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  • [Olivier Levy] – Stephen Covey appliqué aux Ecommerçants

    Stephen Covey. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cet auteur vend 1 million d’exemplaires de son livre chaque année, sachant que ce livre fut édité pour la première fois il y a 25 ans…

    Pour les plus matheux et rapides d’entre vous ayant déjà fait la multiplication et qui se demandent quel est donc ce livre, le titre est « Les Sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent« .

    covey

    Le titre est accrocheur, la pochette est vintage.
    Et ce chiffre…. 7, qui nous appelle et nous fait dire que, même si les 7 habitudes ne sont pas toutes révolutionnaires, « je trouverai bien au moins une ou deux qui mérite l’achat de ce livre« .

    Un livre qui est tombé pour la première fois entre mes mains alors que j’étais encore collégien, et m’est revenu peu après mon lancement dans l’entrepreneuriat (y’a longtemps, maintenant….. ….), lorsqu’un ami, en train de le lire, me fit remarquer que si je l’avais lu avant d’avoir été entrepreneur, alors sûrement je n’avais rien saisi du véritable intérêt du contenu.

    Ainsi me voilà parti pour une seconde lecture, et, effectivement, je n’avais pas saisi le quart du véritable message de l’auteur. Fallait avoir le cuir travaillé pour comprendre Stephen Covey. Et parmi ces 7 habitudes, celle dont j’avais le moins compris l’importance est l’habitude n°3 : « Donnez la priorité aux priorités. » Sûrement l’habitude la plus puissante du bouquin.

    Se pose donc la question :

    Comment appliquer l’habitude n°3 quand on est Ecommerçant ?

    Comme l’explique Covey, chacune de nos tâches quotidiennes rentrent forcément dans une des 4 cases (il utilise le terme « cadran ») du tableau ci-dessous :

    matrice-covey1

    Il y a le cadran 1, tâches importantes et urgentes (projets à finaliser, un fournisseur qui appelle, etc.), le cadran 2, tâches importantes mais pas urgentes (planification, pensez à l’avenir, anticiper, etc.), le cadran 3, les tâches urgentes mais non importantes (le téléphone sonne, les réunions, certains emails, etc.) et, enfin, le cadran 4, les tâches non importantes et non urgentes (faire semblant de travailler, se noyer dans son travail, lire des articles sur Internet toute la journée, etc.).

    Simple non ? Une tâche, un cadran, et seulement 4 cadrans.
    Alors, oui, je sais, vous avez tous compris que « houla, les tâches du cadran 4, il faut les éviter à tout prix » et qu’il ne faut faire que des tâche cadran 1 (urgentes et importantes). Normal, vous êtes Ecommerçant, et chaque jour est une nouvelle course pour livrer à temps, passer vos commandes fournisseurs, appeler tel ou tel prestataire, etc. etc.

    Sauf que non.

    (« comment ça ? y’avait donc un piège??…« )

     

    Le secret se trouve dans les tâches cadran 2 !

    Comme tout entrepreneur (au sens large, c’est-à-dire celui qui a décidé d’avancer dans la vie), le Ecommerçant doit se focaliser uniquement sur les tâches « pas urgentes, importantes » : le cadran 2.
    Et vous allez voir, il est très très dur de se focaliser sur les tâches cadran 2.

    Prenons quelques exemples pour bien comprendre ce qu’on pourrait mettre dans le cadran 2 quand on est Ecommerçant :

    1. Participer à la réunion prévue sur le nouveau design du site ? Non, c’est cadran 1.
    2. Votre principal fournisseur vous a envoyé un email pour vous annoncer l’augmentation des tarifs et souhaite vous parler ? Raté encore. C’est cadran 1.
    3. Un colis est arrivé cassé et l’acheteur demande un remboursement ? Cadran 3 !
    4. Vous passez dans le bureau de l’équipe Commerciale qui est en pause dej, et le téléphone sonne ? Cadran 1 ou 3 (vous le saurez après avoir décroché).
    5. Veille sur votre marché (lecture presse spécialisée, veille concurrentielle, réseaux sociaux) ? Malgré tout ce qu’on vous a appris à l’école, c’est cadran 4.
    6. Vous recrutez et un candidate vient d’arriver pour son entretien ? « Ha oui, ça Olivier c’est cadran 2, car on anticipe sur l’avenir!!« .
      Ben non… Cadran 1…
    7. Votre chargé de compte Collissimo vous appelle pour vous présenter une nouvelle offre et….
      « Ok ok Olivier…. On a compris!! C’est pas cadran 2, c’est un autre cadran et on s’en fou du quel !!! Mais alors je ne dois plus jamais faire de cadran 1 à ce rythme là… T’as oublié ce que c’était que d’être Ecommerçant ou quoi???!!! Non mais, je rêve, j’ai une entreprise à faire grandir moi monsieur… ».

    … bon …

    Ok, on se calme. On respire, on prend du recul et on croit en l’avenir… Tout va bien se passer.

    Se calmer, prendre du recul et penser à l’avenir : bienvenue dans le cadran 2.

    Vous voyez, vous y êtes déjà dans le cadran 2. On y est bien non ? (respire encore un peu toi derrière. Mais non, ce n’est pas le téléphone qui sonne, c’est… de la musique. C’est juste de la musique ou imagine ce que tu veux, mais ne réponds pas. Pas tout de suite en tout cas. Respire. Pense cadran 2. Cadran 2 j’ai dit. T’es cadran 1 là, j’le vois…).

    Le cadran 2 pour un Ecommerçant contient tout ce que vous savez que vous devez faire, mais dont vous n’avez pas le temps. Il contient aussi tout ce que vous savez que vous devriez faire et mettre en place, mais « il-faut-gérer-le-quotidien-je-vais-recruter-et-ça-ira-mieux-de-toutes-façons-c’est-n’est-pas-urgent-regarde-même-ton-tableau-il-le-dit-alors-laisse-moi-bosser-sur-mes-trucs-urgents« .

    Vous allez le constater, faire du cadran 2 va vous demander beaucoup de concentrations.

    . Lire le plus de livres possibles ? Cadran 2
    .
    Chercher de nouveaux produits ? Cadran 2
    . Sport/méditation/yoga ? Cadran 2
    . Ouvrir le marché international ? Cadran 2
    . Réfléchir à changer de logiciel Ecommerce/Gestionnaire de Flux/logiciel d’emailing ? Cadran 2
    . Organiser un dej avec votre principal fournisseur ? Cadran 2
    . Faire une réunion « sans ordre du jour » avec un de vos employés ou votre boss ? Cadran 2
    . Tester ce nouveau logiciel dont le Journal du Net avait parlé y’a 3 mois (mais dont vous avez oublié le nom) ? Cadran 2
    . Lancer un gros projets interne avec vos collègues ? Cadran 2.
    . Prendre le temps de définir des objectifs précis pour 2016 et les présenter à votre équipe ? Cadran 2.
    . Chercher un fournisseur moins cher ou renégocier les prix d’achats ? Cadran 2.
    . Se mettre au vert pendant 3 jours et anticiper l’avenir de votre marché ? Cadran 2.
    . Créer sa propre marque sur ses meilleurs ventes ? Cadran 2.

    etc, etc…

    Vous voyez, avec le cadran 2, il y a de quoi occuper largement vos journées. C’est là que vous devez aller.

    « Ok, super cette théorie, mais j’ai du chiffre à faire rentrer et j’ai pas le temps pour tout ça ! Je fais comment moi ? »

    Cadran 2, pense cadran 2 –> respire, prend du recul, pense au futur.

    Le mythe du 100% cadran 2

    Je vais vous dire : le cadran 2, moi, je n’en fais que 30% de mon temps, et c’est déjà beaucoup. A 70% de mon temps, je suis dans le cadran 1, et j’y prends tout autant de plaisir.

    Bien sûr que quand le téléphone sonne et que personne n’est là pour répondre, je décroche. Je suis comme tous les patrons de boites.
    Mais je suis ravi d’avoir un client ou un prospect au téléphone, et, même si je ne suis pas la personne qui pourra l’aider et qu’il devra forcément rappeler plus tard, il est toujours, lui aussi, ravi de parler au PDG.

    Et c’est là que tout change : pourquoi ne pas profiter de cette action cadran 1, pour la transformer en cadran 2 ? Tous les marchands avec qui, de toute ma vie, j’ai eu la chance de discuter, m’ont donné une idée pour l’avenir de mes sociétés, et donc ont eu un impact cadran 2 sur moi.

    Les marchands ont toujours été étonnés du temps que je pouvais consacrer à nos échanges malgré notre croissance, mais c’est justement parce que j’arrive très vite à orienter nos échanges en cadran 2, que nos échanges sont riches pour les deux côtés (sans parler de l’avantage d’avoir gagné la fidélité du client en question pour encore de longues années !).

    Soyez donc rassurés, la théorie du 100% cadran 2 est impossible à moins de s’appeler Steve Jobs, et n’est d’ailleurs même pas forcément un but à atteindre.

    Mais réalisez grâce à cet article que :

    1. Le secret se trouve dans le cadran 2.
    2. Une action cadran 1 peut au moins une fois sur deux se transformer en résultat cadran 2.
    3. Et, surtout, le plus important, maintenant que vous aurez lu ces lignes, vous serez maintenant conscients lorsque vous serez en train de faire une tâche cadran 1. Le fait d’en être conscient est le seul chemin pour, jour après jour, faire de plus en plus de cadran 2.

    Un dernier piège dans lequel ne pas tomber : se dire qu’on garde ses actions cadran 2 pour la fin de journée, lorsque tout le monde a quitté le bureau. Non. Les actions cadran 2 doivent se faire durant votre journée classique de travail.

    J’espère que vous organiserez maintenant vos journées un peu différemment.

    Ainsi, pour conclure, au lieu de souhaiter bonnes ventes à tous les Ecommerçants comme à mon habitude, je vous souhaite, pour cette fois, un bon cadran 2.

    Olivier Levy
    PDG Blog Ecommerce

    PS : je vous remets aussi ici le lien vers le livre en question.

  • Pourquoi les plus anciens Ecommerçants sont des gens blasés ?

    Voici le premier RDV éditorial mensuel, comme annoncé à la fin du précédent article.

    [Edito Fev 2016 Olivier Levy]

    Pourquoi les plus anciens Ecommerçants sont des gens blasés ?

    Que pense le Ecommerçant, surtout parmi les plus anciens, de sa génération de trafic ?

    Que pense cet Ecommerçant qui, dans les années 2010 (ce n’est pas si loin), générait son trafic à 80% via du SEO (référencement naturel) ?

    Je vais vous dire ce qu’il en pense, cet Ecommerçant : il est blasé.

    Comme à chaque fois, comme à chaque changement dans une industrie, comme toujours et comme il en sera toujours jusqu’à la nuit des temps : quand un changement arrive, les anciens gagnants deviennent les nouveaux perdants. Point. Terminé.

    Si vous existiez dans une industrie, c’est que vous faisiez partie des gagnants, donc de ceux qui avaient « compris comment ça marche« . C’est tout. Il n’existe pas d’autres possibilités puisque, par définition, quand une industrie change, elle change vis à vis de ceux qui y officiaient.

    Et c’est ainsi que va le monde.

    Prenez n’importe quelle industrie, celle du fast-food, celle de l’automobile, ou celle du Ecommerce, les mêmes schémas se répètent, et se répèteront toujours. Ne croyez pas votre génération plus intelligente que les précédentes.

    Ceci,  qu’on le réalise ou pas, ne changera pas la réalité : c’est un fait, chaque génération réfléchit en fonction de son propre paradigme.

    Puis Darwin veille au grain pour sanctionner les « c’était-mieux-avant » et autres « ce-qui-est-en-train-de-se-passer-dans-cette-industrie-c’est-du-grand-n’importe-quoi » (et, à l’occasion, priez pour eux, car il n’est jamais bon d’avoir Darwin à ses trousses : cela fait 100 millions d’années qu’il n’en a pas loupé un… Pas un seul…).

    Donc, intéressons-nous à ces Ecommerçants, parmi les plus anciens donc, qui ont réussi à se sortir de leur paradigme.

    Et bien ceux-là, je vous le dis, bien qu’ils soient encore en vie, ils sont grave blasés …. Ne croyez pas qu’ils ont crié victoire et célébré. Ils ont crié victoire, certes, mais, pour une raison qu’ils ne comprennent pas, ce n’est pas encore la fête. Au contraire, cette industrie qui a changé, ils n’ont toujours pas l’impression de la maîtriser comme l’ancienne.

    Qu’ont-ils fait pour sortir de leur paradigme ?

    Qu’ont-ils fait pour s’adapter à leur nouvel environnement ?

    Quelles mutations ont-ils décidées d’opérer ?

    Sans y avoir prêté forcément attention, on l’a tous entendu, et c’est le sujet de la seconde partie de cet édito :

     

    « Le SEO j’arrête, je mets tout sur Adwords maintenant ! »

    On l’a tout entendu ça, n’est-ce pas ?

    Bon … On respire… Je sais, c’est pas facile d’être Ecommerçant. Mais croyez-moi, ce n’est pas plus dur que dans d’autres industries.

    Maintenant que tout le monde a respiré (toi au fond là, je te sens encore un peu nerveux, reprend une dernière grande respiration. Voilà… Par la bouche, souffle par la bouche ! Voilà, c’est bien. Continue un peu, tu vas en avoir besoin pour la suite… oui, le pire arrive.).

    Donc, parmi ceux qui on évité la punition Darwinienne, on retrouve, certes des résilients, mais en même temps des blasés.

    Normal, éviter la sanction de Darwin demande un plus grand effort que vous ne l’espériez.

    Dire « J’arrête le SEO, je mets tout sur Adwords« , ou dire « J’arrête Adwords, je mets tout sur le SEO« , ou encore « J’arrête le SEO, je mets tout sur les Places de Marché » est aussi une erreur.

    (« Facebook, tout le monde est sur FaceBook. Je vais faire ça !! C’est ça qu’il faut faire, hein ?? Dis que c’est ça qu’il faut faire !?!  Et ne me dit pas Twitter. S’te plait! Je comprends rien à Twitter!! C’est FaceBook, c’est ça ? ‘Tain, j’le savais. J’étais sûr!!« ).

    (respire toi au fond).

     

    Bon. Toutes ces phrases vous les avez entendues, n’est-ce pas ? Et lorsque vous vous dites cela, vous pensez vous être mieux adaptés que les autres ?

    Normal.

    Sauf que …

    … sauf que vous voulez que je vous dise un truc qui ne va pas vous faire plaisir ? Mais genre, pas du tout plaisir ? (respire profondément toi là au fond, continue… Je t’avais dit que le pire était à venir, mais respire, ça va aller…).

    Vous faites en fait exactement la même erreur que ceux cités au début de cet édito, ceux qui sont restés dans leur paradigme, et se sont fait sanctionner par Darwin. Vous êtes dans la même eau trouble.

    Oui, Darwin est toujours après vous.

    Car leur paradigme (et donc, du coup, le vôtre…), n’était pas « c’était mieux avant, il suffisait de faire du SEO pour générer, gratuitement, 80% de nos ventes« , mais « c’était mieux avant, car avec un canal unique, on générait 80% de nos ventes. »

    Voilà l’erreur.

    C’est parce que ce canal, le SEO, était gratuit, que vous avez été induits en erreur. Or, ce n’était pas parce qu’il était gratuit, qu’il y avait un paradigme. C’était parce qu’il était l’unique.

     

    Olivier Levy
    PDG Blog Ecommerce

    (prochain édito, première semaine de Mars)

     

  • Et si l’Ecommerce n’était que la machine à vapeur ?

     

    Et si l’Ecommerce tel qu’on l’utilise aujourd’hui, n’était que la machine à vapeur ?

    Savez-vous comment la machine à vapeur a été inventée ?

    Depuis des millénaires, on faisait bouillir de l’eau puis posait un couvercle dessus et dès qu’on voyait des bulles et de la vapeur, l’eau était assez chaude pour y faire cuir le repas.

    A partir de ce moment précis et, « oh joie !« , quotidien, la famille commençait à se regrouper en attente du repas.
    Mais un jour (y’a longtemps, aucun de nous n’était né… c’était au 1er siècle), y’a un mec qui au lieu de faire comme tous ses potes et de se mettre autour de la table pour recevoir sa becquée, s’est un peu attardé au-dessus de la marmite, et s’est dit qu’il y avait un truc à creuser à la vue de toutes ces bulles et cette vapeur : il s’en est servi pour créer comme un jouet, aucune utilité, mais le mécanisme était inventé (voir image ci-dessous)

    La première version de la machine à vapeur (image Wikipedia)

    Nous arrivons 16 siècles plus tard et un autre mec (forcément…) se sert de la vapeur ainsi créée pour envoyer de la vapeur dans un tuyau, qui pousse un piston, puis fait un trou sur la partie haute du tuyau pour laisser la vapeur s’échapper et le piston retomber . Et bim ! machine à vapeur. Terminé !

    Alors, oui, ça a pris du temps, mais ça y est, on l’a notre machine à vapeur.

    Vous allez vous dire que le mec il est pas-con-fallait-y-penser-pourquoi-personne-n-y-avait-pensé-avant.

    C’est vrai. On parle de milliers d’années et de millions de marmites et de centaines de millions de dalleux qui regardaient de l’eau bouillir, incapables de penser autre chose que c’est-bon-la-bouffe-arrive-et-j’ai-une-grosse-dalle.

    On a envie de les prendre entre quatre yeux, ces dalleux, et de leur demander ce qu’ils ont foutu tout ce temps-là.

    Parce que des milliers d’années après, on se dit qu’il est bien dommage que ces types n’aient pas inventé cette mécanique plus tôt : « Imagine t’aurais découvert la machine à vapeur en An 1000 avt. JC ?  On même en An 500, si tu veux. A la rigueur. Pas grave, ok, je veux bien. Mais 1700 les gars, bordel!! C’est trop tard là… T’imagines la gueules de ma Playstation qu’elle aurait aujourd’hui??!! Tout ça à cause de dalleux qui ne pensaient qu’à bouffer ? T’es sérieux là ?? »

    C’est vrai, on est en droit de se plaindre…

    Pire : personne ne pouvait imaginer que, 1 siècle plus tard, le même système allait déplacer des populations sur des centaines de kilomètres : la locomotive à vapeur.

     

    Quand nous parlons du futur du Ecommerce, chacun à son avis

    « Amazon va tout prendre »
    « Google va monter une Place de Marché et Amazon va tout perdre »
    « les achats ne se feront que sur mobiles »
    « les achats ne se feront que via des lunettes 3D »
    « les petits vont gagner et les gros sites crever »
    « les gros sites vont gagner et les petits crever »
    « on achètera tout via Paypal »
    « on payera tout via Apple Pay »
    « t’as entendu parlé des Bitcoin ? Je t’expliquerai, pas tout compris non plus »
    « on n’achètera plus rien »
    « on achètera tout »
    « tu cliqueras sur un bouton et un drone Amazon te livrera ton jean’s »
    « tu cliqueras sur un bouton et un drone de ton épicier de quartier te livrera ton paquet de pâtes »
    « y’aura une guerre des drônes dans le ciel, entre les drônes Google et le drônes Amazon »
    « tu commanderas le même produit sur Amazon et Google, et tu renverras le drône qui t’auras livré en dernier. »

    etc… etc…

    La vérité est que l’avenir du Ecommerce est impossible à connaître. On se plaira à s’être donné raison et on se plait déjà à en parler lors de diner en ville…

    C’est sûr, nous ne sommes que des dalleux impatients de becqueter, et le futur du Ecommerce personne ne le connait.

    On sait juste qu’on aura inventé un autre type de râleurs, du style « Non-mais-franchement-10-minutes-pour-livrer-mon-jeans-c-est-quoi-ce-service-client-de-merde-j-ai-cru-que-j-allais-le-shooter-le-drôner-tellement-j-étais-énervé« .

  • [Olivier Levy] – Reflexion sur les logiciels pour Ecommerçants et leur utilisation

    [Olivier Levy] – Reflexion sur les logiciels pour Ecommerçants et leur utilisation

    Il faut l’avouer : on leur en demande beaucoup à nos marchands.

    « T’as une boutique physique ? Pas le choix maintenant, il te faut un site en ligne. »

    « Maintenant que tu as ton site en ligne, pense à ton SEO, ton Adwords et ton nouveau design. Et les Places de Marché ? Tu connais ? »

    Alors, tel les jeunes parents qui, d’un coup, doivent gérer des triplés, il jongle notre marchand. Il jongle.

    (source Hachette Edition)

     

    En effet, il jongle avec  (inspirez, prenez votre souffle) :

    son logiciel Ecommerce (PrestaShop, Magento, Wizishop, PowerBoutique…), son Outlook/Gmail, son compte Adwords, son compte Google Analytics, son Gestionnaire de Flux, son logiciel d’emailing, son Twitter, son Facebook,

    (on reprend son souffle…)

    son logiciel multi-convertions (oui, on ne sait pas ce que c’est, mais ça doit bien exister), son interface d’affiliation, son logiciel de suivi de prix, son logiciel de suivi de Likes Facebook, de suivi de followers Twitter, de suivi de backlinks, de suivi de positions sur Google, de suivi de suivi, son interface d’agrégation d’interfaces, son logiciel de gestion de logiciels, son compte de gestion de comptes, son logiciel de gestion de gestion, … … … et surtout, celui qu’il ne faut surtout pas oublier sans quoi cette liste à la Prévert ne serait complète : son-compte-de-logiciel-pour-avoir-accès-à-l’interface-de-son-compte-de-gestion-de-logiciel-pour-faire-son-suivi-de-gestion-parce-que-sans-ça-t’es-pas-un-vrai-ecommerçant-et-donc-tu-te-devras-de-culpabiliser… … … …

    Voilà, donc, avec quoi doit jongler un Ecommerçant en 2015.

    Il les maîtrise tous, ces outils, le Ecommerçant. Que l’interface soit simple, facile à prendre en main ou pas. Il s’en fou, lui, le marchand. Il les maîtrise toutes ces interfaces.

    Ou pas, d’ailleurs. Mais ça, le marchand, il s’en cogne … Car là n’est pas le problème : tel ce jeune couple de parents avec des triplés, il n’a pas d’autre choix que de gérer.

    Ton interface qui va l’aider à faire mieux son job tous les jours ? Bravo. Mais il s’en cogne. C’est comme pour ces jeunes parents, lorsque Enfant n°2 vient pleurer parce que Enfant n°1 lui a piqué le jouet que vous aviez acheté pour Enfant n°3 : ils vont gérer/jongler/se démerder, bien sûr. Mais, en vrai, ils s’en cognent. Ils s’en cognent de « à qui est le jouet et qui l’a piqué à qui« . Faut juste gérer…

    Et ben, le marchand, c’est comme ces jeunes parents : ton interface, il s’en cogne gère.

     

    Maturité, ou le ras-le-bol du marchand

     

    Maturité, en fait, c’est une façon polie de dire que, notre marchand, il en a marre. A la base, il voulait juste ouvrir un bouclard dans le quartier de son enfance et avoir une présence nationale via un site Ecommerce. C’est tout. Et maintenant, il a envie qu’on le lâche…

    « Ecoutez les gamins, vous avez 18 ans maintenant, alors vous vous démerdez ! Demande à tes frères ! T’en a 2 ! Maman et Papa ça fait 18 ans qu’ils gèrent s’en cognent. »

    Le Ecommerçant, donc, il sélectionne, il élague. Pas le choix, il manque de temps. Il fera un choix entre les logiciels qu’il ouvrira tous les jours, et, les autres, qu’il n’ouvrira qu’une fois par mois.

    Et, il ne pourra en consulter que 5, maximum, de façon journalière.

    N°1 : Son logiciel Ecommerce (PrestaShop, Magento, etc.). Pas le choix. Faut s’y connecter tous les jours.

    N°2 : Son Outlook/Gmail. Obligé de s’y connecter aussi tous les jours.

    N°3 : Son Adwords ? idem. Même si le marchand n’y comprend plus grand chose, il surveillera les lignes « Dépenses » et « Nombre de Ventes ». C’est tout… (et quand une agence l’appellera pour la 4ème fois pour lui dire que son Adwords peut sûrement être amélioré, le marchand répondra « Vous inquiétez pas, tout va bien dans mon Adwords, mais merci de votre proposition. Après toutes ces années, mon Adwords je m’en cogne gère. »

     

    Donc, ça fait déjà 3 interfaces à ouvrir dans tous les cas tous les jours. Reste donc une place, ou deux grand maximum.

    N°4 : Son Google Analytics ?  Oui. Il va s’y connecter tous les jours quand-même : il veut savoir tous les jours son nombre de visites.

    Son logiciel d’emailing ? Non. « J’ai fais un emailing Noël dernier, ça va…. »

    Son logiciel de suivi de positionnement sur Google ? « Oui je sais, les positions sur Google ça change tous les jours. C’est justement pour ça que je regarde pas tous les jours… De toutes façons je sais, je suis pas assez haut dans Google. Tu sais quoi ? Je m’en cogne gère. »

    Reste donc 1 place, max.

    Arrive donc son outil de gestion de flux et des Places de Marché.

    Et il semblerait que le marchand, blasé, vaincu du fait de l’importance des flux, ait accepté, comme un état de fait que, oui, il va devoir se connecter encore à une interface de plus tous les jours. L’avenir d’un Ecommerce se trouve dans ses flux.

    Donc voilà les 5 interfaces utilisées quotidiennement par un marchands.

     

    5 Interfaces au quotidien. Peut-on réduire ce chiffre ?

     

    Pour régler ce problème d’overdose d’interfaces, il existe le rêve : celui de l’outil tout en 1. On appelle cela une « suite de logiciels qui fait tout, même gérer tes triplés« .

    Ou, encore, celui de l’outil qui regrouperait, au sein d’une unique interface, tous les autres logiciels utilisés. Beaucoup d’outils se sont proposés de jouer ce rôle, en vain.

    Pourtant, nous pensons chez Shopping Flux, que nous nous devons quand-même tenter de réduire ce nombre de 5 interfaces journalières.

    Car nous croyons qu’il faudrait que les marchands, devenus E-marchands, passent plus de temps à faire leur métier, c’est-à-dire, acheter, et moins de temps devant leur écran d’ordinateur, à faire des paramétrages.

    Il leur faudra sortir du piège dans lequel les start-up et autres nouvelles tendances de l’Ecommerce les ont amenés: encore un logiciel avec de belles interfaces, mais qu’il faudra gérer.

    On est en 2015, bon sang. Tout le monde s’est lancé dans sa start-up à destination des Ecommerçants et le Ecommerçant, il culpabilise, à tord, de ne pas toutes les maîtriser ou les utiliser.

    La route vers l’overdose.

    Ainsi, même si notre logiciel Shopping Flux a l’énorme chance de faire partie de cette fameuse liste des « 5 logiciels pour Ecommerçants à ouvrir tous les jours« , notre mission est d’aider les marchands à passer moins de temps devant leur ordinateur.

    L’innovation est l’itération vers une vision. Et notre vision nous dit que le Ecommerçant en a assez d’être toute la journée devant son écran : il doit, au contraire, se retourner et passer du temps avec ses fournisseurs, sa logistique, chercher de nouveaux produits à vendre, de nouvelles opportunités d’achats, etc…

    S’il recrute, il ne doit pas avoir besoin de recruter pour sa partie Web, mais plutôt pour sa partie « achat », « recherche de nouveaux produits/marchés ».

    Et puis une fois que son boulot d’Ecommerçant terminé, il rentre s’occuper de 3 gamins. Terminé.

    Là est notre croyance.

    Ainsi, après 1 an de travail au sein de notre équipe, une nouvelle version de Shopping Flux arrive et elle se nomme V2-S.

    Une nouvelle interface tellement efficace, que vous découvrirez que, dans un futur proche, il vous sera possible de paramétrer votre Shopping Flux directement depuis votre iPhone.

    Directement depuis votre iPhone, oui, afin de gagner en productivité, et de passer moins de temps devant vos écrans.

    Nous espérons ainsi permettre aux E-marchands de redevenir Marchands.

    [Tweet « Le gestionnaire de flux du futur sera paramétrable via un iPhone. via @shoppingflux »]

    La première étape de V2-S sera déployée à partir de Lundi chez nos clients, et une vidéo sera disponible sur notre compte twitter.

    Bonnes ventes à tous les Ecommerçants : nous existons pour vous aider.

  • « Les articles Blog-Ecommerce c’était mieux avant… »

    « Les articles Blog-Ecommerce c’était mieux avant… »

    On l’entend cette rhétorique. Encore et encore.

    Oui, « les articles Blog Ecommerce c’était mieux avant« . On se marrait bien, on y apprenait pleins de trucs, et on avait le sentiment de grandir avec l’agence.

    C’était donc plus personnel (on utilisait le « je », plutôt que le « nous »), plus direct et plus marquant.
    Quatre années après, on me parle encore de cette série d’articles sur la vente de mon site Ecommmerce ou des « My Ecommerce Sucks! » (dont j’ai retiré tous les articles sur ce blog, car n’avaient plus d’utilité).

     

    « Oui, les articles Blog Ecommerce c’était mieux avant… »

     

    Blog Ecommerce se permettait tout, et ne demandait permission à personne : « ça passe ou ça casse … et si ça a cassé, c’est que maintenant ça peut passer. »

    Il y avait une forteresse à briser.

    Un mur haut et fortifié, gardé par des bloggers qui n’avaient jamais monté de site Ecommerce du tout, ou avaient échoué.

    J’avais lancé Platine Center en même temps que Blog Ecommerce, me disant que, si l’agence ne fonctionnait pas, j’aurai toujours de quoi bouffer avec mon site Ecommerce.

    Mais les 2 sociétés ont immédiatement très bien fonctionné. Trop vite. Les plus anciens lecteurs se souviennent de l’histoire du burn-out.
    Platine Center, à l’époque, c’était presque 1 Million de CA. Et sans forcer, donc, puisque l’agence Blog Ecommerce accaparait déjà tout mon temps. J’avais un employé sur Platine, à plein temps (salut Nico, j’espère que tu lis encore le Blog).

    Et malgré cette preuve par le résultat, du haut de leur muraille, il y avait quand-même tous ces donneurs de leçons. Ces inspecteurs des travaux finis, ou à faire. De ce que le web, par sa facilité de communication, créait de plus dégoulinant de conseils par des gens incompétents. Sans parler des « consultants » (avec pleins de guillemets).

    Une muraille gardée par des consultants Ecommerce qui n’avaient jamais ressenti l’inquiétude d’avoir une palette de produits qui n’arrive pas à temps en logistique…

    Une muraille gardée par des grands comptes Ecommerce qui ne savaient pas ce que c’était de découper du scotch avec les dents pour faire ses colis.

    Gardée par des agences SEO qui référençaient un site Ecommerce comme un site lambda (la méthodologie SEO Ecommerce de Blog Ecommerce, qui consiste à travailler le catalogue produits, n’a, elle, pas changée d’un iota depuis sa création).

    Une muraille gardée, finalement, par des gens avec aucune légitimité.

    L’Histoire est toujours la même et se répètera toujours : les bourgeois imposent leur rythme, dictent les règles. Rien ne changera jamais.

    Alors on l’a tous franchie muraille. Oh, pas comme les anciens Grecs avec un Cheval de Troie, ou les Anglais avec leurs boulets de canons. Non. Nous, c’était plutôt comme l’Histoire de France nous l’a appris : foncer-en-masse-avec-nos-échelles-en-bois-inclinées-contre-la-forteresse ! Terminé !

    Et pas grave si ça fait mal, on avance. Y’aura des pertes, c’est sûr. Mais c’est comme ça qu’on sait faire. Et depuis toujours. Celui qui réussi montre l’exemple, et donc on avance. Celui qui se fait cramer, ben … c’était prévu, donc on avance aussi.

    La masse ? On l’avait. 100.000 ecommerçants.

    Mais des exemples de réussite, on en voyait peu (Platine Center était le site Ecommerce le plus transparent à l’époque). On en voyait peu parce qu’on ne les montrait pas. On prédisait que les gros Ecommerce allaient écraser les petits et moyens, alors pourquoi en parler. Normal. Les gros, les petits, le gros mange le petit. Logique ! C’est logique la vie, en fait.

    Le Veau d’Or des grands comptes.

    Sauf que..

    Sauf qu’il suffisait de regarder pour comprendre que c’est l’inverse qui était écrit. Et quand je dis écrit, je ne parle pas du JDN ou autre FrenchWeb. Mais de la suite logique (R.I.P) de l’histoire Internet.

    Et c’est bien ce qui est arrivé. La FEVAD avec ses superbes « Espoirs Ecommerce », Google et sa long tail, les Places de Marché par dizaine, le succès des sites de niches, et, surtout, cette dizaine de gros sites Ecommerce qui n’arrivent au final qu’à générer des pertes.

    Il ne pouvait en être autrement, car le web choisit toujours la spécialisation. Demain sera pire : chaussé de Google Glass, vous vous adresserez en direct à vos internautes depuis votre boutique physique, et leur ferez une demo du produit, comme à n’importe quel acheteur qui franchirait le seuil de votre boutique.

    Les gros sites Ecommerce ne peuvent pas gagner sur le web. Et ne gagneront pas. En tout cas, pas sans les petits et moyens Ecommerçants. L’histoire est écrite et l’a toujours été. L’avenir vous le montrera même que les Places de Marché laisseront encore plus de liberté à leurs petits/moyens Ecommerçants. Elles n’auront pas le choix, car Internet choisi la spécialisation, encore en toujours.

     

    Et maintenant alors ?

     

    Maintenant qu’on se trouve au sein de la muraille avec tous les bourgeois, c’est vrai, faut le dire, on se fait un peu chier… Disons-le.

    On est plutôt plus dans l’esprit jeux de mots sur Twitter, ou, je-fais-des-plongeons-dans-une-piscine-à-Monaco, ou, encore, je-fais-du-ski-ou-je-bronze-on-ne-sait-plus-mais-signe-moi-mon-contrat

    (je vous assure ça existe vraiment, y’en a qui font tout ça pour signer des contrats.)

    Autre époque, autres mœurs… …

    On pensait aussi que c’était plus propre que chez nous les gueux. Mais le tout-à-l’égout dont on nous vantait les mérites a des relents qui piquent le nez.

    « Et ces diseuses de bonne aventures, ne me dites pas qu’elles font commerce ici aussi ?… »

    Donc oui, ok, c’est moins funky qu’on ne le pensait. Nous, gueux, on s’est gouré…

    Du coup, on y rentre et on y ressort, de cette forteresse. On y fait des allers-retours car on peut se le permettre, maintenant.

    On se rend surtout compte qu’on n’est finalement pas si mal que ça dans notre village avec nos maisons en paille, nos aubergistes toujours accueillants et notre tout-à-l’égout dans les bois.

     

    Et puis, on se diverti autrement. On regarde le Gentilhomme porter l’écu du Chevalier pour gagner les faveurs de la grande cours du Ecommerce, on s’attendrit à la vue de cet ancien gueux qui se pavane, et on se moque, encore et toujours, du fou. Celui du roi.

    Donc même si Blog Ecommerce est moins drôle qu’avant, y’a donc quand-même de quoi rire, dans le Ecommerce. Ouf… on est sauvé.

    Car, peu importe l’époque, rien n’a changé pour nous les gueuses et les gueux : on rigolera toujours des bourgeois et de leurs faire valoirs.

    Tout en se disant que, quand-même, une vie de bourgeois aurait été bien plus simple… …

     

    Alors, et pour conclure, oui Blog Ecommerce est moins drôle qu’avant. On va essayer de changer ça. Mais c’est parce qu’on a bossé. On a beaucoup bossé : Blog Ecommerce est en train de mettre la dernière touche à la Box Webmarketing, et vous verrez, que nous avons créé une nouvelle manière de gérer une agence webmarketing pour Ecommerçants.

    Merci à tous de nous lire depuis si longtemps.

    Olivier Levy

  • [Olivier Levy] – L’industrie du SEO : vers moins de Marketeux, et plus de Techos

    [Olivier Levy] – L’industrie du SEO : vers moins de Marketeux, et plus de Techos

    Le SEO est enfin devenu l’égale des autres disciplines de l’Internet : une industrie de techniciens, d’ingénieurs, de développeurs.

    Aujourd’hui, 80% des Ecommerçants possèdent les mêmes connaissances que 95% des agences SEO, et pour les 20% restants, une formation ou un stagiaire sorti d’une école Web fera largement l’affaire.

    C’est donc autour des 5% d’agences SEO restants que l’industrie du SEO va se concentrer : celles avec les connaissances techniques les plus abouties.

    C’est la mort des Agences SEO orientées marketing, et l’essor de celles orientées techniques.
    Comme dans n’importe qu’elle industrie, l’ingénierie remplace la main-d’œuvre.

     

    Le SEO répond aux règles industrielles : vers plus ingénieries, moins de mains-d’œuvre.

    A chaque fois, moins de conducteurs de train pour plus de transportés (marchandises et personnes). Toute industrie répond à ces mêmes règles si elle ne veut pas mourir. Cela ne veut pas dire que l’industrie crée moins d’emplois (même si tel n’est pas le sujet ici), mais qu’elle déplace ses besoins en main-d’œuvre vers des profils plus techniques. Ce seront uniquement des ingénieurs et leurs logiciels qui conduiront les trains de demain. Les conducteurs de trains sont devenus inutiles.

    Certains regrettaient à une époque la disparition des allumeurs de réverbères, et ce sont les mêmes qui regrettent aujourd’hui que les trains n’aient bientôt plus besoin de conducteur.

    Car qu’on ne s’y trompe pas : 80% des agences SEO/Freelance/Experts vont disparaitre. Seules resteront les plus techniciennes de toutes.

    Une industrie ne s’écrit que dans un seul sens : vers plus d’ingénierie, puis vers moins de mains-d’œuvre, pour finir vers une concentration des acteurs.

    Un seul chemin, une seule règle, une seule réalité.

     

    Comment cela va-t-il se concrétiser dans le SEO ?

    C’était encore le cas il y a encore moins d’1 an, l’industrie du SEO c’était 10% à 20% de techniques et le reste était du marketing/bon sens/sémantique/liens.
    Chez des agences comme Blog Ecommerce, ce rapport a toujours été plutôt sur du 50% techniques, 50% marketing (voire même une prédominance pour la technique pour certains Ecommerçants).

    Or, c’est ce dernier rapport qui fait foi maintenant : le SEO est en train de devenir un métier de techniciens, et non plus de marketeurs.

    La partie marketing/bon sens/sémantique est maîtrisée par les Emarchands, comme nous le disions. Et concernant la partie liens/Netlinking, Google Panda/Pingouins et autres ont notifié leur sort.

    Donc il ne reste que la technique.

    Un résultat d’autant plus accentué par le fait que les PrestaShop, les Wizishop et autres Oasis7 sont maintenant livrés avec de bonnes optimisations SEO techniques en natif. Ainsi, la technicité nécessaire en SEO pour des clients utilisant ces logiciels se devra d’être encore plus exigeante.

    Nous savons chez Blog Ecommerce qu’il existera hélas toujours des agences SEO qui se lanceront dans le SEO de sites de marchands PrestaShop/WiziShop/Magento/Compario/Oasis7/Raynette, etc. etc. sans n’avoir jamais étudié ces logiciels.

    Nous savons aussi qu’il existera toujours une large majorité des Ecommerçants qui sont et resteront des proies faciles pour les mauvaises agences SEO.

    Ces agences existeront toujours, mais elles semblent vivre moins longtemps qu’avant. Et de toutes façons, que ça soit pour les Agences SEO ou les Agences de Pub, de Média, etc., la loi est la même pour toutes : pas de rentabilité possible sans une très grande satisfaction clients.

     

    Un effet ciseaux qui obligera ce marché à gagner en technique

    C’est pour ces 2 raisons, c’est-à-dire le marketing SEO maîtrisable assez facilement par les Emarchands eux-mêmes, puis le fait que les logiciels Ecommerce soient livrés en natif avec de sérieuses optimisations Techniques SEO, que le marché des agences SEO est en train de se concentrer et laisser la part belle aux agences les plus Techniques du secteur.

    Pour les Freelances/Consultants SEO, plus de technicités, là encore, seront nécessaires. Ceux qui auront des compétences PHP/Dev diversifieront leurs services et ne se concentreront plus uniquement sur le SEO.
    Ceux avec un profil plus marketeur se dirigeront, eux aussi, vers de la technique, mais plus accessible, comme l’analyse de logs.

     

    Rien n’arrête une industrie, car elle délivre en masse un besoin de masse

    Peu de métiers atteignent l’étape de l’industrie. C’est l’ingénierie qui décide de la mort d’un métier pour le faire entrer dans l’industrie.

    Comme pour les allumeurs de réverbère ou les conducteurs de trains, le métier de SEO est mort, et sera remplacé par l’industrie du SEO.

    Les Ecommerçants ont compris bien plus que les bases en SEO, ils attendent maintenant uniquement de la technique en SEO.

  • Quel est l’ADN de Blog Ecommerce et son équipe ?

    Quel est l’ADN de Blog Ecommerce et son équipe ?

    ADN Blog Ecommerce« Quel est l’ADN de Blog Ecommerce et son équipe ? »

    Vaste question …

    Il y a des phrases qui ne valent pas grand-chose. Il se dit même que certaines ne valent rien, ne servent à rien.

    « Quel est l’ADN de Blog Ecommerce ? », elle, cette phrase, nous a par contre été d’une grande utilité.

    Simple, courte, efficace.

    Pas comme ces longues et interminables phrases dont on attend le point final pour passer à la suivante ou les mots de liaisons pour en comprendre le sens et les virgules pour nous permettre de respirer sauf si, ces virgules comme, c’est, trop souvent, le cas, sont placées, aux mauvais endroits.

    Non, notre phrase, elle, elle est courte : « C’est quoi notre ADN ? »

    Terminé. Simple et efficace.

    Trouver son ADN, ce n’est pas faire une liste.

    L’ADN de Blog Ecommerce est fort, trop fort diront certains. Mais on ne choisit pas son ADN. L’ADN d’une société dépend de ses fondateurs, leurs idéaux, leurs objectifs, leur ambition. Et l’équipe qui intègre l’entreprise façonne, solidifie cet ADN. Elle l’accompagne. Mais rien ne peut le changer.

    Alors nous avons tenté de décrypter notre ADN : celui de Blog-Ecommerce/Shopping Flux.
    Et, à tord, nous avons commencé par faire une liste…

     

    Première idée de cette liste : « Il faut nous recentrer sur les petits et moyens E-commerçants »

    Notre slogan était : « Parce que l’avenir appartient aux petits Ecommerçants« .
    Plus que jamais, cette affirmation est vraie, et ce n’est pas la forte tendance d’ouverture d’une section « Place de Marché » chez les gros sites Ecommerce qui pourra contredire notre certitude. Il ne peut pas en être autrement, c’est d’une logique évidente depuis le début du Ecommerce et chaque année qui passe nous le confirme. C’est le sens de l’histoire de l’Internet.

    Nous savons que beaucoup d’articles affirment régulièrement le contraire, argument de la fameuse « taille critique » à l’appui. Cela fait des années que ces articles existent, et ils continueront d’exister. Peu importe.

    Mais est-ce que notre ADN est d’aider uniquement les petits/moyens Ecommerçants, ou d’aider les Ecommerçants peu importe leur taille ?

    Si nous considérons que notre technicité en SEO pour Ecommerce n’a jamais été dépassée et si nous considérons que cette technicité, justement, devient chaque année de plus en plus exigeante (exemple avec la Navigation à Facettes qui se généralise), notre ADN est-il de limiter la diffusion de nos savoirs à la taille d’un Ecommerce ?

    Est-ce cela rendre le Ecommerce meilleur ?

    Si la réponse à cette question est non, alors cette première idée ne pouvait pas être notre ADN. Il nous fallait trouver autre chose.

     

    Deuxième idée de cette liste : «Il faut refaire des coups de gueules sur Blog-Ecommerce»

    Les coups de gueules sur ce blog comme les « My Ecommerce Sucks ! » lui ont permis d’émerger assez rapidement (et à moindre frais) dans ce secteur, ainsi que de se monter une base de lecteurs.

    Ces coups de gueules ont montré que les Grands Ecommerçants, eux aussi, faisaient des erreurs en SEO et en Webmarketing en général.

    Mais notre boulot est maintenant fait : les petits et moyens Ecommerçants ont compris leur place dans le Ecommerce français, avec détermination, mais sans prétention irréaliste. Ils ont même un Prix à la FEVAD qui leur est consacré.

    Les articles « My Ecommerce Sucks ! » ont été retirés de ce blog il y a maintenant 2 ans, car nous souhaitions passer à autre chose que ces coups de buzz. Nous serions restés une petite boite si nous avions continué ainsi (aujourd’hui nous sommes 30 personnes sur les 2 sociétés, et recrutons en continu), or notre ambition était bien plus grande que d’être 1 ou 2 super-consultants en SEO, payés une fortune par jour, mais sans équipe, sans aventure, et ayant pour unique ambition notre propre confort.

    Notre ambition est telle, que nous avions besoin d’une équipe pour y arriver.

    Donc non, ce n’est pas dans notre ADN de passer des coups de gueules, et ce n’est donc d’ailleurs pas en continuant ainsi que nous aurions atteint cette taille d’équipe sur Blog. Ces coups de gueules ont atteint leurs objectifs, il était temps de passer à la phase suivante.

     

    Troisième idée de cette liste : « Il faut moins de pub sur le Blog »

    C’est un reproche que l’on fait à Blog Ecommerce depuis ses premiers articles. Jour 1.

    Mais pour nous comprendre, il faut que nous vous révélions un point :

    Nous faisons ces pubs parce que nous croyons à l’utilité forte pour votre Ecommerce de tous nos produits et offres (SEO/SEM/Formations/Shopping Flux/Lovely-Ads/BuyLine). Nous y mettons toute notre énergie, toute notre sueur, et toutes nos croyances.

    Plus que l’investissement humain et une gigantesque motivation, nous y mettons aussi un investissement financier qui à l’échelle de notre PME n’est pas sans risque. Comme tout logiciel, Shopping Flux a nécessité plusieurs années (trois) avant d’être rentable et Lovely Ads attendra fin 2015 pour l’être. Pendant ce temps, les charges et les salaires, eux, ne se font pas attendre. On parle ici de + de 100K€ chaque année à remettre au pot pour pouvoir continuer l’aventure et combler les déficits, le tout pendant 3 ans. Et pour le bien être de l’équipe et de nous mêmes, nous nous sommes toujours refusés de faire une levée de fonds.

    Vous l’aurez compris, ne plus faire de pub sur Blog-Ecommerce.com n’est pas au programme, et, de ce fait, n’est pas plus notre ADN.

    Donc nous avons, là aussi, rayé cette idée de la liste.

     

    « Bon alors, c’est quoi votre ADN ? Ça paraît mal barré là … »

    Oui, nous aussi nous avons cru que c’était mal barré.

    Nous aussi nous avons cru qu’avoir un ADN fort signifiait qu’il était facile à trouver. En vain…

    La réponse, et nous en sommes fiers, était pourtant sous nos yeux. Il suffisait de regarder comment nous agissions. Comment nous interagissions avec notre environnement.

    Juger sur les actes, pas les paroles.

    Toujours pareil. Rien de nouveau. Que du vieux. Seuls les actes comptes.
    C’était sous nos yeux, il suffisait de nous regarder agir, de nous juger, nous-mêmes, sur nos actes, et uniquement nos actes. Même de nos propres discours et théories, il nous fallait en faire fi. Regarder nos actes et réalisations uniquement. Observer comment nous agissions naturellement au quotidien et sur la durée. Parce que cela fait 6 ans que notre ADN guide nos actes. Et plus Blog Ecommerce grandissait plus notre ADN prenait de la place, de la force.

    Ceux qui croyaient que Blog Ecommerce avait perdu son ADN (et nous l’avons cru nous-même aussi) et que l’agence s’était complainte dans sa notoriété, se sont trompés. Le plus étonnant, c’est que c’est même l’inverse qui était en train de se passer : plus notre notoriété grandissait, plus notre ADN se diffusait dans l’ensemble du secteur Ecommerce, et le tout avec un seul objectif : le rendre meilleur.

     

    Les actes, que les actes, et seulement les actes. Faire fi de toutes paroles.

    Année 2007

    Blog Ecommerce se lance. L’agence a son ton et surtout diffuse gratuitement dans ses colonnes des conseils que les agences SEO de l’époque n’hésitaient pas à facturer à prix d’or à leurs clients.

    A ce moment-là, nous savons que nous allons créer la meilleure agence SEO pour Ecommerçants, et que ce secteur a besoin d’une rupture. Elle le sera sur la forme, le ton et le contenu. Ce que nous ne savons pas encore, c’est que ce chemin sera semé d’embûches. On ne crée pas une rupture dans un marché sans violence en retour de la part de ce dernier, notamment nos concurrents.

    Année 2008

    L’équipe Blog Ecommerce déroule sa méthode SEO Ecommerce, une méthode axée sur le Catalogue Produits et différente en fonction des logiciels Ecommerce utilisés. Une méthodologie couteuse, qui généra des taux de rentabilités proches des 10%, à une époque où les agences SEO visaient des taux de rentabilité proches des 70% (grâce aux fameuses pages éditoriales, techniques utilisées à l’époque, même pour un site Ecommerce malgré ses centaines/milliers de pages déjà présentes : les fiches produits. Une absurdité à nos yeux).

    Aider les Ecommerçants en leur offrant enfin une technique SEO qui leur soit dédiée, peu importe la marge finale.

    Année 2009

    Sa notoriété grandissante et avec une méthodologie SEO entrée en résonance avec son marché, Blog Ecommerce monte un premier réseau de partenaires et éduque le marché sur le fait que, non, toutes les agences web ou les logiciels Ecommerce ne se valent pas.

    A l’époque, nous voyions arriver trop de prospects avec des sites littéralement bons à jeter à la poubelle. Notre éthique nous obligeait à dire en amont qu’il leur fallait tout refaire, et que signer avec nous ne servirait à rien avant cela. Mécaniquement, beaucoup ont abandonné le Ecommerce. D’autres, à qui il restait encore un peu de sous, ont pu recommencer avec un de nos partenaires. 4 ans après, ils sont encore clients chez nous et, surtout, ils sont toujours Ecommerçants.

    Année 2010

    Dans l’objectif de fournir, en plus de ses conseils gratuits sur son blog, une aide plus personnalisée à ses lecteurs, Blog Ecommerce lance une hotline gratuite qui perdure encore 4 ans après. Objectif ? dépanner les Ecommerçants qui n’auraient pas à date les moyens de se payer les services d’une agence Webmarketing.

    Année 2011

    Après 5 années d’optimisation SEO de Catalogues Produits, ces mêmes catalogues maintenant s’exportent ! C’est la tendance. Google Shopping, et sa promesse d’un trafic en échange d’un flux, est passé par là. Plus que « des logiciels bien pratiques« , une industrie va naître dans les années qui suivront. Shopping Flux notre seconde société, et grâce son focus sur la R&D, aura un avantage : la modernité. Modernité cristallisée par sa fabuleuse V2 lancée fin 2013.

    Année 2012

    En cette année 2012, arrive le Graal du Graal quand il s’agit d’aider les Ecommerçants. Le moment où l’ADN de Blog Ecommerce a atteint le summum de son impact sur son marché : les fondateurs de PrestaShop, Wizishop, PowerBoutique, Dédiservices et Oasis mandatent directement nos équipes SEO pour améliorer en natif leur solution en SEO !

    Les résultats ? Faire économiser les frais d’audit technique SEO à tous leurs utilisateurs (en moyenne 5.000€ chez les agences SEO). L’équipe Blog Ecommerce, par sa connaissance de tous ces logiciels et aussi par sa vision transversale des meilleurs pratiques SEO de chacun, a été l’agence sélectionnée par tous les éditeurs français pour améliorer leur logiciel.

    Ce sont des centaines de milliers d’euros de prestations d’Audit Technique économisées pour les Ecommerçants utilisant un de ces logiciels. Et même ceux qui ne connaîtraient pas notre agence et son équipe bénéficient, sans le savoir, de notre travail. Et cela gratuitement.

     Année 2013

    Lancement du « Catalogue Blog Ecommerce« . 60 pages de conseils en Ecommerce, le tout envoyé gratuitement par la Poste (déjà 5.000 exemplaires distribués. Demandez le vôtre ici).

    Un catalogue d’une grande qualité et au contenu riche et à forte valeur ajoutée. Des infographies SEO pour PrestaShop, Magento, Wizishop, Oasis, Dédiservices, etc., des conseils techniques et webmarketing. Gratuit. Tout est gratuit. Le plus incroyable catalogue jamais édité pour aider les Ecommerçants avec le savoir et l’implication des équipes SEO et Adwords de Blog Ecommerce, est gratuit ! Il est gratuit.

    Tous les professionnels du secteur s’accordent sur la qualité du contenu de ce catalogue.

     

     Alors oui, voilà enfin l’ADN de Blog Ecommerce :

     

    « Aider les Ecommerçants, peu importe ce qu’il nous en coûte.« 

    Oui… On pourra trouver cela naïf, héroïque, chevaleresque. Ou alors, juste vendeur et considérer cela comme au mieux du très bon marketing.

    On pourra même dire que c’est encore un effet de la plume facile d’Olivier.

    On pourra tout dire, du bien comme du mal. On pourra critiquer ou admirer. Tout, pourra en être dit.

    Mais à la fin de la journée, seuls les actes restent, seuls les actes comptes. Et les nôtres sont constants depuis toutes ces années. Ils existent, ils sont là, ils sont présents et ils perdurent. Nos actes.

    Les actes, pas les paroles. Toujours pareil. Rien de nouveau. Que du vieux.

    Voici notre ambition, notre objectif, notre fierté, … notre ADN : « Aider les Ecommerçants, peu importe ce qu’il nous en coûte. »

    C’est notre ADN, nous en sommes fiers, et nous ne pourrons pas aller contre, même si nous le voulions.

    Voilà ce que nous apportons. Aucune agence SEO n’a jamais apporté autant que tout ce que fait Blog Ecommerce, parce que, nous, nous avons décidé de ne pas prendre le facteur coût comme variable.

    Parce que nous ne nous sommes jamais demandés si nous « n’en révélions peut-être pas un peu trop sur le blog« .

    Parce que nous ne nous sommes jamais demandés combien d’audits SEO Techniques en moins nous risquions de vendre une fois que nous aurions audité en natif le SEO des logiciels Ecommerce.

    Parce que, oui, nous étions fiers de faire figurer dans notre catalogue des copies d’écrans de nos audits SEO.

    Parce que Blog Ecommerce a toujours privilégié la qualité de ses partenaires, à la quantité.

    Parce que nous avons la meilleure équipe possible. C’est tout. 100% des gens qui ont rencontré notre équipe s’accordent sur ce point : elle est génial.

    Même les assistants Chefs de Projets SEO sont en CDI chez Blog Ecommerce, alors même que certaines agences SEO n’hésitent pas à nommer des stagiaires à des postes de … Chefs de Projet SEO…

    Nous visons le top pour nos clients, nos lecteurs et l’ensemble du marché Ecommerce, et ensuite, et seulement ensuite, nous regardons combien cela nous coûte. Pas l’inverse.

    C’est comme cela que l’on crée la plus forte valeur ajoutée possible pour nos clients.

    Maintenant que nous avons compris notre ADN, je peux vous dire que nous préférerions crever la gueule ouverte que d’en dévier.

    « Aider les Ecommerçants, peu importe ce qu’il nous en coûte.« 

    Blog Ecommerce n’a jamais été aussi puissant que ce qu’il sera en 2014. C’est écrit, on le sait, on a le plan sous les yeux.

    #LoveMyTeam #LoveMySoldiers

    Bonnes ventes à tous.

    « Aider les Ecommerçants, peu importe ce qu’il nous en coûte.« 

  • [Olivier Levy] – 5 erreurs des Ecommerçants à 2 millions d’€

    Suite de cet article précédent :

    « Pourquoi réussir le challenge de passer de zéro à 1 million ne donne-t-il pas les clefs pour atteindre les 2 millions ?

    Si tout le monde s’accorde pour dire qu’il est plus compliqué de passer de zéro à 1 million, que de 1 à 2 millions, alors il serait facile de penser que le seuil des 2 millions peut être atteint sans trop de casses, logique non ?

    Sûrement trop logique pour être la bonne réponse.

    Bienvenue dans un monde dans lequel 1 euro dépensé rapporte 80 centimes, un monde où Ecommerce souhaite rimer plus avec e-marketing que commerce, un monde où Adwords sera le puits de votre trésorerie … un monde où s’ouvrent les portes de ceux qui vous les avaient laissées pour fermées lorsque vous étiez petits ecommerçants ….

    Un monde dans lequel les Ecommerçants à 2 millions se plantent.« 

    ___________________________________________________________________________
    (dans la suite de cet article, tout s’entend toutes choses égales par ailleurs)

     5 erreurs de Ecommerçants à 2 millions d’euro

    2 millions€

    1er exemple d’erreur : Les Ecommerçants à 1 million qui doublent leurs dépenses Webmarketing.

    Ils dépensent entre 6.000 et 10.000 euro/mois sur Adwords et/ou les Comparateurs de Prix et se disent qu’en multipliant le budget par 2, leur CA devrait être, lui aussi, multiplier au-moins par 2 (puisqu’il faudra y ajouter le trafic naturel actuel).

    Sauf que …

    Sauf que multiplier par 2 votre budget clics webmarketing va, effectivement, multiplier par 2 le nombre de visites sur votre Ecommerce, mais nullement la taille de votre cible. En gros, et en prenant des chiffres fictifs pour exemple, si vous touchiez 50% de votre public avec 6.000 euro/mois, vous toucherez seulement, disons, 80% de votre cible avec 12.000 euro/mois.

    A partir d’un certain seuil, l’efficacité de chaque euro investit en webmarketing devient décroissante.

    Il ne faut pas garder mêmes métrics de calcul R.O.I que celles des débuts dans l’Ecommerce. Donc ce qui se passe, c’est qu’arrivé à la fin de l’année, à l’heure des bilans, ces Ecommerçants ont bien un CA de 2 millions d’euro, mais un résultat net devenu, mécaniquement, négatif ou très affaibli. Le conseil du cabinet comptable sera de « réduire les dépenses en publicité », et l’Ecommerçant en question subira une décroissance l’année d’après ou une croissance qui reposera sur une perte de plus ne plus intense en résultat net.

     

    2ème exemple d’erreur : Les Ecommerçants à 1 million qui baissent leurs prix pour tuer la concurrence.

    En gros, arrivé à 1 million, le Ecommerçant se dit : « Je prends le marché, je m’en fou, je pète les prix et quand je serai à 2 million et qu’il y aura moins de concurrents, je les remonterai« .

    Ok. L’ambition est là, c’est très bien, et nous avons souvent entendu cela de la part nos clients. Mais il ne va se passer qu’une seule chose : vous allez peut-être tuer certains de vos concurrents (encore que celui qui travaille dans son garage et déchire le scotch avec ses dents pour préparer ses colis, vous n’êtes pas prêt de le faire mordre la poussière à lui, vu qu’il y est déjà et que ça a plutôt l’air de lui convenir), mais vous allez surtout vous tuer vous. Et quand au bout d’un an, vous verrez que, oui vous faites bien 2 millions d’euro, mais qu’il y a encore un petit nouveau qui baisse encore plus bas ses prix et qui déchire encore plus efficacement le scotch avec ses dents (il les avait plus longues….), votre comptable vous dira qu’il vous faut rè-augmenter vos prix, ce que vous aviez prévu au bout d’un an, mais sans prendre en compte que, non, la concurrence sera encore présente.

    Sur Internet, vous ne pourrez jamais être le moins cher, car vous aurez toujours face à vous des structures ultra-légères et éphémères, mais présentes, qui se feront un plaisir de vous tirer vers le bas. Ne tombez pas dans leur piège, surtout si elles sont plus récentes que vous.

    En Ecommerce, ce n’est pas la concurrence qui décide de vos prix, mais votre visibilité par rapport à cette concurrence.

     

    3ème exemple d’erreur : Les Ecommerçants à 1 million qui se laissent flatter.

    La flatterie a renversé plus d’empires qu’il n’y en a réellement existé.

    Et à 1 million de CA, on peut se dire, que, « oui, j’ai un petit empire. » (le lecteur attentif fera remarquer qu’un empire n’est, par définition, pas petit, mais nous lui rappellerons que nous sommes ici dans la flatterie).

    La mariée est devenue belle (ou, en tout cas, sa dot), et les prétendants, ceux qui ne vous considéraient que trop peu, ces goujats, vous prêtent enfin toute l’attention que vous méritiez.

    Tout d’abord, l’affiliation. A vous les codes réducs, les bannières statiques qui ne sont plus du tout cliquées et, si vous avez un peu de (mal)chance, les keyworders.

    Vous ne serez pas la première mariée à déchanter le bal terminé, mais, promis, nous compatirons avec tendresse.

    Deuxièmement, le retargeting (ex : Criteo) : eux aussi, avant que vous ne fassiez le million d’euro vous laissaient leurs portes fermées, et elles vous sont maintenant ouvertes.

    Mais, à l’exact opposé de l’affiliation, le re-targeting est l’une des composantes webmarketing efficaces qui existent pour passer à 2 millions d’euro. Hélas, qui dit puissance, dit nécessité de maîtrise. Le Ecommerçant à 1 million est tenté d’ouvrir grandes les vannes des Criteo et compagnie, mais avec, pour résultat, des dépenses qui vont littéralement exploser !

    Sur le re-targeting, il vous faudra leur imposer un plafond de dépenses mensuelles ET ne pas re-targeter 100% de vos produits (par exemple, ceux avec un prix inférieur à 20 euros).

    Nous avons vu trop de Ecommerçants ouvrir un compte chez des re-targeteurs sans nous le dire, et revenir vers nous complètement dépités et avec une trésorerie proche du néant.

     

    4ème exemple d’erreur : Les Ecommerçants à 1 million qui ré-internalisent leur gestion Webmarketing.

    Pour bien comprendre les tenants et aboutissants de cette erreur, partons d’un postulat, qui correspond à un certains profils de Ecommerçants : vous étiez déjà commerçants avant de vous lancer dans l’Ecommerce, vous avez une bonne expérience dans votre métier et vous êtes monter à 1 million d’euro grâce à, bien sûr, vos produits, mais aussi parce que vous aviez fait le choix d’un bon logiciel Ecommerce, d’une bonne agence web et avez été accompagnés par une bonne agence Webmarketing spécialisée en Ecommerce.

    Donc … tout va bien.

    Du coup, on se dit qu’on ferait bien de gérer soit-même ses campagnes Adwords (« on va recruter quelqu’un »), pour le SEO on est déjà bien (« mais la personne qu’on va recruter pour gérer nos Adwords elle regardera de temps en temps nos positions. Et puis, moi aussi, en tant que patron, je vais suivre cela de près.« ) et pour le graphisme des newsletter et du site, « on va recruter un graphiste en contrat Pro« .

    Il est facile de tourner cela en dérision, mais la facilité intellectuelle n’est pas notre tasse de thé, alors cherchons à comprendre pourquoi des chefs d’entreprises prennent cette décision.

    Surtout que, nous sommes en 2013, et la plupart des Ecommerçants ont bien compris que ce n’était pas parce qu’on avait besoin de lait frais tout les matins qu’on se devait d’acheter une vache (ou « d’acheter un salon de coiffure parce qu’on a des cheveux« , prenez l’exemple qui vous plaira le plus ;-) ).

    Pourtant, pour la majorité des Ecommerçants, ré-internaliser leur webmarketing a un but clair et que nous comprenons : avoir sous la main ceux qui gèrent les dépenses, connaissent les produits, les soldes, les promos, et gagner une réactivité immédiate et l’œil sur les dépenses.

    Tout cela est légitime et logique. Et nos clients dans cette logique ont tous été accompagnés jusqu’à la fin, nous sommes même allés jusqu’à former leur nouvelle équipe, et cela sans aucune rétention d’information de notre part (et encore moins de Compte Adwords, comme c’est trop souvent le cas dans le milieu des agences….).

    Mais le Ecommerçant à 1 million fait face, avec cette nouvelle organisation, à un effet ciseaux qui, mécaniquement, va ronger son R.O.I (sa rentabilité webmarketing).

    Prenons l’exemple Adwords : si à un instant T, la personne que recrute l’Ecommerçants sera potentiellement aussi bonne que quelqu’un en agence (notamment si elle vient d’une agence, justement), au fil des mois son expertise sera de toute façon moins bonne. C’est en agence qu’on progresse en SEO et Adwords, pas chez l’annonceur, surtout si c’est un petit (moins de 50Keuro/mois). Le second effet, est celui des coûts : même si l’agence vous facturait entre 800 et 2.000 euro par mois pour la gestion des campagnes Adwords, un salarié coûte de toute façon plus chers.

    A l’heure où les Chefs de Projets Adwords chez Blog Ecommerce ont commencés à créer des vidéos Adwords pour leurs clients ou s’entretiennent avec Google Adwords France pour tester les dernières nouveautés, les Ecommerçants qui ont ré-internalisé leur Webmarketing courent de formations en formations pour connaître les dernières tendances chez Adwords.

    En Bing/Yahoo Ads ? On laisse tomber ? C’est vrai, ça ne fait pas beaucoup de visites par rapport à Adwords. Ça rassure de se dire cela.

    Résultat, nous avons bien ici un effet ciseaux : plus de coûts, pour moins d’efficacité (encore une fois, nous sommes partis du postulat que l’agence était une bonne agence).

    Internaliser son webmarketing à 1 million d’euro peut sembler logique pour un Ecommerçant. Mais c’est considérer, soit, que vous avez recruté en CDI la perle rare qui est une star en SEO + Adwords + Comparateurs de Prix, etc… (ne cherchez pas, ça n’existe pas, ou, en tout cas, nous n’avons jamais reçu un tel profil en entretien…), soit que vous considérez que le webmarketing n’évolue pas et que tous les canaux sont maîtrisables par une seule personne et ayant pour vision d’un seul cas, votre Ecommerce.

    Les Ecommerçants qui passent sans effet ciseaux le stade des 2 millions d’euro, sont ceux qui recrutent un Responsable Webmarketing qui va piloter, challenger et vérifier le travail de vos prestataires, puis faire tous les reportings qui permettront au gérant de faire progresser l’entreprise.

     

    « Alors on fait comment pour atteindre le palier des 2 millions sans se manger un mur ?

    Ça paraissait simple pourtant, avant que je lise cet article… »

    Nous n’avons aucune leçon a donner aux Ecommerçants, et ce que nous écrivons là est le résultat de discussions avec nos propres clients, de leurs erreurs, de leurs succès et surtout de leurs questionnements.

    Lorsque vous arrivez au seuil des 1 million d’euro et que vous souhaitez atteindre les 2 millions, au final, il n’y a pas grand chose à changer. Et c’est peut-être cela le plus compliqué à comprendre et que nous avons essayé de mettre en avant avec ces 4 exemples d’erreurs.

    Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra garder la tête froide, ne pas se considérer comme « arrivés« , et autres, « y’a plus qu’à« . A 1 million, votre Ecommerce est toujours très fragile. Il l’est même plus que lorsque vous travailliez tout seul et gériez l’ensemble des tâches quotidiennes.

    Il vous manque un élément dans votre entreprise. Et cet élément n’est pas une star en SEO ou Adwords. Ce n’est pas non plus les prix de la concurrence qui vous empêchent de passer ce cap, ni votre budget marketing trop réduit.

    Non.

    Ce qui a manqué à ces Ecommerçants qui se sont plantés au stade des 2 millions, c’est quelque chose qu’ils ont perdu. Un quelque chose pourtant sous leurs yeux, comme une trop évidence, comme une ingratitude fasse à la chose trop matérielle.

    Une chose qui, pourtant, se sera bien vendue, même très bien. Pour une somme précise, même : 1 million d’euro …

     

    5éme erreur : le Produit, le Produit, le Produit !!

    Comment oublier un truc dont on a vendu 1 million d’euro ?

    Ça n’arrive pas, nous direz-vous. Un Ecommerçant sait que le plus important c’est son produit.

    Pourtant, quand un Ecommerçant vous dit :

    . « Nous allons exploser le marché et baisser les prix« , parle-t-il du produit ou… de son prix ?

    . « Nous allons ré-internaliser le webmarketing, nous voulons nos canaux de ventes sous la main« , parle-t-il en tant comme une agence qui vend un service, ou comme un Ecommerçant qui vend un produit ?

    . « Nous allons multiplier par 2 les dépenses marketing, on va mécaniquement doubler notre CA. » Là encore, parle-t-il du produit ou de la promotion de ce produit ?

    Nous avons tous entendu ces phrases, et, souvent, avons approuvés ses stratégies, parce qu’elles sont logiques. Elles semblent naturelles, évidentes, dans la logique des choses.

    Mais encore une fois, elles étaient trop logiques pour être les bonnes.

    Pour atteindre les 2 millions d’euro, il vous faudra être au top de votre offre produits. De nouvelles marques, des nouveaux fournisseurs, meilleurs ou moins chers, des négociations plus âpres avec vos fournisseurs actuels. Un élargissement de votre gamme produits.

    Vous avez 2.000 produits ? Et bien passez à 4.000.

    Vous vous fournissez localement ? Et bien chercher à remonter la filière d’approvisionnements. Internet réduit le nombres d’intermédiaires. C’est comme ça, il faut l’accepter.

    Vos produits ne sont pas parfaits ? Travaillez avec vos fabricants pour leur proposer vos remontées sur les besoins du marché.

    Votre offre produits est-elle parfaite ? Posez-vous seulement cette question, c’est tout ! Le reste suivra

    On ne peut rendre fantastique qu’un bon produit. Vos bannières, vos clics à droite, à gauche, vos prix, votre design ou la taille de votre bouton « Ajouter au panier », votre Adwords, votre Shopping Flux, votre star en SEO, votre Criteo ou même votre page Facebook, au final, ce ne sont que des outils. Aussi puissants peuvent ils être , votre mission est de nourrir ces outils avec une offre produits fantastique.

     

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    Alors, qu’est-ce qui semblait manquer aux Ecommerçants qui se sont plantés à 2 millions d’euro ?

    Un Responsable des Achats.

    Un Responsable Achat (qu’il soit le gérant ou un recrue), qui vous trouvera de nouveaux produits, qui négociera chaque achat, qui fera tout pour que soient en lignes les dernières nouveautés, qui se déplacera à tous les salons de votre secteur (même à l’étranger) qui déploiera votre offre et qui la rendra chaque mois de plus en plus attractive.

    Ainsi, avant de vous poser la question « dois-je recruter un SEO/Adwords en interne ?« , « dois-je augmenter sensiblement mes dépenses ? » ou « dois-je me lancer à corps perdu dans des nouveaux canaux de diffusions ?« , poser-vous la question suivante : « Suis-je équipé, avant tout, en interne pour continuer à rester au top au niveau de mes produits ? »

    Nous avons vu trop de Ecommerçants perdre la mission première de leur entreprise, et arriver aux 2 millions avec moins d’argent en caisse et, souvent, obligés de mettre la clef sous la porte, en cas d’effet ciseaux que nous décrivions.

    Parce que le jour où un concurrent arrivera avec une meilleure offre que vous, plus complète, plus moderne et avec un meilleur sourcing, vous pourrez dépenser l’énergie, l’argent et le temps que vous voudrez en webmarketing ou à espionner vos concurrents, votre offre produits deviendra inintéressante aux yeux des internautes.

    Et là, oui, il ne vous restera plus qu’à baisser vos prix. Il n’y aura pas d’autres solutions. Les journées sont courtes et le temps passe vite sur le web, alors focalisez vos journées sur votre offre produits.

    Et ce fameux Responsable des Achats sera, encore lui, celui qui vous permettra de passer la barre des 4 millions d’euro. Car les Ecommerçants qui atteignent cette barre des 4 millions de façon saine et solide sont ceux qui ont créé leur propre marque sur leurs meilleures ventes.

     

     

    Voici tous les articles de cette série :

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-15kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-30-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-60-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-100-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-passent-de-1-a-2me-et-qui-se-plantent/

  • Ces Ecommerçants qui passent de 1 à 2M€ et qui se plantent

    Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, nous avons une infographie « Ces Ecommerçants qui font 100K/mois », dont vous pouvez télécharger ici la dernière version.

    Infographie Ecommerce

    Une fois la barre des 1 million d’euro dépassée, nombreux sont les Ecommerçants à penser que doubler leur CA, sans être bien sûr facile, répondra à des métrics, des calculs, éprouvés lors de la phase qui a permis de monter à 1 million/an.

    Sauf que …

    Sauf que force est de constater que le nombre de Ecommerçants à 2 millions/an qui se plantent alors qu’ils avaient atteint avec brio, agilité et intelligence la barre du million, est étonnamment élevé.

    Alors, quelles ont été leurs erreurs ? Pourquoi une équipe qui a réussi à hisser un site Ecommerce à 1 million d’euro (ce qui correspond déjà à une faible minorité), échoue à la barre des 2 millions ?

    Pourquoi réussir le challenge de passer de zéro à 1 million ne donne-t-il pas les clefs pour atteindre les 2 millions ?

    Si tout le monde s’accorde pour dire qu’il est plus compliqué de passer de zéro à 1 million, que de 1 à 2 millions, alors il serait facile de penser que le seuil des 2 millions peut être atteint sans trop de casses, logique non ?

    Sûrement trop logique pour être la bonne réponse.

    Bienvenue dans un monde dans lequel 1 euro dépensé rapporte 80 centimes, un monde où Ecommerce souhaite rimer plus avec e-marketing que commerce, un monde où Adwords sera le puits de votre trésorerie … un monde où s’ouvrent les portes de ceux qui vous les avaient laissées pour fermées lorsque vous étiez petits ecommerçants ….

    Un monde dans lequel les Ecommerçants à 2 millions se plantent.

    (lire la suite ici)

     

     

    Voici tous les articles de cette série :

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-15kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-30-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-60-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-font-100-kemois/

    https://www.blog-ecommerce.com/ces-ecommercants-qui-passent-de-1-a-2me-et-qui-se-plantent/

  • Que sont devenus les « Espoirs Ecommerce » FEVAD de 2012 ?

    Favor'i FEVAD

    Le 8 Octobre dernier, se déroulait dans les bureaux de TF1 (et nous les remercions pour leur accueil) le Jury pour nommer les 3 vainqueurs des « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2013, et Blog Ecommerce y était présent.

    Voici la liste du Jury Prix « Espoirs Ecommerce 2013 :

    Alexandre Richard (Prodealcenter, Favor’i Meilleur Espoir 2012) – Catherine Barba (CB Group) – Olivier Levy (Blog Ecommerce) (me, myself and I) – Marie-Christine Levet (Jaïna) – Ping-Ki Houang (Showroomprivé) – Henri Isaac (Paris Dauphine) – Eric Chemouny (Hybris) – Alain Cally (BNP Paribas) – Catherine Langlois (Crédit Agricole) – Chloé de Montserrat (Webhelp) Alexandre Cotigny (Webloyalty) – Olivier Binet (Paypal) – François Hélard (Adyen) – Isabelle Mari (JC Decaux) – Emmanuel Crego (TF1) – Marc Lolivier (Fevad) – Flore Fauconnier (JDN) (source JDN)

    L’initiative de ce prix FEVAD, dont l’objectif est de récompenser chaque année, au côté des grands noms de l’Ecommerce, les plus petits Ecommerçants, vient de ce blog et l’idée du titre d’une de nos lectrice.

    Nous sommes très fiers que, 4 ans après, la FEVAD maintienne toujours ce prix et déploie une grande énergie pour son organisation, organisation qui demande bien plus de temps à mettre en place que pour les autres prix Favor’i Ecommerce FEVAD décerné le même jour (le 28 Novembre pour cette année).

    Fevad

    Avant de vous présenter les 6 finalistes (et voici l’article complet du JDN), nous avons recontacté les 3 vainqueurs de l’année dernière pour vous informer de leur évolution 1 an après.

    Alors, que sont-ils devenus ? Ce prix FEVAD les a-t-il aidé dans leur développement ? Qu’en ont-ils tiré comme enseignement ? Sont-ils plus fort que jamais ?

    Bienvenue chez les gagnants « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2012 : des Ecommerçants comme vous, qui, grâce à un simple dossier rempli auprès de la FEVAD il y a un an, bénéficient encore de la lumière des projecteurs FEVAD. Bienvenue chez Tikamoon, Astelos, et ProDealCenter.

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    Logo Tikamoon

    Tikamoon, site Ecommerce de mobilier massif monté, dont voici l’interview de l’époque, sur ce blog, a gagné le prix Bronze des « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2012.

    1 an plus tard, et après quelques contacts d’investisseurs auxquels elle n’a pas donnée suite, l’équipe Tikamoon, boostée par cette récompense de 5 années de travail, continue sa progression.

    Elle intègre ce Prix dans toutes ses communications externes, ce qui a facilité des partenariats importants. L’international a commencé et devient chaque mois une part importante de leur CA.

    « La candidature et la remise des prix restent un excellent souvenir et une vraie fierté. Une belle initiative de la Fevad et de Blog-Ecommerce qui encourage les ecommercants de demain.
    Dans l’attente des nouveaux lauréats … Bonne Chance ! »

    Arnaud Vanpoperinghe (Co-fondateur)

     

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    Logo Astelos

    Astelos est le gagnant du prix Argent « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2012 (voici leur interview de l’époque sur ce blog).

    Là encore, des investisseurs les ont contacté et les offres ont été refusées, même si les dirigeants restent ouverts à de tels propositions.

    Cette mise en lumière de la part de la FEVAD a permis à l’équipe d’Astelos de gagner en reconnaissance dans le métier, et leur a aussi ouvert grand les portes de Réseau Entreprendre, ce qui, en plus de la reconnaissance métier, leur a apporté la reconnaissance dans la Gestion d’Entreprise.

    La société continue à très bien se développer et pose ses marques aussi bien sur son marché B2C que B2B.

    « Recevoir ce prix fut une superbe expérience.
    La vente aux professionnels comme à des artisans représentent des parts non négligeables du e-commerce et sont peu abordés dans la presse. Nous sommes ravis que ce secteur fut mis en avant par la FEVAD via notre nomination »

    Jean-François Corbe (Co-fondateur)

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    Prodealcenter

     

    ProDealCenter. Sûrement le plus gros coup de cœur depuis le début du prix « Espoirs Ecommerce » FEVAD.

    Voici son interview sur ce blog, en 2012, et l’histoire de sa victoire (premier épisodesecond épisode).

    Gagnant du prix Or en 2012, c’est un véritable ras de marrée qui a suivi sa victoire.

    Alexandre, que j’ai eu le plaisir en plus de croiser par hasard à un club de Dirigeants quelques mois après sa victoire, est en plein rush depuis qu’il a gagné ce prix.

    Les investisseurs ? Ils se bousculent encore et encore, bien que ProDealCenter se soit montré extrêmement sélectif sur les dizaines de propositions reçus.

    Pour présenter simplement ProDealCenter, en gros c’est le Oscaro.com de la pièce pour machines agricoles, un secteur au sein duquel les agriculteur sont sur-connectés à Internet (la gestion d’une aire agricole se fait grâce à des informations disponibles uniquement sur Internet) et dont les machines demandent un entretien intense et des réparations récurrentes.

    En des termes plus simples ? Le marché potentiel de ProDealCenter est plus élevé que celui d’Oscaro.com (dont on estime à 200 Millions d’euro/an). Terminé !!

    On est là, exactement dans l’esprit du prix « Espoirs Ecommerce » FEVAD. ProDealCenter restera, en tout cas pour notre équipe, longtemps notre coup de cœur.

    Le résultats de tout cela, ne s’est pas fait attendre, vous vous en doutez : 1 million d’euro de levés ! Un quasi record dans l’Ecommerce en France !

    Alexandre possède le bon sens paysan (même s’il en joue un peu ;-) ) et déploie avec pragmatisme et méthode sa stratégie.

    Encore bravo !

    « Ce prix nous a apporté de la notoriété et du relationnel. C’est une étape de franchie dans le monde du e-commerce car vous êtes reconnus.
    De plus, un prix de la FEVAD conforte les fournisseurs mais surtout le client dans sa prise de commande. Sans compter les nombreux contacts fournisseurs prêts à travailler avec nous. »

    Alexandre Richard (Fondateur)

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    « Alors, elle est comment la fournée « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2013 ? »

    Elle est belle, elle est audacieuse, elle est à l’image du tissu entrepreneurial en France.

    6 finalistes.

    The Tops : site de recommandation produits par de véritables experts (en gastronomie, sport, etc…). A l’heure où tout consommateur peut donner son avis sur Internet, il était bon de proposer aussi une sélection d’experts pour mieux guider les internautes. Surtout que The Tops se place plus comme un média via le Ecommerce pour les marques, et non pas en Ecommerçant classique d’achats/reventes. Une société à suivre.

    SoJeans : Le spécialiste du Jeans sur Internet. Déjà 30 employés. 16.000 modèles et 4 millions de CA en 2012. L’ecommerçant se place sur un marché ultra-concurrentiel, mais sa verticalité forte et son déploiement rapide laissent penser que s’il y a une place de leader à prendre sur ce marché, elle sera sûrement par SoJeans.

    L’Exception : Site Ecommerce dénicheur de talents de créateurs mode français.Accès sur le haut de gamme, L’Exception livre par courtier dans certaines villes de l’Ile-de-France, et s’ouvre de plus en plus à l’Asie. C’est la deuxième fois que l’Exception postule à ce prix et qu’il atteint le stade des 6 finalistes. Souhaitons-lui bonne chance pour cette année.

    LaBoutiqueduBois : Découpe de bois sur mesure. La cible est les bricoleurs qui n’ont ni le temps, ni l’envie de se déplacer ou de perdre du temps à découper leur bois. Leur CA ? 1,3 million en 2012. 2 salariés. Le concept de cet Ecommeraçnt a cela d’intéressant qu’il possède en son sein l’outil industriel : les machines de découpe de bois.
    Cela lui permet de gérer sa production, ses coûts et d’être maître de sa marge. On est vraiment là dans ce que l’Ecommerce peut apporter de différenciant par rapport au commerce traditionnel.

    ParlonsJardin : Site de vente de produits pour jardin, cette entreprise a commencé son aventure en ligne grâce à une boutique eBay, en 2006. ParlonsJardin est donc né d’une équipe à l’ADN d’un ebayeur, et nous connaissons bien ces profils de Ecommerçants chez Blog Ecommerce. Nous avons l’habitude de les appeler des « Ecommerçants immortels », car, même si cela leur est venu naturellement, ils ont en fait commencé leur aventure Ecommerce sur le marché Internet le plus complexe qui soit : eBay.

    En effet, pour réussir sur eBay, il faut un service client irréprochable, une livraison ultra-rapide, des prix compétitifs et tenir sur la longueur (afin d’accumuler le maximum de notes). Donc en gros, c’est un univers concurrentiel (eBay), au sein même d’un autre univers déjà fort bataillé, l’Internet.

    Un Ecommerçant qui réussi sur eBay (et aujourd’hui, en 2013, Amazon), réussira partout, et la présentation de ParlonsJardin lors du Jury montrait bien une équipe confiante en son avenir. Souhaitons bonne chance à ParlonsJardin.

    Everything2mobile : Le dernier. Avec un CA de 340.000 euro en 2012, ce site Ecommerce compte s’imposer face à Amazon dans l’univers des accessoires pour mobiles et tablettes.

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    Voici donc les 6 finalistes de « Espoirs Ecommerce » FEVAD 2013. Les 3 gagnants seront révélés lors de la soirée des Favor’i FEVAD le 23 Novembre 2013. Vous trouverez les résultats sur le site de la FEVAD, sur le JDN et sur ce blog.

    6 finalistes 2013 et 3 gagnants en 2012 (tous en croissance, et dont un, ProDealCenter, que nous pouvons considérer même comme étant en sur-croissance), à l’image de ce qu’est l’entrepreneuriat et de ce qu’est le challenge de créer et développer une PME : une aventure jamais facile et parfois tellement solitaire, qu’elle reçoit avec bonheur toute reconnaissance et lumière venant d’en haut. On appelle cela l’espoir.

    Merci la FEVAD.

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