Catégorie : Edito #OL

  • Réflexion sur les Codes Reduc pour les Ecommerçants

    Tous les ecommerçants proposent un encart « Code Reduc » sur leur panier. Rares sont ceux qui ne l’affichent pas, et même Amazon.com vous demande si vous avez un code reduc lorsque vous arrivez sur son panier. Je viens de vérifier.

    Pourtant…

    Pourtant, les clients Blog Ecommerce les plus anciens ont, pour moitié à mon avis, arrêté de faire des codes reduc (et ils passaient, comme souvent, la plupart du temps par une plateforme d’affiliation).

    Sur Platine Center, j’avais même désactivé le module, pour ne pas mettre en tête à mes internautes d’aller chercher un code reduc une fois arrivés au panier. Je m’étais dit que, si l’internaute avait vraiment un code reduc, il nous appellerait, mais que je ne voulais pas mettre en tête à ceux qui étaient arrivés jusqu’à cette étape du processus d’achat sans aucun code reduc, d’ouvrir une seconde page web et taper « code redu Platine Center ».

    Un peu extrême comme décision, diront certains…

    Certains diront, aussi, que le code reduc peut être le petit truc qui, s’il n’est pas présent, fera capoter la vente.

    Certains diront, encore, que c’est dans les habitudes des internautes d’utiliser les codes reduc, et de vous citer les américains qui collectionnent les coupons d’achats, ou les Groupons et autres dont le succès seul permettrait de légitimer une pratique en une nécessité.

    Pour autant, pouvons-nous faire l’économie d’une réflexion sur un sujet qui, et on le tiendra pour acquis, fera de toutes façons baisser vos marges ?

    Qui connait les chiffres de panier abandonnés à cause d’un module « code réduc » non présent sur un panier ?

    Qui est capable de mesurer, à l’inverse, le nombre de paniers qui auraient été validés sans ce code réduc ?

    Qui peut répondre, sans l’once d’une hésitation, à la question: feriez-vous moins de ventes sans code réduc ?

    Qui, dans la salle, connait son ratio CodeReduc Apporteur d’affaire NET, c’est-à-dire soustrait des codes reduc que les internautes partent chercher une fois arrivés sur le panier ?

    Pire. Que dire de ceux qui passent via une plateforme d’affiliation pour « gérer » ( vous remarquerez les guillemets) leurs codes reducs ? En plus de réduire leur marge avec une ristourne, il leur faudra rémunérer un affilié. Si l’internaute en question est passé, à la source, par une publicité payante style Adwords, c’est une marge qui se réduira encore.

    Enfin, … la question tabou… : qui est capable de dire quel est le pourcentage de ventes perdues à cause d’un code reduc périmé trouvé sur le web ?

    Peut-on continuer à éluder cette question ?… Il se passe quoi, d’après vous, quand un  internaute arrive sur votre page panier, voit un encart « Avez-vous un code reduc ?« , ouvre une autre page web pour aller chercher ce code, trouve le code « Noel2009 » qui, bien sûr, ne fonctionnera plus du tout une fois copié/collé dans l’encart en question ?

    Honnêtement, pensez-vous réellement que la majorité de ces internautes vont se dire « Ok, pas grave, le code reduc fonctionne pas, mais je vais quand-même continuer mon process d’achat… » ?

    Le web, avec ces concurrents qui se trouvent » à un clic de souris » de distance, permet-il, ou devrais-je même dire, autorise-t-il, une situation aussi déceptive ?…

  • Interview n°6 « Espoirs Ecommerce 2011» FEVAD

    Ce soir c’est la remise des Favor’i Fevad 2011, dont le prix de l’ « Espoir Ecommerce 2011 ».

    Voici la 6ème et dernière interview des 6 finalistes, avec Marie Soudré-Richard, créatrice de LittleFashionGallery.

    LittleFashionGallery est un Ecommerce concept store pour enfants.

    Vous allez voir dans cette interview que, comme Menlook, un autre des finalistes de cette année, l’expérience clients et la création d’un univers sont ici au centre de la stratégie.

    Bonne lecture.

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    Bonjour Marie, et bravo pour cette nomination.
    Décrivez-nous donc LittleFashionGallery.

    Fondés il y a 5 ans, nous sommes le premier concept store en ligne pour enfants.

    Nous sommes un Ecommerce multi-produits pour l’univers de l’enfant : mode, déco, jouets, livres, puériculture, etc…

    Qu’est-ce que justement un « concept store » ? Qu’est-ce qui vous différencie d’un Ecommerce classique ?

    D’abord par notre positionnement  Life Style » : nous avons une communication institutionnelle, un magazine papier et en ligne, (tiré à 20.000 exemplaires), et créons une image de marque.

    Enfin, pour parfaire cette image de concept store, nous sommes distribués dans toute l’Europe (50% de notre CA) et notre magazine est vendu dans des endroits sélectionnés, comme le Palais de Tokyo à Paris.

    Nous voulions éviter l’étiquette du site qui vend telle marque, être nous-mêmes une marque .

    Grâce à ce travail, nous vendons aussi bien du Petit Bateau et du Little Marc Jabobs : cela reste cohérent car c’est sous la bannière Little Fashion Gallery. On a plus de 200 marques.

    Comment vous est venue cette idée ?

    J’ai fait ma carrière en Angleterre, et j’admirais beaucoup Net –a-porter le site de Natalie Massenet, dont je suis d’ailleurs très proche. Net-a-porter est un réel exemple qui a ouvert la voie à la vente de collection de saison.

    Dès le début nous voulions une expérience shopping agréable, complémentaire de l’achat en boutique physique, livré dans notre packaging (c’est très important), livraisons UPS, ou coursier (si IDF),

    Enfin, notre magazine est envoyé avec toutes les commandes et les retours et échanges sont gratuits.

    Et bien sûr, une expérience dans la navigation du site.

    Quelles sont justement ces expériences en ligne ?

    Nous présentons nos photos via des mises en scène et toutes ces séries sont réalisées en propre.

    Aussi, nous présentons sur chaque fiche produit nos packaging.

    Mais notre notoriété se fait surtout offline (ce qui va s’accélérer via un nouveau fond d’investissement), de nombreux communiqués de presse dans des magazines, et notre magazine papier est aussi reconnu comme un cahier de tendance.

    Grâce à tout cela, les marques veulent venir chez nous car elles ont la garantie d’être mises en valeur, ce qui est toujours leur inquiétude sur Internet.

    Intéressant. Même stratégie que Menlook, lui aussi dans les 6 finalistes des 6 Favor’i FEVAD, mais sur le marché masculin. Tout ce travail ce fait grâce à une équipe de combien de personnes ?

    Nous sommes 11 personnes, ce qui est très peu. Mais nous sommes en train d’exploser, et donc nous levons des fonds en ce moment.

    Et en plus nous gérons de la délégation Ecommerce pour des sites comme Bonpoint et Gas Bijoux.

    Nous monterons à 20 personnes sous 3 ans.

    Notre CA est à 2M€ et on veut passer à 15M€ en 2014, principalement en UK.

    Quelle est la structure de cette équipe ?

    Je suis la seule fondatrice, autour de moi j’ai un bras droit Responsable achats/Marketing. Elle coordonne toutes les opérations. J’ai une directrice artistique (pour le magazine) et une webdesigner qui travaille avec elle.

    Une personne au service clients, un vrai outil de fidélité.

    Nous avons aussi un développeur (depuis 4 ans), une personne très importante car on a pris le risque de ne pas prendre les solutions connues sur le marché.

    Ces gens sont les piliers de LittleFashionGallery.

    Ensuite, chaque département a ses assistants.

    Bravo, car beaucoup de risques ont été pris, notamment avec le magazine.

    Oui, mais il faut faire rêver les gens, les guider, et ce magazine nous permet de travailler sur une thématique via une histoire pour les enfants et une rassurance pour les parents.

    C’est un exercice pour forcer les tendances et avoir une carte à jouter avec les marques.

    Ce magazine existe-t-il depuis le début ?

    Non, il existe depuis 3 années. Nous en sommes au 8eme volume.

    Quelle serait votre conclusion pour nos lecteurs ?

    C’est une aventure qui est passionnante, et nous sommes en train de passer un cap. Pour moi ce qui est motivant est de savoir que nous allons enfin  être soutenus par un investisseur qui comprend notre business et qui va simplement « mettre du fuel » dans la fusée LFG pour la faire décoller !  On est fièr d’en être arrivé là sans investissement online.

    Merci  Marie. Bravo pour Little Fashion Gallery et bonne chance pour les nominations.

  • Interview n°5 « Espoir Ecommerce FEVAD » 2011

    Voici la cinquième interview des 6 finalistes « Espoirs Ecommerce 2011 » de la FEVAD, avec Sacha Doliner, un des fondateurs de Axiatel.

    Axiatel est un Ecommerce qui vend des services de téléphonie pour entreprises (téléphonie IP, numéro de fax en ligne, téléconférences…).

    Forte de plus de 50.000 PME clientes, vous lirez dans cette interview comment Axiatel arrive avec succès à capter une cible B2B via Internet : communication, services et fidélisation.

    Bonne lecture.

    Bonjour Sacha, et bravo pour votre arrivée parmi les 6 finalistes du prix 2011 des « Espoirs Ecommerce » FEVAD.
    Comment décrivez-vous le métier d’Axiatel ?

    Axiatel est une plateforme de services aux petites entreprises. Nous proposons tous les services de télécom et de communication utilisés par les entreprises :

    • Téléphonie IP
    • Standard virtuel
    • Fax en ligne
    • Call conférences, avec partage d’écran et de documents
    • Paper board en ligne, avec tous les services de discrétions et de confidentialités (gestions de la coupure d’un ou plusieurs micros, par exemple)

    Nous vendons en tout 5 services, de façon totalement en ligne et nous sommes présents dans 12 pays. La France représente 1/3 de notre CA, et nous souhaitons le faire descendre à 1/10 dans les 2 ans à venir. Nos ambitions sont internationales.

    Et nous nous apprêtons des nombreux nouveaux services d’ici Décembre.

    Comment trouvez-vous vos clients ?

    Allez chercher du B2B sur le web, ce n’est pas encore rentré dans les mœurs.

    En fait, nous adaptons les leviers classiques au B2B : SEO, SEM,  retargeting, mais nous avons aussi des partenariats comme Pixmania pro (dont Sacha était l’ancien DG de MyPix) et un système de revendeurs télécoms classique.

    Mais le plus grand challenge, aura été de proposer une interface simple claire et self-service pour du B2B eux qui sont habitués à des process plus impliquants (machine à installer, maintenance, suivi personnalisé, engagement sur plusieurs années, prix élevé et système de facturation B2B).

    C’est sur ce point que nous sommes allés à contre-courant : Paiement en ligne CB ou Paypal, pas d’engagement, des prix bas, self-service, et, surtout, interface intuitive pour une prise en main immédiate.

    Comment est constituée l’équipe ?

    Nous sommes 70 personnes. Même si beaucoup de nos services se vendent et s’utilisent sans intervention humaine, nous avons un département webmarketing, le service clients, les commerciaux pour le traitement des leads, et 6 développeurs PHP (nous recrutons sur ces postes, pour info).

    Le tout dans toutes les langues et nationalités : comme j vous le disais, nous visons l’international, et prévoyons une levée de fonds.

    Bravo pour cette ambition. Un mot pour conclure ?

    Nous sommes très contents d’être nommés dans les « Espoirs Ecommerce » de la FEVAD, car nous pensons que le Ecommerce B2B n’est pas assez développé en France, alors que dans des pays comme les USA, certaines de ces sociétés sont valorisées en milliards d’euro. Je pense qu’il reste encore beaucoup à faire dans le B2B Ecommerce en France, et nous sommes ravis que la FEVAD valorise sur cette tendance via notre nomination.

    Merci Sacha et bonne chance pour l’avenir de Axiatel et pour le prix « Espoirs Ecommerce » 2011.

  • Interview n°4 « Espoir Ecommerce FEVAD » 2011

    Menlook est un site ecommerce de mode masculine développé sous Prestashop, qui existe depuis un peu plus d’un an, donc encore plutôt jeune.

    Parmi les 6 finalistes des « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011, vous allez voir, par le biais d’un des fondateurs, Marc Ménasé, que le business model de Menlook fait en fait partie de tout un plan média online bien ficelé, par le biais de la maison mère Meninvest.

    Marc Ménasé, ex Kelkoo,  est connu pour avoir été un des fondateurs de Nextedia (devenu Next-Idea après la revente, décision pour le moins surprenante vu la très forte notoriété qu’avait la marque Netxtedia).

    Voici donc l’interview n°4, bonne lecture !

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    Bonjour Marc, et bravo pour cette place parmi les finalistes.
    Quel est le business model de Menlook ? Son ambition ?

    Nous souhaitions monter un groupe digital ciblé sur le marché des hommes, et Menlook en est une pierre angulaire. C’est le côté ecommerce.

    Nous nous sommes posé la question de comment monter un tel groupe digital, et notre stratégie a été de répondre à 3 business models :

    La marge d’abord, via un ou plusieurs ecommerces. Menlook, bien sûr, mais aussi Saintsens.com pour la chemise sur mesure et Timefy, montres en ligne (avec Benoit Chopin ex-Madeindesign et Kingjouet).

    Menlook, puisqu’il s’agit de lui dans cette interview, c’est 160 marques, plus une marque en propre, en prêt-à-porter, accessoires, cosmétique, chaussures, 10.00 modèles en stock,  ce qui nous place comme le premier site homme des pure-players en France.

    Etre pure-player et signer 160 marques en moins d’un an, c’est presque un exploit…

    Oui, et cela a été un travail de tous les jours avec une équipe d’experts et de passionnés de la mode. Notre levée de fond et le réseau que j’avais construit à l’époque Nextedia nous ont aussi beaucoup aidé.

    Et surtout, l’enjeu sur Menlook est de mettre en scène les marques sur internet dans un environnement qualitatif. Chez Menlook on peut trouver des exclusivités web. Nous avons déployé un onglet  « exclusivité » dans notre nouvelle version. Et pour vous donner quelques exemples, nous distribuons la produits exclusifs de marques comme Paul & Joe ou encore Tommy Hilfiger.

    C’est ça Menlook !

    Et tes autres ecommerce? Que peux-tu nous dire la-dessus ?

    On a des marques propres, Saint Sens, chemise sur mesure en ligne. Et bientôt, nous proposerons des costumes et polos sur mesure. Maintenant que nous maitrisons le sur-mesure sur Internet, nous avons décidé de nous diversifier et d’élargir le catalogue produit pour répondre à la demande montante de customisation.

    On a aussi Timefy, on est distributeur, un vertical sur la montre. Seule façon de réussir : être hyper vertical. Les secteurs de niches.

    On est très content, car on s’est lancé dans la montre design, on est dans le top 3 de ventes en ligne sur certaines des 50 marques.

    Un site Ecommerce est très créateur de valeurs car dans le e-commerce on se déploie rapidement. Passé un certain cap, les investissements sont très coûteux mais le jeu en vaut la chandelle.

    A ce département Ecommerce, est accolé un département « Média ». On retrouve ici ton expérience Nextedia.

    Il y a effectivement, ensuite, l’aspect média :

    On est accrédité éditeur de presse en ligne, sur le même modèle Menly.fr (500kU/mois) : high-tech, mode, voyage, buzz (humour politique).

    Nous avons en plus deux autres média verticaux, un sur l’automobile (le 3ème centre d’intérêt des hommes) : Autonews.fr, et le Menlook Mag sur la mode, recemment lancé.

    Enfin, nous avons un pôle régie : Menity.

    Menity vend les espaces de nos sites ; ainsi que ceux de 30 sites externes dédiés a trois centres d’intérêt importants chez les hommes (High tech, LifeStyle et Auto)

    Avec  5 millions VU site-centric, nous sommes la première régie en affinité avec les hommes  CSP+ de 25 à 49 ans, devant Lefigaro, Boursorama, ou même L’équipe. (source Nielsen – Mediamétrie)

    C’est assez génial, car on travaille avec des grands annonceurs (Microsoft,Galerylafayette, Samsung, Land Rover , Nivéa, etc…), car ils ont enfin trouvé une régie prémium 100% masculine.

    Notre point fort ? On sait que 90% de nos lecteurs sont des hommes.

    Voici comment nous analysons le marché :

    • les plus de 40 ans : ils ont besoin, ils consomment. Peu de récurrence, et vont à l’essentiel. Pas de prescription possible. Ils restent  très fideles aux marques.
    • les moins de 40 ans se rapprochent plus de la femme dans leur acte d’achat : curiosité, aspirationnel, envie de découverte. Cela crée de la dynamique.  Santé, beauté, mode, etc.. Aussi bien dans le e-commerce  que dans un magazine.
    • Enfin, les jeunes qui ont 20 ans et qui sont nés avec internet dans les mains : on y observe un grand mouvement vers le online, les magasins ont du souci à se faire.

    Comment est organisée l’équipe ?

    Nous sommes une équipe de 50 personnes.

    Nous avons fait une levée de fonds via Axa, Private Equity et Partech Venture.

    Tout cela nous permet d’arriver face aux marques avec une vraie promesse : la meilleure visibilité sur le marché « masculin ». Publicité via notre régie et merchandising, via nos ecommerces !

    C’est effectivement un travail impressionnant. Surtout dans ce court laps de temps.
    Quel est ton avis sur Le web 2.0 ?

    Personne n’a trouvé l’équation économique sur l’Ecommerce et les réseaux sociaux. Ce n’est pas possible, à date, d’avoir trouvé cette bonne équation. Mais c’est générateur de valeur, et il y a quelques pistes que nous avons explorées et que je vous propose ici :

    • Acquisition de clients : il faut mettre les modules sociaux sur vos fiches produits « like, share sur les fiches produits ». Nous avons à peu prés 3 ou 4 clics pour après un « Like ».
    • Deuxième donnée : le  trafic en « referer » le plus en progression.
    • Pour continuer dans la partie acquisition. La courte durée de vie des bannières sur FaceBook est surprenante. Il vous faudra les changer toutes les semaines minimum…. La lassitude des internautes sur FaceBook arrive très vite.
    • Le physique, aussi. Nous avons ouvert quelques boutiques physiques : on fédère les communautés autour de notre zone de chalandise et faisons de l’événementiel

    Mais il y a aussi un autre point : la fidélisation. Timefy n’envoie aucune newsletter. Tout passe par FaceBook. Et les résultats qu’on a en ré-achat sont supérieurs à une newsletter ! FaceBook devient un outil de CRM. Personne ne forwarde un email publicitaire, alors qu’ils peuvent « Liker » et partager l’exacte même information, si elle est sur FaceBook ! Ne calculez plus vos « taux d’ourverture », mais vos taux de « Like » ! Cela change toute la donne !

    Et vous n’aurez pas non plus, de problématique de dérivabilité …..

    C’est effectivement assez surprenant de voir les choses ainsi. Cela donne à réfléchir.
    Que voudrais-tu dire en terme de conclusion ?

    Il y a encore beaucoup à faire sur l’Ecommerce. Mais beaucoup, ne veut pas dire n’importe quoi. Je suis un entrepreneur, et, à ce titre, j’aime lancer des business et générer de l’hyper-croissance. Mais je connais autant mes points forts que mes points faibles. Et monter un site Ecommerce comme Menlook n’est pas à la portée de tout le monde.

    Les investissements pour faire de l’e-commerce et batailler contre des players internationaux sont énormes. La vente en ligne n’est plus a l’heure de mettre en ligne un catalogue de vêtements hommes, mais à l’heure de travailler comme un véritable industriel si on veut performer.

  • Interview n°3 « Espoir Ecommerce FEVAD » 2011

    Et voici la troisième interview, sur les 6 finalistes du prix « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011 : Weezevent.

    Weezevent est un système qui permet à des organisateurs d’événements de vendre eux mêmes leurs billets. Une problématique bien plus répandue que je ne l’avais imaginée.

    A tel point que, comme pour l’interview n°2 ave Expertissim, j’étais très sceptique sur ce genre de business model lorsque j’ai voté avec les autres membres du jury. Encore une fois, je n’avais pas réalisé toute la valeur ajoutée qui se tramait.

    Vous verrez dans cette interview que, comme Expertissim, Weezevent fait bouger les lignes d’un secteur qu’on ne savait pas sclérosé : la réservation de billets !

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    Bonjour Pierre-Henri. Bravo pour cette place en finale. Comment nous décririez-vous Weezevent en quelques mots ? Votre société propose bien plus que le simple fait de vendre de la billetterie en ligne, n’est-ce pas ?

    Tout à fait. Weezevent est une solution de gestion de billetterie. Nous allons plus loin que le simple fait de vendre des billets en ligne. Nous proposons tout un ensemble de services tout autour :

    • Création et mise en ligne des billets de façon autonome ;
    • Gestion des quotas et nombre de places
    • Choix du nombre de places « invitation »
    • Contrôle des accès (notamment avec un simple Iphone…)
    • Codes 2D
    • Viralité : Facebook, Twitter, code réduction, etc…

    Nous venons du monde événementiel : nous savions qu’il y avait un besoin latent pour un service comme Weezevent en France. Un concept qui avait déjà un fort succès aux USA.

    Quelles sont vos cibles de clients ?

    Nous sommes donc dans le B2B, et avons 2 marchés cibles : les organisateurs de spectacles, concerts, etc… d’abord, mais aussi toutes sociétés souhaitant organiser une conférence, un séminaire…

    Vos lecteurs ont sûrement déjà utilisé notre système, car le Bargento et le BarcampPrestashop sont des utilisateurs de Weezevent J !

    Ont aurait pourtant comme première idée de monter un site web pour vendre ses billets…

    Oui, mais c’est un non sens de créer un site internet pour ça : il n’y a pas de CMS qui réponde à toutes les problématiques de l’organisation d’événement, notamment pour tout ce qui se passe après, justement, l’achat du billet (contrôle des accès, codes 2D et viralité).

    Même si vous arrivez à créer un site, avoir un système de paiement CB (les banques ne sont pas toujours d’accord) etc.., c’est justement après la vente du billet que la complexité et les challenges d’une bonne organisation arrivent.

    Et que dire de la Fnac, qui propose quand-même une large gamme de billets ? Et les autres services de billetteries en ligne ?

    La réponse est la même que précédemment : le challenge n’est pas plus la vente du billet, que tout ce qui se passe après. Et puis, chez la Fnac, vous n’êtes pas propriétaire du fichier clients, ce qui, pour les événements qui ont une redondance annuelle, est bien dommage : vous repartez d’un fichier vierge à chaque fois.

    Dans tous les cas, nous considérons ces autres réseaux de ventes de billets comme un complément à Weezevent.

    Le service semble effectivement répondre à un vrai besoin. Comment trouvez-vous vos clients ? Comment facturez-vous ?

    Des mots clefs comme « solution billetterie » ou « comment vendre des billets », sont recherchés sur Google. Nous travaillons donc nos positionnements.

    Il y  aussi le bouche à oreille ou le démarchage commercial, mais ce qui fonctionne aussi très bien ce sont les publicités Weezevent qui se trouvent sur chaque badge/code 2D.

    Pour la facturation, nous prenons une commission sur chaque vente. Nous avons 5000 clients.

    Comment est organisée votre équipe ?

    Nos sommes constitués de 6 personnes : 3 fondateurs (un marketeur, un généraliste/stratégie/communication, et un sur la technique), un commercial et 2 en techniques.

    Quel est l’avenir de Weeezevent ?

    En autofinancement depuis le début, nous entrons dans une phase de levée de fonds.

    Nos chiffres sont bons, et nous souhaitons accélérer notre développement à l’Europe.

    Lancé en Avril 2008, le site a enregistré 30.000 billets en Février 2009, pour arriver à 300.000 cette année. Notre objectif est de  1 million de billets vendus.

    Bravo pour ce concept. Un mot pour conclure ?

    Pour conclure je dirais qu’il faut rester un utilisateur lambda de son logiciel : nous avons toujours notre activité d’organisateurs événementiels, et utilisons donc régulièrement nos propres services.

    Je pense que ce point doit rester ancré dans notre ADN.

    Merci Pierre-Henri pour cette interview, et bonne chance.

     

    UPDATE 4/7/12 : Weezevent, 1 an après cet article, annonce qu’il vient de racheter Wooticket.

    Pierre-­-Henri Deballon, CEO et fondateur de Weezevent explique : «Le marché de la billetterie continue d’être très porteur et continue de se structurer à grande vitesse. C’est une tendance qui ne devrait pas s’arrêter. Or de tous les acteurs qu’on a pu suivre, Wooticket est de loin celui qui nous a fait la plus forte impression.« 

  • [Olivier Levy] – Interview n°2 « Espoir Ecommerce FEVAD » 2011

    On continue ces interviews des 6 finalistes « Espoirs Ecommerce FEVAD » avec Expertissim.com, un site de vente d’objets d’art expertisés et garantis.

    Lorsque j’ai lu le dossier « Espoirs Ecommerce 2011 » que cet ecommerçant avait envoyé à la FEVAD, je me suis dit que c’était encore un de ces sites d’enchères spécialisées sur les objets d’art qui s’est dit que eBay et autres n’étaient pas la bon support pour ce type d’objet, et qu’il y avait donc un créneau à prendre…

    Sauf que tous ces sites ont fermés boutique au bout de très peu de temps.

    J’avoue donc ne pas avoir été très emballé par le concept, et avoir mis une faible note.

    Heureusement que les autres membres du jury étaient là pour amener ce site en finale, car, et j’espère vous le faire ressortir dans cet article, après 10 minutes d’interview avec le fondateur, Gauthier De Vanssay, je me suis rendu compte que j’avais fait complétement fausse route: Gauthier a appris des erreurs de ses prédécesseurs, et le business model est vraiment différent…

    J’ai été impressionné par les possibilités qui s’ouvrent à Expertissim, et je l’avais twitté en direct pendant l’interview.

    Une leçon de pragmatisme.

    Bonne lecture….

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    Bonjour Gauthier. Pouvez-vous nous présenter Expertissim ?

    Expertissim est un site de vente d’objets d’art expertisés et garantis. Nous ne sommes pas une place de marché, mais un site en ligne classique. Tous les objets sont expertisés par des professionnels du métier.

    Cela est une garantie à l’égard du vendeur et de l’acheteur pour être sûr que l’un et l’autre achètent au juste de prix. Se sont des experts indépendants qui fixent les prix. Ils viennent dans nos bureaux, pour authentifier l’objet, le décrire et l’estimer. C’est la valeur de réalisation habituelle chez les commissaires priseurs.

    Plus besoin de se déplacer, car il y a la caution des experts qui rassure.

    Vous insistez sur le fait de ne pas être une place de marché. Être un intermédiaire. Et n’avez-vous pas été tenté par le système de mise en ligne dans un temps limité (avec ou sans enchères) comme l’ont fait vos concurrents ?

    Justement non.Pourquoi limiter dans le temps ? Ce n’est pas le comportement des cyber-acheteurs. Nous souhaitions être un site ecommerce classique: vous repérez un produit, vous pouvez revenir le lendemain pour le consulter.

    C’est un système de prix dégressif. Le prix démarre à la valeur haute de l’estimation et descend toutes les semaines jusqu’à la valeur basse. C’est le premier qui clique sur « acheter » qui est l’acquéreur de l’objet.

    Comment réagissent les sociétés historiques de vente d’objets d’art comme Sotheby ?

    On est en train de prouver qu’on peut réussir dans l’objet d’art moyen, ce que les grandes maisons de vente croyaient impossible. Ce marché est abandonné par les acteurs classiques.

    Les objets de valeur inférieure à  20.000 euro, n’intéressent pas Sotheby’s et Christie’s, qui sont habituées à des sommes 100, voire 1000 fois plus élevées.

    Nous savions qu’il y avait quelque chose à faire. Le ecommerce y répond totalement !

    Comment vous être-vous organisés ? Et que vous apporte le ecommerce ?

    Nous sommes une équipe de 12 personnes: 3 commissaires priseur, mon associé, Igor Montoussé, le marketing/mise en ligne (3 personnes), 1 préparateur de commandes (tout est code barré), un photographe, un directeur IT, une assistante et moi-même.

    Nous avons 600/700 produits en ligne à chaque instant sur le site, et 20 nouveaux produits par jour.

    Ils sont expertisés, photographiés, mis en ligne et stockés. Tout passe par nous.

    Le ecommerce nous aide à répondre à une demande simple et légitime: acheter des objets d’art expertisés et garantis.Nous avons inventé un nouveau sourcing avec l’ecommerce. Un nouveau business model qui ne repose plus sur l’apport d’affaires des notaires.

    Maintenant, Google nous apporte les gens qui veulent « acheter des objets d’art » et « vendre des objet d’art ». On a révolutionné les pratiques, et il y a un marché incroyable.

    Nous commençons d’ailleurs à voir apparaître des concurrents.

    Que se passe-t-il si un objet est jamais vendu ?

    Nous avons 60% de taux de vente. Pour les 40% d’invendus, nous proposons, soit :

    1. Remise en ligne, le taux de vente grimpant alors à 84%,
    2. Si le produit n’est toujours pas vendu (16% des cas), soit le vendeurs revient le prendre, soit nous les intégrons chez l’un de nos partenaires commissaire-priseur.

    Nous sommes un dépôt vente, et notre BFR est négatif !

    Quel est l’avenir de Expertissim ?

    Nous venons de faire une levée de fonds de 1 million d’euro pour aller plus vite.

    Il va falloir relever les défis suivants:

    • Passer à 100 nouveaux produits/jour.
    • Réorganiser le site pour en garder la clarté malgré l’augmentation de références.
    • Ouvrir des bureaux dans toutes l’Europe et la Chine. Un énorme marché !

    Vous semblez avoir un boulevard devant vous…

    Oui. Ce marché a été trop longtemps délaissé comme je le disais. Nous nous attachons à avancer vite et à dupliquer notre modèle. Les années à venir vont être passionnantes.

    Une conclusion pour nos lecteurs ?

    Je crois en la convergence du marché traditionnel et de l’ecommece. Il faut arrêter de mettre les uns et les autres en opposition. Nous travaillerons de concert. Nous avons un business model pour les objets de moyennes gamme. Faire de l’Ecommerce ce n’est pas s’extraire du monde traditionnel.

    Merci Gauthier pour cette interview, bravo pour votre concept et bonne chance !

  • Interview n°1 « Espoir Ecommerce FEVAD » 2011

    Pour lancer les 6 interviews des ecommerçants finalistes du prix « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011, je vous propose de commencer avec le site Pompe-à-bière.com.

    Dans cette interview de Richard Tocci, le fondateur de cet Ecommerce, vous allez découvrir comment un ecommerçant, une fois avoir trouvé son secteur niche, peut aller très loin dans l’exploitation de celle-ci.

    Vous verrez aussi que, parce qu’ils ont répondu à un besoin latent, Richard et son équipe ont connu une croissance rapide et inévitable.

    Pompe-a-biere.com est un site qui tourne sous Oscommerce.

    Bonne lecture.

    Bonjour Richard. Raconte-nous l’histoire de Pompe-à-Bière.com

    Lancé en Octobre 2007, nous fêtons donc pile nos 4 ans, j’ai démarré tout seul au sein de l’entreprise. J’ai ensuite été rejoint par 2 associés sur la partie technique. Nous sommes basés à Hazebrouck.

    Nous sommes les premiers à nous être lancés dans cette niche. Mon banquier me disait, comme tous les banquiers, que cela ne marcherait pas, que des bières on en trouve partout. Or, j’habitais Lyon et je connaissais l’offre de la bière du Nord. Le Ecommerce était la seule façon de répondre à ce besoin.

    Pompe-a-biere.com se devait de naître, avec ou sans banquier (nous y reviendrons plus tard, mais Pompe-a-biere.com c’est presque 2 millions de CA …).

    Nous vendons plus de 400 bières, qui viennent du monde entier.

    Comment est structurée ton équipe ?

    L’équipe est constituée de 6 personnes : 1 développeur, 1 graphiste, 1 RP/Marketing, 1 au service clients et enfin 1 blogger/mise en ligne produits.

    Vous avez fait quelques buzz en 2011 et avez quelques produits originaux. C’est la preuve qu’on peut faire dans l’original dans un secteur qui n’est pas des plus fashion.

    Complètement. C’est un de nos challenges. Nous avons fait pas mal de buzz avec notre « bière pour chiens » par exemple. Les retombés en terme d’augmentation des ventes est faible, mais cela nous a permis d’avoir des liens depuis des sites comme 20minutes.fr, Europe1, et d’augmenter la notoriété du site.

    Quelles sont les prochaines étapes pour Pompe-a-biere.com ?

    Développer la visibilité de nos produits sur le web. Après le SEO, Adwords et les comparateurs de prix, nous nous attaquons aux places de marché.

    Nous nous lançons aussi dans la vente de spiritueux, avec un partenaire industriel (Punch-et-cocktail.com). Nous avons fait une levée de fonds pour cela. C’est un gros marché.

    Nous allons continuer à développer le B2B, et à apporter des solutions web à nos partenaires. Par exemple, nous gérons le site www.brasserie-dubuisson-shop.com. Nous avons acquis une forte crédibilité dans notre secteur. C’est un point important pour nous. Notre métier, c’est l’Ecommerce, et les industriels de notre secteur nous reconnaissent cette qualité.

    Enfin, nous souhaitons continuer à nous développer dans l’univers de la bière, un marché en pleine expansion avec l’émergence de ses spécialistes : les bièrologues.

    La tendance est de boire moins, mais mieux. Nous avons donc toute notre légitimité pour continuer à nous développer.

    Une petite phrase pour conclure ?

    Je crois beaucoup aux marchés de niches, bien sûr. C’est même en fait le seul véritable apport du Ecommerce.

    Mais cela ne doit pas faire oublier les recettes qui fonctionnent depuis des lustres dans le commerce, comme gagner une forte crédibilité auprès de ses fournisseurs.

    Et merci à la Fevad pour ce fantastique prix des « Espoirs Ecommerce ». Notre équipe est très fière d’être parmi les 6 finalistes. Nous espérons vraiment remporter ce prix cette année.

    Merci Richard, et bonne chance !

  • [Olivier Levy] – « C’était comment le dîner FEVAD ? »

    Jeudi dernier, c’était la soirée des votes du jury pour les meilleurs sites ecommerce: meilleur film publicitaire, meilleure innovation, etc.. et bien sûr le meilleur espoir ecommerce.

    Un dîner en prémisse de la grande soirée, cette fois pour la remise des prix.

    C’est la deuxième année que la Fevad m’a fait l’honneur de m’inviter.

    « Alors ! C’était comment le dîner FEVAD ? »

    Il a commencé doucement, à 19H. J’étais arrivé à l’heure, mais pas le premier (c’est quand-même mal vu dans une soirée).

    L’équipe de la Fevad est bien sûr déjà là, prête à accueillir ses hôtes. Accueillante, souriante, presque impatiente que la soirée commence. C’est sûrement parce que c’est un endroit plus sympa que les couloirs du parlement européen à lutter contre des lois stupides.

    Il y a Olivier Bernasson, de Pecheur.com. Dés que je le vois je me dirige vers lui: il a un côté rassurant ce Olivier. Chemise à fleurs et sourire généreux, ceux qui le connaissent savent qu’il n’a pas changé d’un iota malgré une belle fortune encaissée suite à la vente de ses parts.

    Patrick Robin de 24h00.fr/Boosket arrive ensuite. On papote, on trouve le champagne très bon, « qu’est-ce que tu deviens ?« , « Ca va les affaires ?« , « Tiens, je te présente [untel]« , etc…

    On est bien, tous contents d’être là.

    Arrive Jacques-Antoine Granjon, Directeur de Vente-Privée.com. Un habitué des lieux, il est même le Président d’honneur de la soirée. Et accessoirement, il a un site qui fait 2 millions d’euros…par jour…

    On papote ensemble, on trouve les petits-fours très bons, »qu’est-ce que tu deviens ?« , « Ca va les affaires ?« , « Tiens, je te présente [untel]« , etc…

    Jusqu’à ce qu’on soit interrompu par le représentant de BNP Paribas, un des sponsors de l’événement. Bien sûr, je lui parle de 3D Secure. C’est plus fort que moi. Olivier Bernasson, force tranquille, lui explique qu’il a retiré « ce truc« , et que « c’est mieux comme ça« . Moi… je suis moins diplomate, mais tous les banquiers savent que ce 3D Secure est une épine dans leur pied. C’est juste qu’ils ne vous le diront jamais. Chacun son rôle. Alors je n’insiste pas. Et puis ces petits-fours sont tellement bons…

    Le défilé des invités continue. Anne-Laure du site Enviedefraises.fr arrive. C’est la gagnante du prix « Espoir Ecommerce » 2010. On parle longuement de son formidable buzz « Alors Carla ? Envie de fraises ou pas ? »

    Marc Simoncini, le créateur du site Meetic arrive aussi. Chemise impeccable, bronzage impeccable, sourire impeccable. On se dit qu’il fallait bien un séducteur pour inventer Meetic. Le monde tourne bien rond. Je confirme.

    Voir tout ces gens réunis dans une même salle, on se croirait dans un article du Journal du Net version 3D.

    Flore, journaliste au Journal du Net justement, est là. Elle sera l’une des animatrices de cette soirée. Elle me dit qu’elle a un scoop, mais qu’elle ne peut le dire à personne. On s’imagine tout et son contraire, et j’essaye de lui tirer des informations. En vain. J’adore.

    On s’assoit autour de la table. Nous sommes plus d’une trentaine. A ma gauche, le banquier. A ma droite, Olivier Aizac, PDG de Leboncoin. Je lui demande, bien sûr, s’il n’a pas subi une chute à cause de Panda sur Google. Il me répond que non. Et que, de toutes façons, « leboncoin » fait parti des 3 mots clefs les plus tapés sur Google France, comme le mot clef « facebook« . Ça force le respect… Ça couperait même l’appétit de n’importe quelle agence de SEO. Mais l’entrée qui arrive semble délicieuse… « C’est quelle fourchette pour l’entrée ? »

    Nous sommes à table, une longue table blanche en longueur, et le rétro-projecteur diffuse les premiers lauréats des premiers prix. On a une télécommande pour enregistrer nos votes. On s’en amuse. L’ambiance est bon enfant mais studieuse.

    Jacques-Antoine Granjon, en tant que Président du Ecommerce de la soirée, mène la danse et donne le rythme.

    Un charisme, un physique, une fortune, une célébrité. Ce sont les 4 en même temps, Jacques-Antoine… Le commun des mortels se suffira d’un seul pour se considérer comme chanceux, et Darwin n’en demandait pas autant pour perpétuer l’espèce humaine… mais Jacques-Antoine a les 4.

    C’est comme ça…

    A gauche de lui, Marc Simoncini. On se dit qu’il ne manque plus que Jean-Emile Rosenblum, créateur de Pixmania et invité de la soirée, pour compléter le tableau. Il arrivera en retard.

    Les lauréats et les prix s’enchaînent sur le grand écran, et nous, entre deux bouchées, on prend notre petite télécommande en main, et on vote.

    Jacques-Antoine est présent et bien présent. « Débattons ! ». Il aime bien débattre, Jacques-Antoine, avant que tout le monde se mette à voter. On aime bien débattre, nous, en France, de manière générale.

    Alors on échange nos points de vues, nos expériences, nos arguments… nos histoires de vie.

    Les échanges seront des plus vifs lors de l’élection du site à la communication Web 2.0:

    « Facebook ? Quelqu’un fait des ventes avec Facebook ? »

    « Ça veut dire quoi avoir des fans ? On en fait quoi après ? »

    « Une boutique Facebook, ça n’a rien d’innovant. On fait ça en 2 minutes pour nos clients ! » (ça c’est moi… j’essayais de placer le mot « shopping-flux » dans la soirée… en vain…).

    « Nous, c’est pas le Web 2.0, mais le Web 0.2 !  » me glisse avec un large sourire mon voisin de droite, Olivier de Leboncoin.com. Alors on se marre…

    Oui, parce qu’on se marre quand-même pas mal lors de ces soirées.

    La soirée continue, et arrive Jean-Emile Rosenblum. Il se dirige direct vers Marc Simoncini et Jacques-Antoine et discute. Ils ont l’air de bien se connaître.

    Les 3 réunis … La photo est trop belle. Le photographe et le caméraman officiels de la soirée ne louperont aucune seconde de cet instant, les flash crépitent. Un espace-temps se crée. Il n’ y a plus rien sur le grand écran, les votes se font attendre, les débats sont muets, les discussions entre voisins cessent… Il n’ y aura que le ballet de serveurs autour de la table pour nous arracher un mot « oui merci, juste un peu, du rouge, du blanc, merci, non merci, de l’eau pétillante, oui s’il-vous-plait….« . Mais il n’y a rien à faire… Notre attention suit la lumière des flashs sur cette peinture vivante… cette longue table blanche, ce vin, ces victuailles, cette lumière créée par les flash et, surtout, ces cheveux longs au centre de la table …

    A une époque, on en faisait une scène biblique…

    Enfin la scène se termine, les photos cessent et la soirée reprend son cours… …

    Sur l’écran sont projetés les films publicitaires lauréats pour le prix de la « Meilleure pub TV ». Certaines sont très drôles et osées.

    Arrivent les lauréats des « Espoirs Ecommerce 2011″. Jacques-Antoine l’attendait ce moment et est bien décidé à nous faire débattre de plus belle. Il nous racontera une anecdote en OFF que je ne peux donc reproduire ici, et que j’ai de toute façon oubliée. Mais Jacques-Antoine s’adressera à moi et me lancera « Tu racontes pas ça sur ton blog, Olivier !!« …. Donc il lit Blog-Ecommerce.com ?? … Ma dot ecommerce vient de prendre 10 points autour de la table …

    Moi, je lui répondrai comme je répond à chaque fois: « Avec tout ce que je ne dois pas dire sur le blog, je pourrais en monter 10 autres !!« . C’est la blague que je sors à chaque fois dans ce cas là. Faut toujours avoir de la répartie dans les diners, comme un stock de blagues.

    Lors du vote des 3 meilleurs « Espoirs Ecommerce 2011 », les débats sont nourris. Sûrement parce que c’est la fin du repas, aussi.

    Les remarques de chacun sont pertinentes et variées. On voit bien là l’effort d’équilibre de la part de la FEVAD: des banquiers, des investisseurs, des dirigeants de grands ou moins grands sites ecommerce, des journalistes, des bloggers, des institutionnels… La vision, le vécu, les expériences sont diverses, variées, alors que nous sommes tous là autour du même sujet: le ecommerce.

    La soirée touche à sa fin. Le mot de la fin sera pour Jacques-Antoine Granjon. Je ne sais plus ce qu’il a dit. Il tellement parlé pendant cette soirée… Un truc pragmatique sûrement. Genre « le ecommerce c’est avant tout du commerce ! »; On aime bien quand il dit ça Jacques-Antoine. On se sent proche. Puis après on se dit qu’on aimerait bien quand-même faire en 1 an son chiffre d’affaire journalier. On se sent moins proche.. d’un coup.

    Chacun se sépare, heureux de sa soirée. Des soirées uniques en fait.

    La soirée, je l’ai terminée  à discuter dehors, autour d’un verre, avec Olivier Bernasson. On aurait pu parler toute la nuit… On aurait pu parler jusqu’au matin même, et déjeuner ensemble ensuite. Les meilleures choses ont une fin, etc, etc, etc… …. etc…

    Merci la FEVAD.

    (résultats des votes le 24 Novembre)

  • Liste des 6 Finalistes « Espoirs Ecommerce » 2011 de la FEVAD

    Voici la liste des 6 finalistes du prix « Espoirs Ecommerce » 2011 FEVAD, le fameux prix qui récompense les petits/moyens ecommerçants lors de la grande cérémonie des Favor’i Ecommerce de la FEVAD.

    Le JDN en a déjà parlé ici, lors d’un dossier complet.

    Voici la liste des 6 finalistes sur la trentaine de dossiers retenus:

    Menlook*: le site marchand lancé par le groupe média de Marc Ménasé.

    Expertissim: place de marché de l’art.

    Axiatel: Matériel de télétravail pour entreprises.

    Little Fashion Gallery: Concept store pour enfants.

    Pompe à Bière*: Ecommerce de tireuses à bière.

    Weezevent : Billetterie en ligne.

    Bravo à eux 6 ! On espère que cela vous apportera de la visibilité en plus.

    Ce soir, nous délibérerons avec l’équipe de la FEVAD et l’ensemble du jury. Les résultats seront gardés confidentiels jusqu’au Jeudi 24 Novembre, pour être divulgués lors de la remise des prix au Studio Gabriel (par souci de transparence, les finalistes étant clients de Blog-Ecommerce et/ou Shopping-Flux sont notés d’un *).

    Le tissu économique des e-PME est bien représenté ici, et c’est très encourageant. Et quand je vois cela, ça me donne envie de rouvrir un ecommerce….

    Bravo à tous et bonne chance.

  • Les 31 Ecommerces retenus pour les « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011 sont…

    Voici la liste des 31 dossiers retenus pour les « Espoirs Ecommerce FEVAD » 2011, prix qui récompense les petits/moyens ecommerçants lors de la soirée des Favor’i Ecommerce organisée par notre chère FEVAD:

    1. Auraria : Ecommerce de lingot d’or.
    2. Auto Progrès : Vente de méthodes d’auto-évaluation.
    3. Axiatel : Ecommerce de téléphonie d’entreprise.
    4. Bague-fiancailles.com : Ecommerce de bagues.
    5. Bain et spa : Ecommerce de salle de bain.
    6. Collection Jardin : Ecommerce de matériel de jardin.
    7. Comitéo : Billetterie en ligne.
    8. Deck-Linea : Produits pour terrasses en bois.
    9. Direct-optic.com : Opticien en ligne.
    10. Expertissim.com : Vente d’objets d’art.
    11. File dans ta chambre : Vente de mobiliers design pour bébé.
    12. France-electric.com : Ecommerce de matériel électrique.
    13. Happytime : Vente de coffrets cadeaux.
    14. Happyview : Lunettes en ligne.
    15. Laptopservice.fr : Vente d’ordinateurs d’occasion.
    16. Little Fashion Gallery : Concept store pour enfants.
    17. L’unise  à design : Ecommerce de mobiliers design.
    18. Maman naturelle : Ecommerce de produits bébés bio.
    19. MenLook : Ecommerce de mode homme.
    20. Monextel.com : Recyclage de téléphones.
    21. Motoligne : Accessoires moto.
    22. OpticienOnLine :Ecommerce de lunettes de soleil.
    23. Parlons jardin : Ecommerce de mobilier de jardin.
    24. Pompe à bière : Ecommerce de tireuse à bière.
    25. Qoqa.fr : Ecommerce événementiel.
    26. Technidog : Matériel pour chien.
    27. Tikamoon : Fabricant de mobilier massif.
    28. Videdressing : Vide dressing communautaire.
    29. Vitrines-parisiennes.com : Ecommerce de prêt-à-porter.
    30. Weezevent.com : Billetterie web et mobiles.
    31. Wonderprice.com :  Site événementiel de prêt-à-porter.

    Bravo à vous tous !

    Nous ferons les délibérations en 3 phases, dont la dernière sera le 24 Novembre pour la soirée de remise des prix.

    Notez que les 6 finalistes seront connus fin Octobre, et qu’ils seront interviewés sur ce blog, comme l’année dernière.

    N’oubliez jamais le slogan de ce blog: « Parce que l’avenir appartient aux petits et moyens ecommerçants ! »

    Merci la FEVAD.

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