31 Ecommerces retenus pour les « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011 sont…

    Voici la liste des 31 dossiers retenus pour les « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011, prix qui récompense les petits/moyens ecommerçants lors de la soirée des Favor’i Ecommerce organisée par notre chère FEVAD:

    1. Auraria : Ecommerce de lingot d’or.
    2. Auto Progrès : Vente de méthodes d’auto-évaluation.
    3. Axiatel : Ecommerce de téléphonie d’entreprise.
    4. Bague-fiancailles.com : Ecommerce de bagues.
    5. Bain et spa : Ecommerce de salle de bain.
    6. Collection Jardin : Ecommerce de matériel de jardin.
    7. Comitéo : Billetterie en ligne.
    8. Deck-Linea : Produits pour terrasses en bois.
    9. Direct-optic.com : Opticien en ligne.
    10. Expertissim.com : Vente d’objets d’art.
    11. File dans ta chambre : Vente de mobiliers design pour bébé.
    12. France-electric.com : Ecommerce de matériel électrique.
    13. Happytime : Vente de coffrets cadeaux.
    14. Happyview : Lunettes en ligne.
    15. Laptopservice.fr : Vente d’ordinateurs d’occasion.
    16. Little Fashion Gallery : Concept store pour enfants.
    17. L’unise  à design : Ecommerce de mobiliers design.
    18. Maman naturelle : Ecommerce de produits bébés bio.
    19. MenLook : Ecommerce de mode homme.
    20. Monextel.com : Recyclage de téléphones.
    21. Motoligne : Accessoires moto.
    22. OpticienOnLine :Ecommerce de lunettes de soleil.
    23. Parlons jardin : Ecommerce de mobilier de jardin.
    24. Pompe à bière : Ecommerce de tireuse à bière.
    25. Qoqa.fr : Ecommerce événementiel.
    26. Technidog : Matériel pour chien.
    27. Tikamoon : Fabricant de mobilier massif.
    28. Videdressing : Vide dressing communautaire.
    29. Vitrines-parisiennes.com : Ecommerce de prêt-à-porter.
    30. Weezevent.com : Billetterie web et mobiles.
    31. Wonderprice.com :  Site événementiel de prêt-à-porter.

    Bravo à vous tous !

    Nous ferons les délibérations en 3 phases, dont la dernière sera le 24 Novembre pour la soirée de remise des prix.

    Notez que les 6 finalistes seront connus fin Octobre, et qu’ils seront interviewés sur ce blog, comme l’année dernière.

    N’oubliez jamais le slogan de ce blog: « Parce que l’avenir appartient aux petits et moyens ecommerçants ! »

    Merci la FEVAD.

  • Nos 5 plugins Prestashop préférés

    Nos 5 plugins Prestashop préférés

     

    voici nos 5 modules préférés. Le choix a été compliqué.

    • BONUS: Et bien sûr, n’oubliez pas le module Shopping Flux pour vos Comparateurs de Prix et les Places de Marché.
  • Saison n°2 : Les « Meilleurs Espoirs du Ecommerce » de la FEVAD

    La compétition pour les meilleurs espoirs ecommerce lors des Favor’i de la FEVAD va bientôt commencer !

    Après une première année dont vous trouverez le compte rendu ici, la FEVAD remet en jeux le titre remporté par Enviedefraises l’année dernière.

    Beaucoup d’entre-vous l’attendaient et espéraient que cet événement n’était pas un coup d’une fois.

    Mais bien au contraire: bien que parti d’une idée un peu folle sur ce blog (voici l’article de l’année dernière), le succès et l’attrait furent grands, et l’équipe de la FEVAD (entre 2 lobbyings au parlement européen pour éviter que des lois bidons soient votées pour nous ecommerçants) a donc décidé de renouveler, pour notre plus grand plaisir, cette compétition qui met la lumière sur les ecommerçants de taille moyenne.

    Je reviendrai plus en détail sur cet événement dans un prochain article.

    Mais dans l’immédiat, il vous faut vous inscrire.

    Voici le lien. Il ne reste plus qu’un petit mois pour déposer votre dossier. Ne trainez vraiment pas si cette compétition vous intéresse.

  • Google Adwords: le CTR, une explication claire.

    Google Adwords: le CTR, une explication claire.

    Le CTR, qu’est ce que c’est ?

    Le CTR, c’est le taux de clic, c’est-à-dire le rapport entre les impressions (le nombre d’affichages des annonces sur les pages de recherches) et les clics sur ces annonces.

    Clics/conversions= CTR

    Un CTR élevé est un bon indicateur de la pertinence et de la performance des annonces par rapport aux recherches des internautes (le nombre d’impressions de votre annonce). En interne, nous estimons qu’une moyenne de 10 à 12% est un bon CTR (note d’Olivier Lévy: dans d’autres articles, vous verrez que beaucoup se satisfont d’un CTR égal à 5%… je dis ça, je dis rien… (fin de la pub)).

    Donc, si votre annonce s’est affichée 100 fois dans une journée et que vous vous avez été cliqué 12 fois, votre CTR est de 12%.

    Comment améliorer mon CTR ?

    Le choix des mots-clés, la structure des annonces, la position de l’annonce et le Quality Score (notion que nous verrons plus en détail dans un prochain article) sont autant de facteurs qui agissent sur le CTR.

    Les mots-clés

    Tout d’abord, le choix des mots-clés  doit être réalisé de façon à ce qu’ils soient les plus ciblés possible.  Evitez donc les mots-clés trop génériques. Achetez des mots-clés en expression ou en exact, mais jamais en large car vous risquez très fortement d’apparaître sur des termes de recherches associés automatiquement  par Google qui, souvent, n’ont rien à voir avec ce que vous proposez, ce qui fait donc baisser le CTR.

    Les annonces

    Les annonces doivent également être les plus ciblées possible. Un internaute qui cherche, par exemple, un casque de moto avec une marque ou une référence précise aura plus tendance à cliquer sur une annonce qui propose la marque ou la référence, qu’une annonce généraliste sur les casques de moto. Pour cela, pensez à la balise KeyWord et à une bonne direction de l’url.

    Les annonces doivent être choisies de façon à être accrocheuses Voici les différentes techniques pour y parvenir : Choix de verbes d’action du type « achetez » ou « découvrez », l’indication des prix s’ils sont attractifs vis-à-vis de la concurrence, les avantages ponctuels ou permanents tels que  les promotions, les frais de port offerts ou rapides. Mais attention ! Pas de mensonges… si vous proposez des prix attractifs ou des promotions dans vos annonces, ils doivent être réels ! Les internautes cliqueraient certainement sur vos annonces ce qui augmenterait CTR, mais, déçus, quitteraient aussitôt le site (=hausse du taux de rebond et des coûts dus à des clics inutiles).

    La position des annonces

    La position de l’annonce a un impact important sur le CTR. Celle-ci doit être la plus visible possible. L’idée est de viser les positions 2 ou 3. On préconise en général de ne pas chercher à atteindre absolument la 1ère position car cela suppose souvent un CPC beaucoup plus cher pour un effet presque nul.

    Le Quality Score

    Un CTR bas peut-être également être dû au faible niveau du Quality Score (le niveau de qualité de votre campagne évalué sur une échelle de 1 à 10) qui est déterminé par la pertinence des mots-clés, des annonces et de la page de redirection avec la recherche de l’internaute. Alors surveillez bien vos Quality Score ! Plus votre Quality Score est élevé, plus Google favorise votre campagne (diminution du CPC, augmentation de la position des annonces.)

    Des problèmes= des solutions

    • Mes annonces ne sont pas visibles, cela diminue mon CTR.

    1-      Vérifiez votre Qualiy Score. Il doit se situer idéalement entre 7 et 10. Si ce n’est pas le cas, repérez quels peuvent être les facteurs bloquants tels que vus ci-dessus.

    2-       Augmentez le CPC des mots-clés qui sont en mauvaise position. Si celui-ci est très élevé, vérifiez que vous n’êtes pas positionné sur des mots-clés trop génériques dont le CPC est plus élevé du fait de la concurrence.

    • Mes mots-clés sont très pertinents par rapport aux produits que je propose et aux recherches des internautes et ma position est bonne mais mon CTR est faible.

    Vérifiez la qualité de votre annonce : sont-elles assez précises ? Utilisez-vous des éléments qui vous mettent en avant  par rapport aux concurrents? N’oubliez pas que votre annonce est votre vitrine !

    En résumé, gardez en tête que la précision est votre alliée, surtout avec des CPC qui augmentent de 15% en moyenne depuis les 5 dernières années, sur le réseau Adwords. C’est ce que nous constatons chez nos clients.

    Bonnes ventes, bons clics, et surtout, bon CTR à tous !

  • (3/3) Pourquoi j’ai vendu mon Ecommerce: la troisième et dernière raison.

    Voici la dernière partie de la série « Pourquoi j’ai vendu mon site ecommerce
    ? »

    Suite à l’article qui posait la question « Pourquoi je ne parlais pas de cette vente sur le blog« , j’avais donc commencé à expliquer les raisons de la vente de mon site ecommerce, Platine (presque 5 ans d’existence).

    La raison n°1, était le burn-out.

    La raison n°2, était que j’étais devenu le maillon faible de mon propre ecommerce, car ce dernier était devenu le faire-valoir et le laboratoire de Blog-Ecommerce.

    La raison n°3 ? Le prix de la vente diront certains. Ok. Sauf que certains diront que j’ai bradé le prix (Platine était quand-même une grosse machine à $$$ la dernière année, et était à des années lumières de son vrai potentiel. Vous allez comprendre pourquoi…), d’autres, que j’ai bien vendu. Mais dans tous les cas, le prix ne peut pas être une des raisons de la vente, puisqu’il n’est venu qu’après la décision de vendre. Il ne fut pas le déclencheur.

    Alors, qu’elle est cette troisième raison ? Et avais-je besoin d’une 3eme raison, vu les deux premières citées ?

    Le Ecommerce, c’est avant tout du commerce.

    Cette phrase, tout le monde l’a entendue. Et bien sûr, elle est véridique.

    Le sens du commerce, je l’ai pourtant toujours eu. Ce n’est pas le cas de mes parents, donc je ne sais pas d’où je le tiens. La démerde sûrement… Etudiant, je revendais déjà sur eBay France des lecteurs MP3 que j’achetais moins cher sur eBay Angleterre (là où, à l’époque, la pression sur les prix était plus forte qu’en France).

    Comme une prémisse de ce qu’allait devenir ma vie ou juste une astuce d’un étudiant qui en avait assez du baby-sitting… ?

    Bien pire en fait… une martingale qui, pendant mes études, m’avait élevé au rang de « celui qui paye toujours sa tournée en soirée !!« . Un haut-fait dans les écoles de commerce. L’un des plus hauts même… Croyez-moi….

    Mais alors, c’était quoi le problème ?

    En fait, il n’y avait pas de problème. Vendre des platines DJ sur le web ? Ok. J’avais hésité, il y a 4 ans, avec le matériel de golf aussi. Et puis les cosmétiques pour hommes…

    Platines DJ, putters de Golf ou crèmes après-rasage/anti-cernes/anti-rides, peu importe… je ne connaissais aucun de ces 3 produits.

    Un ami à qui je parle de mes projets me dit que « le plus gros fournisseur de sono se trouve juste à côté« .

    Alors le choix est fait: je vais monter un site de sono et platine DJ.

    La seule chose que je savais en lançant cet ecommerce, c’est que mes (futurs) concurrents ne travaillaient pas assez leur référencement naturel (SEO): je savais que des mots clefs comme « sono », « matériel sono », « platine dj », étaient prenables en première page de Google, soit presque 300.000 recherches/mois en cumulés, d’après Adwords.

    Et je n’inclus pas les centaines de mots clefs long tail etc…

    … bref… C’était la fin de mon business plan… Le fait que je ne connaisse pas les produits n’aurait que peu d’incidence.

    Une cliente à qui je racontais cela, me dit un jour: » Olivier, dit comme ça, ça fait un peu truand, non ?… :-)  »

    Et c’est vrai que ça faisait truand…

    Le Ecommerce, ce n’est pas que du trafic, même qualifié…

    Un truand, ça se cache. Ça bluffe, ça ment, ça utilise des techniques différentes des autres. Certains verront là une sombre description du métier de SEO ;-).

    Alors je suis allé voir ce premier fournisseur. Et j’ai menti, bluffé. Caché ma vraie nature: un mec qui ne connait rien aux produits, et qui va lui mettre à dos tous ses revendeurs historiques dans quelques mois, parce qu’on le trouvera partout sur Google.

    Contrat de distribution signé, je passe un coup de fil à mes anciens collègues de PowerBoutique: « Il me faut une licence. Tu me fais un prix ? »

    En quelques semaines tout était bouclé, et je faisais mes premières ventes. J’en avais bien sûr parlé sur ce blog.

    Au fil du temps, les ventes augmentaient. Arrive le moment où mes commerciaux, chez mes fournisseurs, commencent à se poser des questions. Ils ne comprenaient pas comment je pouvais à la fois leur poser la question la plus débile (« Ca sert à quoi la fonction Loop sur une platine DJ ?…« ) et leur passer l’une des plus grosses commandes de leur journée.

    Il faut savoir aussi que ce sont tous des blagueurs dans le milieu de la sono/DJ. J’avais parfois droit à des quizz… « Hey, tu sais ce que c’est un câble speakon ??? » Bien sûr, je ne connaissais pas la réponse. On ne peut pas tout savoir, me direz-vous… Mais en gros, être un vendeur de sono et ne pas savoir ce qu’est un câble speakon, c’est un peu comme vendre des télévisions sans savoir ce que serait une prise péritel… Alors ça rigolait pas mal au téléphone.

    Puis je passais ma commande du jour. Et ça rigolait un peu moins…

    Un truand je vous dis…

    Oh, bien sûr, j’ai fini, tel un coming out, par leur expliquer. Au bout de 2 ans quand-même… D’un coup, j’ai senti un regard de méfiance (après tout, ils avaient bien un truand en face d’eux, non ?). Et puis très vite, tout est revenu dans l’ordre. Le gars-de-Google qu’ils m’avaient surnommé…

    J’ai accepté ce rôle, cette place, cette étiquette dans ce (très) petit milieu de la sono: j’étais le gars « pas du milieu« , mais qui mène bien son business. Mes (ex-)concurrents et (ex-)fournisseurs sont d’ailleurs tous lecteurs de ce blog (Salut les gars ! :-))

    Puis la réalité vous rattrape…

    J’ai placé cet ecommerce parmi le top 10, voire top 5, des sites de vente en ligne de sono en France. Et, à coup sûr, dans le Top 5 en terme de rentabilité.

    J’avais externalisé la logistique , recruté un stagiaire puis un CDI et les équipes Blog-Ecommece s’occupaient du SEO, des Adwords, du graphisme et des bannières, puis des comparateurs de prix, une fois Shopping-Flux lancé.

    Moi, je pouvais me concentrer sur mes clients Blog-Ecommerce et les partenaires, et cela sans risquer le burn-out et sans trop m’occuper de Platine.

    Une entreprise bien huilée ? En apparence seulement, car la réalité vous rattrape. Plus Platine grossissait, plus je me rendais compte que je ne pouvais continuer à faire du commerce sur des produits que je ne connaissais pas.

    Et la liste des lacunes était grande:

    C’est un an après que je me suis rendu compte qu’on ne pouvait pas vendre de la sono sans aussi proposer des jeux de lumière…

    C’est seulement 2 ans après que je me suis rendu compte que je ne vendais pas les principales marques de sono et platine DJ… (Numark, Stanton, Gemini, Martin Light, etc…). En gros, c’était comme si j’avais ouvert une boutique de vente de téléviseurs sans proposer des marques comme Sony, Thoshiba ou encore Samsung…

    C’est seulement au bout d’un an que je me rends compte que le magazine papier dans lequel je faisais de la pub n’est plus du tout lu par les DJ, et que les nombres de publications qu’ils m’annonçaient étaient faux.

    Et je n’inclus pas les erreurs dont je ne me suis jamais rendu compte. Et puis toutes ces questions techniques auxquelles personne ne savait répondre chez nous… Autant de ventes perdues.

    Un importateur de matériel de sono (il n’est jamais devenu un de mes fournisseurs) décide de venir nous voir au bureau. Faut que je vous parle…« .

    Une fois arrivé, il me dit cash: « Platine, c’est une pépite d’or. Tout le monde le sait dans le milieu, mais je vais te dire ce que personne ne te dira: 100% de tes produits, c’est de la mauvaise came…« .

    « De la mauvaise came ? » … bon…

    Un truand normal ne se soucie guère de la came qu’il vend me direz-vous.

    « Tes concurrents ne comprennent pas comment tu arrives à faire ce chiffre d’affaire en ne vendant que ces marques… Si on peut appeler ça des marques…Personne ne veut te le dire et ne te le dira jamais. Ils ont tous un intérêt financier à ce que tu restes ainsi.« .

    Alors voilà… C’est cela être « le gars pas du milieu » !! Tout le monde me ment par omission depuis le début. Qui d’autre qu’un fournisseur à qui je n’ai jamais rien acheté pour me le dire ? Mes fournisseurs actuels, avec le risque que mes commandes soient transférées chez quelqu’un d’autre ? Mes concurrents ? Nicolas, le CDI que j’avais recruté, qui lui même ne connaissait pas le secteur ?

    Le « gars-de-Google » était-il en fait « le-gars-à-qui-il-ne-faut-rien-dire » ?

    Dure réalité.

    C’est donc au bout de plus de 3 ans de Platine, que je me suis rendu compte que le principal fournisseur de sono en France n’était pas celui que je croyais. Il existait un fournisseur plus de 10 fois plus gros… Avec toutes les marques importantes… Des marques inexistantes sur Platine.

    La réalité fut dure à accepter. Comment accepter le fait que cela fasse plus de 3 ans que je faisais le malin à passer devant tout le monde, ou à payer du clic, ou encore à me démener sur tout ce que doit faire un ecommerçant, pour apprendre, au final, que je vends de la « came » dont 90% du marché ne veut pas ?

    Un truand en vie est un truand rangé !

    Alors après 1, voire 2, burn-out, un site « maltraité » pour faire des tests SEO et un truand démasqué, voire ridiculisé, il reste quoi ?

    Un client de Blog-Ecommerce, RMG Loisir, vient de faire une levée de fond (1,5 millions €). Nous sommes, au fil du temps, devenus ami. Il passe sur Paris, et on se fait un resto. On parle business, Google, futur de l’Internet. La soirée se passe bien. Il sait que je n’arrive pas à gérer Platine + Blog-Ecommerce. Alors on en parle aussi. Puis il me parle de « page qui doit se tourner« , de « t’as donné le maximum« . J’entends aussi des phrases comme « Est-ce que t’es clair dans ta tête sur ce que tu veux ?« , « Choisir Blog-Ecommerce c’est renoncer à Platine. Tu t’essouffles » … « Et puis tu sais, j’ai levé des fonds…. « Platine peut devenir un truc hyper big avec moi… » « Je vais recruter des connaisseurs« …

    …

    Merde…

    Qu’est-ce qu’il se passe ? Sommes nous en train de parler de la vente de Platine… ?

    On devait faire un resto pénard… et voilà que je suis mis au pied du mur. C’était à moi d’amener Platine là où il le mérite. C’est quoi qui a foiré ????

    …

    « Jacques, on peut changer de sujet ? »

    « Ok. Mais réfléchis. Prend ton temps. »

    … J’ai toujours détesté cette phrase… On sait trop comment ça se termine…

    Les pages sont faites pour être tournées…

    Il parait qu’un livre dont les pages ne se tournent plus est un livre fini. Alors j’ai tourné la page… Pour voir ce que ce livre avait encore à me raconter.

    Je ne m’attache jamais aux objets. Du plastique encombrant. Mais Platine, j’y tenais. J’avoue avoir continué à regarder les commandes tomber de temps en temps. Deux fois par jour en fait. Jusqu’à ce que, tel un accro au jeux qui demande à se faire interdire de casino, je demande à ce qu’on y change les codes d’accès.

    Et arrive ce jour, un matin: « Codes d’accès invalides. » … Pff… c’est donc la fin ?… C’est comme ça que se termine l’aventure de chaque ecommerçant ? Par cette simple phrase : « Codes d’accès invalides » … ?

    Quel manque de tact !!!

    Ils pourraient au-moins ajouter un truc du style: « Merci. Nous avons été ravis de travailler avec vous toutes ces années. » … ou « Notez que cela a été un réel plaisir de travailler avec vous. » Je sais pas moi… Un truc poli au moins…

    Quelle vulgarité dans la rupture, je vous jure…

    J’avoue avoir retenté une deuxième fois de rentrer les codes d’accès. Même si je savais très bien que la deuxième tentative n’y changerait rien…

    Un ADN marqué à jamais.

    Platine m’a tout appris. Sur le management, sur le SEO, sur Adwords, sur tout ce qui fait un ecommerce. Il a même imprégné ses marques dans l’ADN de Blog-Ecommerce. Sur toute l’équipe.

    Certains vous diront qu’ils connaissent bien le ecommerce parce qu’ils ont « déjà un client dans le ecommerce« .

    D’autres vous diront que c’est parce qu’ils travaillent chez tel ou tel comparateur de prix ou régie d’affiliation. Des vendeurs de clics en fait…

    Y’a ceux aussi qui ont fait des « missions » chez les grands comptes du ecommerce.

    Oh, c’est pas les pires, vous savez.

    Non. Il y a une palanquée de gens qui prétendent bien connaître le ecommerce car ils ont créé des bannières pour tel ou tel ecommerçant. Mais ne soyez pas impressionnés par ces gens-là: juste des pros de Photoshop qui n’ont pas trouvé de boulot dans un magazine branché.

    Non, moi le ecommerce, je l’ai appris à la dure: en étant ecommerçant.

    Je l’ai appris en emballant des cartons, après les avoir portés.

    Je l’ai appris avec chaque coup de cutter qui me tailladait les mains.

    Je l’ai appris en restant 30 minutes au téléphone avec un client qui « finalement » achètera la platine DJ la moins chères. Celle où je fais 15€ de marge…

    Le ecommerce, moi, je l’ai appris avec ce putain de Google qui mettait des plombes à remonter mes pages.

    Je l’ai aussi appris avec Adwords et ses campagnes que nous travaillions pendant des mois avant d’arriver à les rendre rentables.

    Je l’ai appris, avec cette agence d’affiliation qui m’a mis dans les pattes un Keyworder! La plus grosse arnaque web-marketing possible !!!

    Le ecommerce, je l’ai appris avec tous ces colis arrivés en retard. Ou à l’heure même… Parfois on se fait gueuler dessus quand-même.

    Et que dire ce tous ces colis perdus ou arrivés cassés… ? Et ces remboursements de La Poste qui tardent à venir …

    Ou encore, ce client qui me retourne son colis pour « bénéficier » des 7 jours de rétractation.

    C’est à la dure que je l’ai appris le ecommerce.

    Mais heureusement, il y a ce chiffre d’affaire, qui, contre vents et marées, continue à monter. Ces commandes qui tombent dans le back-office, venant de quelqu’un que vous ne verrez jamais et qui habite une ville dont vous ignoriez l’existence. A y réfléchir, la meilleure drogue que j’ai trouvée !!

    Et puis, ces soit-disant « concurrents » sortis de nulle part qui crèvent au bout d’un an… C’est cela le ecommerce aussi non ?

    Le ecommerce, je l’ai appris avec des stratégies web-marketing. Des bonnes, et beaucoup de mauvaises. Un jeu en taille réelle !

    Comparateurs de prix ? Place de marché ? SEO ? Liens externes/internes ? Code reduc ? Cashback ? Adwords ? Affiliation ? Facebook/Twitter ? Bannière en haut, bannière en bas ? Plus grosse, plus petite ? Powerboutique/Wizishop/Prestashop/Magento/Rentashop/Myeshop ? Emailing/taux d’ouverture ? Taux de rebond, taux de transfo, taux de clic, taux taux taux taux ..  Oui ? Non ? Merde ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? Faut voir ?…

    Le ecommerce, donc… si je l’ai appris, c’est grâce à Platine ! Ses exploits, ses surprises, ses galères, ses concurrents, ses visites en dents de scie et son chiffre d’affaire qui suit…

    Ses bugs qu’on voit, qu’on voit pas. Qu’on trouve par hasard « Depuis quand il y est ce bug ? »

    Tout ça quoi…

    Et cette page, qui, un 8 Décembre 2010, se tourne…

    Merci Platine de m’avoir tout appris, et d’avoir marqué de ton empreinte l’ADN de Blog-Ecommerce. Grâce à toi, nous ne pourrons jamais être une agence comme les autres.

    Merci pour toutes ses commandes, et parfois de très grosses. On ne les oublie jamais ces dernières.

    Merci pour tout, Platine.

    Désolé aussi, si, parfois je t’ai maltraité. Mais tu ne m’as jamais ménagé non plus… Tu le sais.

    Avec ton nouveau propriétaire, tu as toutes les clefs pour réussir. Alors montre-nous ce que tu as dans le ventre. Je te fais confiance.

    Une page se tourne donc. Mais l’histoire était belle. Nous allons faire quelque chose de plus grand avec Blog-Ecommerce.

    Parce que, on pourra dire ce qu’on voudra de nous et de notre équipe, même si nous avons encore tout à prouver, ça, on ne pourra jamais nous l’enlever: ces galères, ces joies, ces coups durs, ces doutes, ces coups de cutters, ces cartons trop petits, trop grands, ces milliers d’emails, de coups de téléphone, ces rires, ces frustrations, ces colères… tout ce qui fait la vie d’une boite ecommerce,  nous, on les connait.

    Oui, on les connait, et cela on ne pourra jamais nous les retirer.

    On ne pourra jamais les remettre en doute.

    On ne pourra jamais faire comme si cela n’avait pas existé.

    Il faudra tous nos lobotomiser le cerveau avant de nous retirer tout ça.

    Oui… On ne pourra jamais, et je ne laisserai jamais personne le faire, nous retirer le fait que, l’ecommerce, nous, on l’a appris un ordinateur dans la main gauche, un carton dans la main droite et un cutter entre les dents !

    Love you Platine ! Make it big !

  • (2/3) Pourquoi j’ai vendu mon Ecommerce: la seconde raison.

    Pour faire suite à cet article, la première partie, dans lequel j’expliquais la difficulté de gérer trop de sujets à la fois sans risquer la surchauffe, voici les 2 dernières raisons qui m’ont amenées, au bout de 4 ans, à vendre mon site ecommerce de vente de matériel DJ.

    Vous verrez dans cet article que mon ecommerce était devenu le faire valoir de notre agence Blog Ecommerce, qu’il n’était pas traiter comme il se devait de l’être: un ecommerce qui existe pour vendre des produits… La dernière et troisième raison, enfin, sera la démonstration de ce que tout le monde rabâche à longueur de temps (moi inclus): le e-commerce, c’est avant tout du commerce !

    _________________________________________________

    2ème raison: Mon site ecommerce, le faire-valoir de Blog-Ecommerce

    Blog-Ecommerce a toujours été une locomotive pour notre ecommerce, Platine: nous mettions à sa disposition les ressources de Blog-Ecommerce, et cela, de façon logique, gratuitement (Expérience e-commerce, SEO, Adwords et Shopping-Flux).

    Et Platine nous le rendait bien, car il était un argument commercial puissant pour vendre nos prestation SEO sur Blog-Ecommerce: « Olivier, votre devis il est joli, mais la seule chose qui nous intéresse c’est que vous nous fassiez la même chose que vous faites à Platine. C’est bien de cela qu’il est question dans votre devis ?« .

    Un pragmatisme de commerçant certain.

    Mais d’un autre côté, ce site ecommerce était dans le même temps devenu le « laboratoire Google » de Blog-Ecommerce.

    Si aujourd’hui vous retrouvez Platine en première page de Google sur « sono« , ou « platine DJ« , c’est grâce à des tests concluants.

    Mais à l’inverse, et c’est ici que se trouve le problème, si aujourd’hui on ne trouve plus Platine en première page de Google sur « micro sans fil« , alors qu’il l’était il y a encore 1 an, c’est à cause d’un test que nous nommerions comme…. « non concluant……. ». La requête « flight case » ? Pareil. Un test non concluant… (j’avais parlé de ce test ici).

    Et puis, des idées de tests, ça fusaient ici:

    « Hey, il se passe quoi si tu mets une « balise » Titre hyper courte, genre un seul mot, alors que t’es en première page sur Platine ? »

    « Trop bien ! Bouge pas. Hop, c’est retiré ! Trop bien ton idée. On surveille maintenant… »

    « Je peux tester un truc sur Platine ? J’ai pensé à un truc de taré ! »

    « Pas de problème. Par contre, touche pas à la gamme « micro sans fil ». J’ai pété l’url la semaine dernière pour voir ce qu’il se passe !! »

    « Pas de souci. C’est un test sur une fiche produit que je veux faire. »

    « Ok. Mais ne prend pas la platine DJT10, hein… J’en ai encore 20 en stock. Mais sinon, tu peux te faire plaisir ! »

    C’est marrant dit comme ça. Le problème, c’est quand il faut expliquer au fournisseur de flight case pourquoi on ne lui en achète plus…

    « Tu te fournis chez quelqu’un d’autre ? C’est ça ? Quels prix il te fait ? C’est pas bien de changer de fournisseurs comme ça, hein…!! »

    « C’est pas ça, j’ai fait une modification sur le site pour voir un truc, et j’ai chuté dans Google. »

    « Pour voir un truc ??? Mais t’es fadasse !! Tu voulais voir quoi ? »

    « Écoute, je t’ai déjà expliqué. J’ai deux boites. On fait des tests sur Platine. »

     » Je fais quoi de mes flight cases ? J’ai en plus un conteneur commandé y’a 3 mois qui arrive demain ! T’étais le seul de mes revendeurs en première page de Google. Vous êtes des fadasses dans le web. C’est tout. »

    J’ai raccroché, en me disant « Je m’en fous de ses flights case! »

    Le lendemain, je recevais une photo par email de la part de mon fournisseur:

    Elle représentait l’intérieur d’un conteneur rempli de flight case, avec en titre: « Vous êtes des fadasses dans le web !!! Tu n’es plus référencé chez nous, retire nos produits de Platine ! Ça fait 20 ans que je suis dans le métier. Occupe-toi ton autre boite ! »

    J’avoue m’être senti un peu snob sur le coup. Je suis sûr que le snobisme est un truc inventé pour déprimer ceux qui ne respecteraient plus le travail des autres.

    J’ai rappelé de suite le fournisseur en question:

    « T’inquiète pas, je vais remonter sur « flight case ». Laisse moi un peu de temps. »

    « Je te le souhaite Olivier. Mais depuis ce matin, ce n’est plus mon affaire. Avec vos Facebook, Google et tout, vous êtes des fadasses dans le web. Je suis à 5 ans de la retraite. Vos histoires se feront sans moi… C’est tout.  Je te laisse, j’ai un conteneur de plusieurs tonnes à décharger. Bonne chance dans ta vie professionnelle. Dans ta vie tout court. Et arrête de traiter ton ecommerce Platine comme ça: c’est le truc le plus con que j’ai jamais vu en 20 ans. Vous êtes des fadasses dans le web ! »

    Snobisme –> grosse claque par un mec de 30 ans votre ainé –> déprime ….

    Nous n’avions nulle part autre où faire nos tests. Nous n’allions quand-même pas le faire sur les sites des clients……. Donc voilà. J’avais rien trouvé d’autre, après tout…

    Depuis ce jour, plus AUCUN test n’a été fait sur Platine. La récrée était terminée.

    La récrée était terminée, le snobisme du SEO rangé au tiroir et une phrase qui résonnait dans ma tête: « Et arrête de traiter Platine comme ça!« .

    Parce que si j’avais été celui qui avait lancé ce site ecommerce avec 3 ou 4.000€ en poche pour le placer parmi le top 5 des sites de sono en France en 4 ans, si j’étais celui capable de placer ce site en première page de Google, si j’étais, donc, le maillon fort de Platine, …

    …

    aujourd’hui, le constat était clair: après 4 ans, un ou deux burn-out, un ecommerce devenu  le faire-valoir technique et commercial de Blog-Ecommerce … le maillon faible, aujourd’hui, de mon propre ecommerce… c’était moi.

    …

    Quand vous vous en rendez compte, ça fait quand-même bizarre. Surtout que ce n’était que le début. C’est toujours pareil me direz-vous: quand on commence à se remettre en question, on ne sait jamais où cela va s’arrêter.

    Si la première raison de la vente de Platine était le burn-out, si la deuxième raison était que j’étais devenu le maillon faible, la troisième, vous le verrez, est de loin la plus cruelle…

    __________________
    Voici la suite:

    Pourquoi ai-je vendu mon Ecommerce (Part 3/3) »

  • (1/3) Pourquoi j’ai vendu mon Ecommerce: les 3 raisons !

    La vente de mon site ecommerce de matériel de sono a eu lieu, comme je le disais, le 8 Décembre 2010. Il y a donc 4 mois.

    La décision de vendre ce site, que j’ai monté il y a 4 ans, n’est pas venue comme une évidence. Au contraire, malgré les conseils que l’on me donnait, je n’imaginais pas un seul instant me séparer de mon ecommerce.

    3 raisons m’ont fait changer d’avis. La dernière de ces 3 raisons aura finalisé de me convaincre, me démontrant que, peut-être, j’aurais dû me satisfaire des 2 premières…

    1ére raison: le manque de temps…

    En tout, seul ou associé, il y a 3 sociétés, plus ou moins faciles à gérer: Platine, Blog-Ecommerce SARL et, enfin, Shopping-Flux, qui s’est ajoutée il y a presque 1 an.

    Aujourd’hui, avec une dizaine d’employés, cela demande une importante gestion.

    Mais le manque de temps ne date pas d’hier. En fait, il date de la création de Platine et Blog Ecommerce, fin 2006.

    Vous allez voir dans cette histoire comment un « manque de temps » peut se transformer en une visite chez le docteur.

    ________________________________________________

    C’était la première année d’activité: entre fin 2006 et fin 2007. J’étais en colocation, et j’avais investi mes 4 ou 5.000 euros pour monter 2 sociétés: cet ecommerce de vente de matériel de sono, et une agence de SEO pour ecommerce, Blog-Ecommerce.com.

    J’ai monté les 2 car je ne savais pas si l’agence Blog-Ecommerce allait trouver son public, et avec un ecommerce à côté, j’étais assuré d’avoir au-moins de l’argent qui rentrait tous les mois.

    Les 2 activités ont rapidement généré des appels et du chiffre d’affaire, et mes journées étaient bien remplies. J’étais ravi.

    Mais j’alternais les appels pour vendre des platines DJ, avec des RDV téléphoniques avec les clients SEO de Blog-Ecommerce. Une schizophrénie qui aura eu ma peau. Surtout que la première année d’activité, je n’externalisais pas encore la logistique de mon ecommerce, et je faisais donc les cartons et les envois à LaPoste: mes mains portaient les traces des coups de cutters ratés, et mon dos, ceux des kilos que je portais chaque jour…

    On retrouve d’ailleurs des articles faisant références à cette période dans ce blog.

    Un soir, à une heure du matin, ma coloc rentre et me trouve dans le salon les yeux vitreux et les mains tremblantes: « il faut que tu prennes des vacances… » me dit-elle. Un rapide coup d’œil sur les cartons qu’il restait à faire lui fit réaliser que les vacances allaient attendre encore un peu.

    Mais un mois après, alors que je portais toujours sur le visage les traces d’une fatigue et d’un stress inquiétants, que le téléphone sonnait au rythme de réception des emails, sans limite, et ce, du matin au soir, la sanction est tombée: « Je t’ai pris un rendez-vous chez le médecin tout à l’heure à 18H. Si tu n’y vas pas, il te faudra annuler…« .

    Le médecin ? Pour quoi faire ?

    J’y vais sans conviction, me disant que, de toute façon, il ne me trouvera pas de remède miracle, je le sais…

    Si seulement j’avais eu tord…

    Le médecin me demande des nouvelles de Caroline, ma coloc: « Et comment va Caroline ? Toujours en train rentrer à pas d’heure ? »,

    « Caro ? Ha oui, elle va bien… heu … rien de spécial, je crois… Ça va… »

    En fait, j’en savais rien, et ça, le médecin l’a bien compris: je suis ailleurs… la séance a déjà commencé en fait…

    Je lui raconte ma situation, et, même s’il ne comprend pas pourquoi je lui parle de vente de platine DJ et de référencement naturel sur Google, il comprend une chose très vite:

    « Je suis un workaholic, un drogué du travail, c’est ça  docteur ? »

    « Hélas non .. C’est pire… »

    « Je suis déprimé ? »

    « C’est pas aussi simple non plus… »

    « Mais ça se soigne quand-même ???…. »

    « Pas comme vous l’imaginez. »

    Et là, je me souviens qu’il s’est lancé dans une diatribe du genre:

    « Monsieur, vous êtes devenu prisonniers de votre société, de vos prospects et clients, de ceux qui vous appellent, de ceux qui vous envoient des emails, de ceux qui sont contents et de ceux qui sont pas contents. De ceux qui vous font confiance, et de ceux qui vous sont méfiants. Votre cerveau reçoit trop d’informations chaque jour, et a décidé de ne plus les traiter. De ne plus les traiter du tout. Il ne fonctionne plus normalement, parce qu’il a décidé de se mettre sur OFF. Le problème, c’est que votre téléphone sonne sans arrêt, vos recevez plus d’emails que vous ne pouvez en traiter, et en plus, vous faites de la manutention: vous êtes un esclave. Vous êtes peut-être un esclave bien payé, mais vous êtes un esclave. »

    « … Esclave… Mais ça se soigne quand-même … ? …. »

    « Votre cerveau c’est comme un ordinateur: parfois, il faut faire RESET. Vous, vous n’avez pas fait RESET depuis des mois. Mais vous ne pouvez pas stopper, car vous êtes dans une machine qui, chaque jour, vous ajoute du travail, alors que vous n’avez pas fini le travail de la veille. J’ai connu des esclaves en meilleure santé que vous, croyez-moi…

    Vous n’avez aucun répit. C’est de toute façon intenable pour n’importe quel humain. Et je n’ose même pas vous demander si vous avez une alimentation équilibrée… »

    « … »

    Mais ce n’était que le début de ce difficile bilan psychique. Le pire restait à venir…

    « Je devine que vous ne faites plus aucun rêve la nuit, et que vous ressassez les mêmes choses sans pouvoir vraiment vous reposer ? Ce que vous devez faire, ce que vous n’avez pas eu le temps de faire, etc… Et bien cela est la preuve que votre cerveau ne fait plus de RESET. Il refuse de traiter plus d’information et est en sur-régime 24/24, 7j/7. Cela fait des mois que votre cerveau ne dort plus, quand bien même vous avez l’impression de dormir la nuit : votre cerveau lui, il continue à tourner sans arrêt, comme un ordinateur qu’on éteint jamais. »

    Je me souviens avoir été ébahit en pensant à un cerveau qui, comme un ordinateur, surchauffe des jours et des nuits entières jusqu’à ce que quelqu’un veuille bien appuyer sur RESET….

    Je suis enfermé dans un cercle vicieux de toujours plus de travail et de demandes, toujours plus d’informations, toujours plus d’emails et plus de cartons, toujours plus de problèmes, j’ai un cerveau en sur-régime et qui ne fait plus de rêve. Je ne suis pas juste un drogué du travail, je ne suis pas juste déprimé, je ne suis pas seulement fatigué, je n’ai pas seulement des courbatures ou mal à la tête… Non, rien de tout cela. Ça aurait été trop simple…

    La phrase, le symptôme est tombé comme ça:

    « Mr Levy, je ne peux rien pour vous. Vous faites un burn-out ! »

    Point ! C’est tout. Comme ça. Terminé !

    Burn-out ……… point barre.

    C’est étonnant comme des mots que vous entendez pour la première fois peuvent vous paraître familier.

    Un burn-out….

    Au-moins, j’ai pu mettre un nom sur ce qui m’arrive : burn-out !

    Un mot que je pourrais presque trouver cool.

    Ceux à qui c’est déjà arrivé savent de quoi je parle: cela n’a rien de drôle sur le moment et on ne trouve pas d’issue de sortie, à moins de moins bien faire son job, de recruter la personne parfaite et opérationnelle dans la seconde, d’apprendre à déléguer, lâcher prise, etc… bref… tout ce que votre cerveau en sur-régime ne sait pas faire.

    Pour info, un an après, je ferai un deuxième burn out. Plus petit cette fois-ci : je l’ai senti venir.

    Mais rien n’a jamais transparu sur ce blog, parce que j’aime trop le ecommerce pour me plaindre une seule seconde de ce que je fais chaque jour avec mon équipe.

    Mais faut pas rêver: on ne fait pas tout ce que nous faisons (ce blog+twitter, une forte expertise SEO, les séminaires, les formations, Adwords, Shopping-Flux/eBay/Amazon/etc.., notre ancien site ecommerce, les relations partenaires, les clients/les prospects/les devis, la veille technologique, les recrutements, la concurrence dans tous les sens et de partout…) sans y laisser des plumes.

    Aujourd’hui, nous sommes structurées avec une équipe en qui j’ai une totale confiance, et je suis donc théoriquement à l’abri du burn out.

    De retour du médecin, pour finir la petite histoire, ma coloc m’attend à l’apart:

    « Alors, il t’a donné des médocs ? »

    « … Des ampoules de magnésium … »

    « Quoi ??!! Des ampoules de magnésium avec la tête que t’as et tes mains qui tremblent tous les soirs ? C’est que t’as un truc hyper grave, genre y’a pas de médicaments qui existent… »

    « Je fais un burn out. »

    « Un quoi ?? Burning out ?? »

    « Un burn out. Mon cerveau s’est mis en sur-régime sans que je ne le lui autorise. Je peux rien y faire… »

     » Ha ouhais…. j’savais pas que ça pouvait faire ça un cerveau. C’est chaud… Tu vas faire quoi ?? »

    « Ben tu veux que je fasse quoi …… »

    C’est à ce moment-là que le téléphone se met à sonner… Après tout, il est 19H… pourquoi devrait-il s’arrêter ?… C’est vrai quoi… Aucun répit je vous dis…

    Le regard de Caroline se tourne vers moi, puis vers le téléphone. Puis encore vers moi. « Répond pas ! » me demande-t-elle, les yeux ronds.

    On attend alors que le téléphone arrête de sonner… On reste comme ça.

    J’entends la musique techno à fond qui sort de la chambre de Caro. Je ne sais plus où je suis, et j’ai envie de tout laisser tomber.

    « Et puis, me dit-elle avec une petite voix et me tendant un post-it avec 2 numéros de téléphones marqué dessus. Il y a 2 personnes qu’il faut que tu rappelles. Y’en a une qui veut des infos sur une platine DJ et l’autre c’est un ecommerçant pour ce que tu fais sur Google. »

    J’ai la tête dans les mains et le souffle court. Je ne sais plus quoi faire. Mon cerveau est bien en sur-régime. Un burn out c’est violent et déstabilisant, car votre corps est présent, mais votre cerveau bloque tous les accès autres que les fonctions minimales. Vous ne pouvez rien faire.

    Vous cherchez le bouton RESET alors que vous ne trouvez aucune issue possible.

    Je voulais être loin du téléphone, loin de mes emails, de Google, du SEO, des platines DJ et de cette musique techno qui me coupe le souffle: « Putain Caro, depuis quand t’écoutes de la techno !!! Sérieux… »

    « Bouge pas, je vais changer. J’ai Pulp Fiction. Tu veux écouter Pulp Fiction ? »

    Je regarde le post-it:

    « C’est laquelle qui veut du Google ?« .

    Elle reprend le post-it…

    « Heu… je sais pas…. J’ai pas pensé à noter… T’as qu’à appeler les 2……. Tu verras bien, non ?… »

    « Caro, j’t’ai déjà expliqué que ce sont 2 boites différentes …. »

    Je reprends le post-it le déchire, débranche le téléphone, éteins l’ordinateur. Terminé !

    Il est 19H. Je vais me coucher . « Ça attendra demain. » je me suis dit… Je m’en fous…… J’en ai marre, j’peux plus. Demain ça ira mieux.

    Je me suis couché avec une boite d’ampoules de magnésium bien inutile au pied du lit, et, en tête, ce mot qui me revient sans arrêt au rythme de la musique de Pulp Fiction qui sort de la chambre d’à côté : « burn out !! »

    … jusqu’à ce que je tombe, pour la première fois depuis longtemps, de sommeil …

    « burn out » … il est cool, ce mot…

    ….

    Cette nuit-là, je me souviens, j’ai recommencé à faire des rêves.

    _________________________
    Voici la suite:
    Pourquoi ai-je vendu mon Ecommerce (Part 2/3) »
    Pourquoi ai-je vendu mon Ecommerce (Part 3/3) »